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2018/Yémen : Un conflit en attente d'un règlement, l'espoir d'un dénouement se dessine
Publié dans Le Maghreb le 31 - 12 - 2018

Les efforts diplomatiques menés en 2018 en vue de la résolution du conflit au Yémen ont été couronnés par la signature d'un accord sur le cessez-le-feu à Hodeida et l'échange de centaines de prisonniers entre les belligérants. Après une guerre fratricide, durant toute l'année écoulée, entre les troupes du Mouvement Ansarullah (Houthis) et l'armée gouvernementale, soutenue par une "coalition arabe" sous conduite saoudienne, les observateurs entrevoient un possible règlement politique à la crise dans ce pays devant permettre d'alléger les souffrances endurées par la population touchée de plein fouet par les conséquences de la guerre notamment la famine et les épidémies mortelles. En plus du cessez-le-feu observé par les deux parties, une mission militaire de l'ONU se trouve sur place pour surveiller le respect de l'accord sur l'arrêt des combats, ce qui permet l'acheminement des aides à la population. L'accord, arraché sous les auspices de l'ONU, en Suède, a donné espoir à la communauté internationale qu'une possible solution basée sur un règlement politique à la guerre est possible, d'autant plus que des consultations sont d'ores et déjà fixées en début 2019. Cette perspective, souhaitée et soutenue par la communauté internationale, est jugée indispensable pour mettre un terme à ce conflit, qualifié de "dévastateur" et de "véritable tragédie". Avec son lot de victimes et de famine ayant touché plus de 20 millions de personnes, suite à la poursuite des combats, le conflit yéménite s'est davantage enlisé en 2018.
La paix a été compromise et les populations ont été lourdement éprouvées par cette guerre, qui aurait causé, selon les estimations de l'ONU, plus de 10 000 morts et 50 000 blessés depuis son éclatement en 2015, alors que plus de huit millions de personnes ont été atteintes par la famine. Les quelques trêves, observées sous l'effet de la pression de la communauté internationale, n'ont pas permis pour autant d'atténuer un tant soit peu les souffrances endurées, aussi bien par les enfants, les femmes que les personnes âgées. Chacune des deux parties campait sur ses positions et s'entêtait à défendre sa "suprématie" sur le terrain des combats.

Les combats s'intensifiaient, la communauté internationale impuissante
Devant cet état de fait, l'espoir de voir une paix durable aboutir relevait, selon les observateurs, presque de l'impossible, notamment après l'échec des derniers pourparlers de Genève, en septembre 2018, pour lesquels la communauté internationale s'était fortement mobilisée et impliquée. Les conséquences de cette guerre dépassaient tout entendement, traduisant ainsi l'impuissance de la communauté internationale à trouver une solution à même d'atténuer les souffrances endurées par les populations yéménites. Réclamant de nouvelles aides humanitaires, Mark Lowcock, haut responsable de l'ONU, affirmait que le Yémen restera "le théâtre de la plus large opération humanitaire au monde" et que celle-ci doit être encore plus importante en 2019, en raison de besoins de plus en plus croissants.
Près de 80% de la population du Yémen, soit approximativement 24 millions de personnes, avaient besoin d'"une forme ou autre de protection et d'une assistance humanitaire".

