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Ahmed Gaïd Salah : "L'impératif de trouver les solutions idoines à la crise sans délai "
Publié dans Le Maghreb le 30 - 05 - 2019


Par Ammar Zitouni

Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah a, mardi à partir du siège de la 6e Région militaire (Tamanrasset) où il a effectué une visite de travail, prononcé un discours de haut niveau. Il est si rare que le vice-ministre de la Défense nationale presse le ton, fasse une critique d'un si haut niveau pour cibler certaines " revendications irraisonnables et dangereuses" qui peuvent mettre le pays en situation grave et de vide constitutionnel qui profiterait aux ennemis internes et externes de la Patrie.

Il n'a cajolé personne mais il a bien entendu appelé, tout le monde, chacun à son niveau l'aide, la contribution et la participation effective à concrétiser ce qu'il a évoqué dans les points chauds de son discours à savoir, que l'unique voie pour résoudre la crise que vit le pays est d'adopter la voie du dialogue sérieux. " J'ai affirmé à maintes reprises et je le répète aujourd'hui une fois encore, que l'unique voie pour résoudre la crise que vit notre pays est d'adopter la voie du dialogue sérieux, rationnel, constructif et clairvoyant, qui place l'Algérie au-dessus de toute considération. Car l'établissement du dialogue signifie la disponibilité de tous à s'entendre et s'écouter mutuellement, avec pondération, sérénité, engagement et une aspiration sincère vers la nécessité, voire l'impératif, de trouver les solutions idoines sans délai ".
Le dialogue en question, s'il se met en marche sans arrière-pensée pour les uns et les autres est à même de donner du poil de la bête à la classe politique et à la société civile saine pour mieux appréhender les graves conséquences de la crise actuelle et pour mieux se préparer en conséquence à la prochaine élection présidentielle. Un tel dialogue constructif aura sans nul doute des retombées positives non seulement sur le climat socio-politique, mais aussi sur une éventuelle tenue d'une Conférence nationale dont les travaux et les résultats transiteraient par le canal d'un consensus national aux impacts politiques et stratégiques d'un dialogue, d'une entente nationale durable, doublé par la participation de tous. D'autant que le dialogue et le plus court chemin entre le pouvoir, la classe politique et la société civile pour se qu'il représente comme culture civilisationelle et démocratique pour aplanir les divergences et autres contradictions relatives à la solution de la crise politique actuelle, et en même temps constituer un maillon fort et essentiel qui pourra agir directement sur l'horizon politique, économique, social du pays. Expliquant le contenu de ce dialogue, le chef d'état-major de l'ANP dit : " Ce dialogue auquel les personnalités et les élites nationales, fidèles à la nation et à son intérêt suprême sacré, doivent participer. Le dialogue sincère et objectif lors duquel il sera question de l'évaluation des circonstances que vit le pays et de concessions réciproques pour le bien du pays. C'est aussi que l'on outrepasse les divergences entre les différents avis, ou du moins on réduit les écarts entre les points de vue contradictoires et contrastés, sachant que rien ne s'élève au-dessus de l'intérêt de notre pays. Notre histoire regorge de leçons et d'enseignements, en ce sens que l'Algérie a traversé plein d'épreuves et de moments difficiles, mais son peuple authentique et conscient a su les surmonter grâce au sens de la responsabilité collective qui le caractérise".
Le chef d'état-major de l'ANP est convaincu que l'Algérie sortira de cette crise, grâce aux efforts de ses enfants dévoués parmi ceux qui ont les capacités et les qualités qui leur permettent de contribuer sans doute à l'aboutissement aux solutions attendues. " Aujourd'hui, l'Algérie est dans l'attente de tout effort sincère et dévoué de la part de ses enfants, notamment les personnalités nationales, qui ont une capacité réelle à apporter la contribution judicieuse de façon à trouver les solutions escomptées. Et les solutions viendront, avec l'aide d'Allah, dans les plus proches délais, car notre confiance en notre peuple est grande et notre confiance en Allah l'est encore plus, afin d'assister l'Armée Nationale Populaire dans l'accomplissement des fils de notre patrie, lorsqu'ils présenteront leurs propositions constructives comme requiert le noble devoir national. L'histoire retiendra tout effort ayant contribué à trouver une sortie de crise saine à la crise en Algérie/ Il n'échouera point celui qui consent des efforts, à condition qu'ils soient honnêtes et sincères ".
Le moment est opportun pour que la crise trouve des gens intelligents qui obéissent à la vertu du dialogue pour sortir de la crise présente. Comment le nier ? Le jeu classique de la " bande " qui était au pouvoir, utilisé pendant plus d'un quart de siècle, est mis au jour. Diviser les Algériens pour mieux régner sur-eux. Conjoncture difficile oblige, l'Algérie a besoin de tous ses fils pour se révéler apte à surmonter tous les défis. Cela dit, il est dit que tout politique intelligent, est tout à fait fondé à chercher dans un périmètre commun une solution adéquate aux problèmes du pays à travers le dialogue constructif..
