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Les explications de Loukal
baisse des réserves de change à fin novembre 2018
Publié dans Le Midi Libre le 24 - 12 - 2018

Les réserves de change de l'Algérie ont chuté à 82,12milliards de dollars à finnovembre 2018, contre 97,33milliards de dollars à fin 2017,soit une baisse de 15,21milliards de dollars en 11 mois,a indiqué hier, le Gouverneur de la Banque d'Algérie.
Les réserves de change de l'Algérie ont chuté à 82,12milliards de dollars à finnovembre 2018, contre 97,33milliards de dollars à fin 2017,soit une baisse de 15,21milliards de dollars en 11 mois,a indiqué hier, le Gouverneur de la Banque d'Algérie.
Intervenant devant le Parlement, M. Mohamed Loukal a, lors de la présentationd'un rapport consacré aux évolutionsfinancières et monétaires du pays,rappelé que ces réserves se situaient à86,08 milliards de dollars à fin septembre2018, contre 88,61 milliards de dollars à fin juin 2018. Les questions qui se posent aujourd'hui concernent à la fois, le montant et la destinationde l'argent de la planche à billets. Dès octobre 2017, Abderrahmane Raouyaavait promis devant la Commission desfinances de l'APN, l'élaboration "d'unbilan annuel" sur son utilisation. On l'attendtoujours. La démarche de la Banque d'Algérie, marquéepar une volonté de transparence, a néanmoins permis de suivre quasiment "en temps réel", l'évolution des montants mis à la disposition du Trésor public. On saitainsi qu'à fin octobre dernier, en l'espaced'une année, la Banque d'Algérie avait crééde cette manière plus de 4.005 milliards dedinars, soit près de 34 milliards de dollars.Une somme qui équivaut à 19% du PIB.Des interrogations demeurent cependantsur la destination exacte de cet argent. Une partie a été consacrée au financement du déficit budgétaire, avec des informations assez précises données à ce sujet par le ministère des
Finances. Abderrahmane Raouya chiffrait, fin octobre 2017, les,besoins du Trésor public en matière de financement du déficit, à 570 milliards de dinars en 2017, à 1.815 milliards en 2018et à 580 milliards en 2019. On sait, de façon officielle, beaucoupmoins de choses sur les montants consacrés,dès le dernier trimestre 2017, à larésorption de la dette contractée par l'Etatvis-à-vis de Sonelgaz et Sonatrach. Des sources, mentionnées par TSA, évoquaient dès la fin de l'année dernière, un chiffre de près de 900 milliards de dinars pour cettepartie.
montants considérables qui avaientfait dire à Ahmed Ouyahia : "Nous avons sauvé la BNA", un des principaux créanciers de Sonelgaz et un des principaux bénéficiaires de la première tranchede financement non conventionnel. Selon les mêmes sources de TSA, l'année2018 a été marquée dans ce domaine parune pause dans le remboursement de ces dettes récurrentes qui se trouvent ainsi maintenues, de facto, dans le portefeuilledes banques publiques. Le financement du Fond national d'investissement (FNI), devrait aussi mobiliserdes montants croissants des ressources procurées par la planche à billets, au coursdes prochains mois.
Ces dernières serontainsi mises à contribution pour venir ausecours de la Caisse nationale des retraites,à hauteur de 600 milliards de dinars, ou pour contribuer au financement du programmeAADL, pour un montant évoqué par le premier ministre de 300 milliards de dinars, en soulevant ainsi le problème de la nature de ces "investissements", très éloignés de la fonction confiée originellementau FNI .
Quel avenir pour la planche à billets ?
Encore plus que sur le bilan de sa première année d'application, les députés pourraientavoir à coeur d'interroger le gouverneur dela Banque d'Algérie sur l'avenir de laplanche à billets. Dans ce domaine,Mohamed Loukal a, en effet, été précédévoici un peu moins de deux mois , par le directeur général du Trésor.Devant la Commission des finances et dubudget de l'APN, Fayçal Tadinit avait évoquél'éventualité de renoncer au recours du financement conventionnel, à partir de 2019, "ou d'y recourir dans une moindre mesure par rapport à 2018". Selon l'agence officielle, Fayçal Tadinitavait mis en avant "les nouvelles données économiques et l'amélioration de plusieurs indicateurs économiques, parmilesquelles il faisait état de la hausse des recettes fiscales pétrolières et ordinaires".
Le Trésor public est dans "l'attente des chiffres et les indicateurs économiques, pour les mois de novembre et décembre 2018, avant de prendre ses décisions vis à vis du financement non conventionnel",avait précisé M. Tadinit. On connait la suite. Depuis ces annonces,sans aucun doute très prématurées, du DGdu Trésor, les cours du baril, qui ont terminéla semaine dernière sous la barre des 54 dollars, ont perdu près de 40 % de leurvaleur. Si on en juge par ces tendances récente, la planche à billet devrait donc encore être sollicitée de façon substantielle, dans ses différents usages, aucours des mois à venir .