Al Hodeida assiégée, la situation humanitaire détériorée
La situation humanitaire au Yémen s'est détériorée à cause de l'insécurité régnant à Hodeida, par où transitent 70% des importations du pays. Cette ville a été visée durant l'année 2018 par une importante offensive menée par les forces gouvernementales soutenue par la coalition en vue de la reprendre aux troupes Houthies, malgré les mises en garde de la communauté internationale quant aux conséquences d'une telle opération. En outre, le conflit yéménite a engendré des épidémies et des maladies, dont le choléra qui a fait, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus de 2000 morts et près d'un million de personnes atteintes de diarrhée sévère dans les différentes provinces, alors que le pays était soumis à un blocus maritime, aérien et terrestre imposé par l'Arabie saoudite.
Au vu de cette réalité, des observateurs de la scène internationale ont estimé que le gouvernement yéménite et le mouvement "Ansar Allah" (Houthis) n'ont pas d'autre alternative au règlement politique du conflit, d'autant plus que les dernières démarches entreprises par l'émissaire de l'ONU, Martin Griffiths, ont donné de l'espoir que les deux parties pouvaient réellement surpasser les obstacles et s'inscrire dans la résolution pacifique de cette crise. Ainsi, la conclusion d'un accord pour un cessez-le-feu à Hodeida et l'échange des centaines de prisonniers à l'issue des pourparlers de paix en Suède ont démontré que les belligérants pouvaient bien s'entendre et mettre fin à la tragédie. Certes, le chemin vers la paix et la réconciliation reste long, mais il n'en demeure pas moins que le moment est "décisif" pour mettre fin à un conflit qui n'a que trop duré, dont l'option militaire a plutôt accentué le malaise et l'a rendu plus complexe. "Il est temps de s'engager dans une solution politique définitive pour le Yémen", a affirmé, dans ce contexte, M. Griffiths, qui n'a montré aucun signe de désespoir depuis son engagement dans la médiation, malgré la complexité de sa mission.

Retrait des éléments houthis du port de Hodeida
Les éléments du mouvement "Ansarallah (Houthis) ont commencé à se retirer samedi du port de Hodeida, une ville clé de l'ouest du Yémen, en application d'un accord conclu avec le gouvernement début décembre, a indiqué un responsable de l'ONU.
Ce responsable a précisé que les éléments houthis avaient commencé à quitter le port dès minuit (vendredi 21H00 GMT).
Les Houthis ont commencé "la première phase de redéploiement (en se retirant) du port de Hodeida", a confirmé un responsable du mouvement Ansar Allah à l'agence de presse yéménite Saba.
L'accord parrainé par l'ONU et conclu en Suède prévoit une trêve qui est déjà entrée en vigueur le 18 décembre à Hodeida, principal front du conflit et point d'entrée de l'essentiel des importations du pays et des aides humanitaires.
Les forces gouvernementales sont ainsi tenues de se retirer des parties de la ville qu'ils ont conquises. Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé la semaine dernière d'envoyer des observateurs civils au Yémen pour notamment sécuriser le fonctionnement du port stratégique de Hodeida et superviser l'évacuation des combattants de cette ville.
Le chef des observateurs de l'ONU au Yémen, le général néerlandais à la retraite Patrick Cammaert, a présidé cette semaine la première réunion du comité mixte (rebelles (Houthis)-gouvernement) chargé de mettre en oeuvre la trêve mais aussi le retrait des combattants des ports de Hodeida, de Salif et de Ras Issa, dans la même province.
Selon l'ONU, ce comité a discuté "de la première phase d'implantation de l'accord basé sur le cessez-le-feu et des mesures de confiance pour permettre de distribuer l'aide humanitaire et un redéploiement (des belligérants)".
Le chef des observateurs de l'ONU a visité le port de Hodeida, ville de l'ouest du Yémen où une trêve est en vigueur depuis plus d'une semaine.
Une nouvelle réunion de ce comité est prévue le 1er janvier afin de discuter d'un retrait complet, a précisé l'ONU dans un communiqué. L'ONU a également affirmé qu'un convoi d'aide humanitaire devrait partir de Hodeida samedi, en direction de la capitale Sanaa aux mains des Houthis.
"Pour établir des mesures de confiance, les parties ont accepté de commencer à ouvrir les corridors humanitaires bloqués, avec en premier lieu la route Hodeida-Sanaa, puis d'autres routes suivront une à une", écrit l'ONU.
Toutefois, la trêve reste fragile: dans les faits, les combats, escarmouches et autres échanges de tirs n'ont pas réellement cessé depuis son entrée en vigueur alors que les deux parties s'accusent mutuellement de la violer.


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