Dans cette perspective, si d'aucuns se disent encore ne pas être partie de la crise, au regard des engagements du vice-ministre de la Défense nationale, il leur appartient dès à présent d'être une partie de la solution, de faire en sorte que l'on mette fin à cette impasse politique qui risque de déboucher sur beaucoup d'imprévus. Le mieux pour tout le monde en ces moments difficiles ". Ensemble, nous devrions trouver toutes les solutions à la crise, tous les moyens au développement économique et social du pays ". En plus clair, il faudrait se respecter mutuellement et laisser de côté les divergences, les provocations politiques et sociales. Savoir s'écouter comme l'a souligné M. Ahmed Gaïd Salah, c'est-à-dire un dialogue sans détour devrait guider l'ensemble des fidèles à la nation. Et dans le respect de la sagesse algérienne et la loi fondamentale du pays afin d'aboutir ensemble à de bonnes pistes de sortie de crise. Ainsi, le Haut Commandement de l'ANP compte sur l'apport de tout un chacun pour sortir le pays de sa situation politique actuelle et d'éviter une période de transition qui serait synonyme de vide constitutionnel lequel serait difficile à maîtriser aussi sur le plan économique et social.
Pour le vice-ministre de la Défense nationale : " La priorité aujourd'hui, et je le redis instamment encore une fois, est que chacun de nous croit en l'importance d'aller vers un dialogue productif qui permette de faire sortir notre pays de cette phase, relativement complexe qu'il traverse et assure ainsi la voie vers la tenue des prochaines élections dans les plus brefs délais possibles, loin, et je le redis, de période de transition aux conséquences incertaines, car l'Algérie ne peut supporter davantage de retard et de procrastination, la solution est entre les mains des Algériens fidèles à leur patrie et c'est eux qui trouveront la solution à travers, je le répète, le dialogue qui mène à un consensus et un compromis sur l'impératif de l'organisation de l'élection présidentielle, le plutôt possible. Il n'y a aucune raison de continuer à perdre du temps, car le temps est précieux et il n'y a pas moyen de le gâcher dans des discussions stériles loin du véritable dialogue sincère et constructif. Rien n'est impossible et l'Algérie attend une sortie légale et constitutionnelle qui la prémunira contre toute forme d'exacerbation de la situation ".
Les propos ici fondés du chef d'état-major de l'ANP sont là pour faire évanouir et dissoudre le rêve que d'aucuns caressent depuis le début de la crise pour faire fructifier de faux arguments ou prétextes pour aller vers une période de transition. Et au contraire de ces gens-là qui ont des desseins propres à faire valoir pour la déstabilisation du pays, nombreux sont ceux qui adhèrent au discours du général. Gaïd Salah avec conviction, sachant combien est profonde la compréhension des conséquences de la crise qui est bien étendue dans ses problèmes. Détermination inéluctable du Haut Commandement de l'ANP d'assumer et de garantir la stabilité du pays et le fonctionnement normal des institutions de l'Etat.
D'ailleurs, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah dans son discours prononcé mardi à partir du siège de la 6e Région militaire (Tamanrasset) n'a pas oublié de retracer ce que le pays a enduré durant la tragédie nationale en rappelant " Le peuple algérien, dévoué à sa patrie, et conscient de l'importance d'aboutir rapidement à des issues adéquates à cette crise, ne veut plus revivre les expériences douloureuses antérieures, dont il a subi les affres et souffert terriblement des répercussions, tout comme il n'oublie et ne veut pas oublier cette pénible période qu'il a vécue durant les années 90 ". Quiconque s'interroge sur le vécu national actuel qui se caractérise par cette grave crise doit se laisser rappeler l'existence en termes constitutionnels, d'états de faits politiques et juridiques qui ne sont pas sujets à des discussions byzantines, ni de remise en cause, l'essentiel du moment étant la stabilité du pays et de ses institutions. Une lecture lucide des propos du vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, à cette situation de " jure ", les incantations et les illusions des uns et des autres ne peuvent rien modifier. Pareille tentative de détournement de la Constitution est perceptible dans le champ imaginé par certains, travestie et mise au service de la propagande, où la réalité apparaît totalement falsifiée: la loi fondamentale du pays gommée, au profit d'une dangereuse transition, véritable caisse de résonnance de certains. Considérant tous ces obstacles à la sortie de crise, tout ce bouillonnement du point de vue de la stabilité sociale et de la cohésion nationale, il est impossible de ne pas se rendre compte que des " troupiers " poussent au pourrissement de la situation, qu'il est bon pour eux de monter un état de psychose générale pour une confrontation entre l'Armée et le peuple, et qu'en fin de compte, la rue et les intrigues demeureront les instruments et les moyens d'aboutir au pire des situations.. Une pratique qui méprise les revendications populaires et leurs acquis enregistrés jusqu'ici depuis le 22 février dernier, elle est barbare politiquement et n'a pas de pareille dans l'histoire de l'Algérie (exception faite de la parenthèse de la tragédie nationale) .
Elle ne se borne pas aux seules idées et contradictions de sortie de la crise présente. Elle s'inspire aussi des exemples de certains pays arabes où l'on travaille encore pour les capitales étrangères et pour l'extrémisme politique qui s'enveloppe de spoliation des libertés et des richesses nationales. Des comportements vils, conférant à ce que le philosophe danois Soeren Kierkegaard appelle " la suspension téléologique de l'éthique (du devoir national), la mise en parenthèse des principes de la République et de la souveraineté populaire", doit-on comprendre au détriment de la sérénité du pays.


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