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Selon le NYT : La Russie "accumule les réserves" et "revient à la régulation étatique de l'économie"
Publié dans Le Maghreb le 16 - 02 - 2019

Le gouvernement et les compagnies russes ont accumulé d'immenses réserves, selon The New York Times. Les sanctions y ont contribué. La législation du pays impose que les taxes sur les exportations pétrolières, qui permettent à l'économie de tenir à flot, soient versées au fonds souverain national quand le baril vaut plus de 40 dollars.

La Russie est devenue une économie de niveau mondial, déclare le quotidien américain The New York Times. Sa Banque centrale a accumulé une telle quantité d'or que l'an dernier, elle a dépassé la Chine pour devenir le 5e plus grand détenteur d'or dans le monde.
Le Fonds monétaire international (FMI) se voit souvent contraint de forcer les pays émergents à accumuler des réserves de change, mais pas la Russie: ses réserves s'élèvent à 472 milliards de dollars, ce qui dépasse la somme de la dette publique et de la dette extérieure du pays (453 milliards de dollars) et représente pratiquement le triple des recommandations du FMI.
Les économistes ne pensent pas que ces sommes impressionnantes qui ont été accumulées constituent un point positif. Cela témoigne, entre autres, de la lenteur du processus d'investissement en Russie et de la baisse de l'activité économique du pays sous l'impact des sanctions occidentales. Mais la présence de réserves conséquentes contribue également au retour d'une période étrange de "retour vers le futur": la régulation de l'activité économique par l'État, d'après The New York Times. Car la Russie a changé de politique et a l'intention de dépenser près de 100 milliards de dollars pour de grands projets d'infrastructure.
Cette nouvelle campagne, qui a été suggérée le mois dernier lors d'un forum économique baptisé - ironie du sort - en hommage à Egor Gaïdar, ex-Premier ministre qui avait prôné la privatisation, implique des efforts maximaux pour constituer et dépenser les réserves afin d'accélérer la progression de la Russie vers une croissance stable. Les oligarques ont été publiquement forcés à soutenir ce programme en manifestant leur enthousiasme sous la forme d'une aide financière, souligne le quotidien.
Ce programme "Sur les objectifs nationaux et les tâches stratégiques de développement de la Fédération de Russie à l'horizon 2024" n'a pas été baptisé "plan quinquennal" - du nom du dispositif centralisé utilisé par l'Union soviétique pour fixer les tâches économiques et les dépenses publiques. Mais il est bien prévu pour cinq ans, et les premiers investissements sont planifiés pour le premier semestre de cette année.
"Personne ne le cache aujourd'hui: les dépenses publiques, c'est le thème économique de l'année 2019", a déclaré le professeur du Haut collège d'économie Alexandre Abramov, qui a assisté au forum.
Clemens Grafe, économiste en chef chez Goldman Sachs pour la Russie et la CEI, l'a décrit comme un "modèle de développement complètement différent" par rapport à la politique menée sous la présidence de Vladimir Poutine depuis des années. Selon lui, le gouvernement passe de la stimulation de la consommation avec une augmentation des salaires dans le secteur public aux investissements dans la construction de routes, de ports et d'hôpitaux.
A partir de 2014, année du rattachement litigieux de la Crimée qui a entraîné des sanctions occidentales, la Russie était en état de récession économique - ou affichait une croissance insignifiante. Comme l'a annoncé le Service fédéral des statistiques Rosstat, en 2018 la croissance économique du pays a atteint 2,3%.
Dans le même temps, le gouvernement et les compagnies russes ont accumulé d'immenses réserves, poursuit le média. Selon la législation, les taxes sur les exportations pétrolières, qui permettent à l'économie de tenir à flot, doivent être versées au fonds souverain national quand le baril vaut plus de 40 dollars.
Paradoxalement, les sanctions américaines et européennes ont également contribué à l'augmentation des réserves russes. Suite aux restrictions, les plus grandes banques et compagnies pétrolières ne pouvaient plus emprunter aux banques occidentales, c'est pourquoi les entreprises remboursaient leurs dettes selon les délais de remboursement, réduisant au fur et à mesure la part des fonds empruntés.
En a découlé une accumulation du capital disponible et des investissements insignifiants. "Elles font sortir les ressources de l'économie", explique l'économiste de Goldman Sachs.
L'objectif du nouveau programme consiste à accroître les investissements de capital jusqu'à 25% du PIB, contre 20 % aujourd'hui. Vladimir Poutine y contribue, alors que son ministre des Finances Anton Silouanov a déclaré devant les économistes du forum Gaïdar que l'État allait mettre en place un nouveau style de gestion.
"Notre situation actuelle est différente des six années précédentes parce qu'aujourd'hui, nous construisons un système de gestion verticalement intégré. Il sera dirigé de haut en bas", a expliqué le ministre.
Les projets d'investissement seront financés grâce aux modifications apportées à la politique fiscale, budgétaire et en matière de retraites. L'an dernier, la Russie a réduit les dépenses dans ce de domaine en augmentant l'âge de la retraite de cinq ans. Et cette année, Moscou a revu à la hausse de 2 points la TVA pour la faire passer à 20%. Ces deux démarches visaient à libérer des fonds pour les investissements dans l'infrastructure.
Ces derniers mois, le parlement a modifié la loi fixant le budget primitif équilibré (sans les intérêts) et un déficit de 0,5% du PIB avec un baril supérieur à 40 dollars. Cette mesure vise également à accroître les investissements.
Selon The New York Times, le Kremlin espère qu'en réponse à sa politique, les riches hommes d'affaires feront preuve de "patriotisme".
A la veille du forum Gaïdar, Alexeï Mordachov, principal actionnaire et président du conseil d'administration de la compagnie métallurgique russe Severstal, a écrit dans un article cosigné avec d'autres industriels qu'ils devaient "participer volontairement à ce travail".
Alexeï Mordachov a annoncé son intention d'investir chaque année dans ses usines sidérurgiques 1,4 milliard de dollars. D'autres industriels russes ont également augmenté leurs programmes d'investissement.


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