L'érosion des réserves de change
Les députés vont également très probablement interroger le gouverneur de la Banque d'Algérie, sur la situation de nos réserves de change. Leur érosion qui se poursuit,est d'ailleurs leur principal sujet de préoccupation. Dans ce domaine, les prévisions annexées à la Loi de finances 2019, qu'ils viennenttout juste de voter, ont semé l'émoi dans les médias et l'opinion, en annonçant desréserves à peine supérieures à 30 milliards de dollars, dès 2021. C'était, dans ce cas aussi, sans compter les évolutions les plus récentes.
Les des fonctionnaires de BenAknoun sont basées officiellement, pour les prochaines années sur un baril à 60 dollars mais, en réalité, implicitement surdes cours pétroliers supérieurs à 70 dollars,en raison d'hypothèses irréalistes surla baisse des importations et l'augmentationdes volumes d'hydrocarbures exportés. En dépit de leur caractère très alarmant, elles risquent de se révéler au bout du compte encore trop optimistes.Il ne faut cependant sans doute pas s'attendredans ce domaine, à des révélationsbouleversantes de la part du gouverneur de la Banque d'Algérie. Une épêche de l'agence officielle, publiée hier, a déjà donné le ton. En faisant le point sur les réformes initiées par la Banque centrale en 2018, elleindique que sur le plan des finances extérieures, "une baisse a été enregistrée dans le déficit du solde global de la balancedes paiements,
qui est passé à 7,93 milliardsdollars à la fin juin 2018 contre déficit de 11,06 milliards de dollars à la fin juin 2017". En même temps, les réserves de change sesont amenuisées en baissant à 88,6 milliardsde dollars à fin juin 2018, contre 97,33 milliards de dollars à fin décembre 2017.Soit une perte de 8,7 milliards de dollarsau premier semestre.Un chiffre qui suggère fortement, que leniveau des réserves devrait tester la barredes 80 milliards à la fin décembre. Mohamed Loukal, qui dirige une institution en règle générale assez allergique aux pronostics et aux prévisions, prendra-t-il le risque d'annoncer un tel chiffre pour la fin de l'année ? En attendant, le commentaire de la Banque
d'Algérie ne cherche pas à masquer la situation : "En dépit de la remontée du prix moyen du pétrole à près de 71 dollarsdurant le 1er semestre 2018, en contexte de baisse des quantités exportées, le déficit dusolde global de la balance des paiements et l'érosion des réserves de change, demeurentencore relativement élevés". L'institution dirigée par Mohamed Loukalsoulignent donc d'une manière qui estdésormais devenue classique, que "des efforts supplémentaires d'ajustement sont nécessaires, pour rétablir les équilibresmacroéconomiques afin d'assurer la viabilitéde la balance des paiements et de limiterl'érosion des réserves officielles dechange, à travers un vaste programme deréformes structurelles".
Intervenant devant le Parlement, M. Mohamed Loukal a, lors de la présentationd'un rapport consacré aux évolutionsfinancières et monétaires du pays,rappelé que ces réserves se situaient à86,08 milliards de dollars à fin septembre2018, contre 88,61 milliards de dollars à fin juin 2018. Les questions qui se posent aujourd'hui concernent à la fois, le montant et la destinationde l'argent de la planche à billets. Dès octobre 2017, Abderrahmane Raouyaavait promis devant la Commission desfinances de l'APN, l'élaboration "d'unbilan annuel" sur son utilisation. On l'attendtoujours. La démarche de la Banque d'Algérie, marquéepar une volonté de transparence, a néanmoins permis de suivre quasiment "en temps réel", l'évolution des montants mis à la disposition du Trésor public. On saitainsi qu'à fin octobre dernier, en l'espaced'une année, la Banque d'Algérie avait crééde cette manière plus de 4.005 milliards dedinars, soit près de 34 milliards de dollars.Une somme qui équivaut à 19% du PIB.Des interrogations demeurent cependantsur la destination exacte de cet argent. Une partie a été consacrée au financement du déficit budgétaire, avec des informations assez précises données à ce sujet par le ministère des
Finances. Abderrahmane Raouya chiffrait, fin octobre 2017, les,besoins du Trésor public en matière de financement du déficit, à 570 milliards de dinars en 2017, à 1.815 milliards en 2018et à 580 milliards en 2019. On sait, de façon officielle, beaucoupmoins de choses sur les montants consacrés,dès le dernier trimestre 2017, à larésorption de la dette contractée par l'Etatvis-à-vis de Sonelgaz et Sonatrach. Des sources, mentionnées par TSA, évoquaient dès la fin de l'année dernière, un chiffre de près de 900 milliards de dinars pour cettepartie.
montants considérables qui avaientfait dire à Ahmed Ouyahia : "Nous avons sauvé la BNA", un des principaux créanciers de Sonelgaz et un des principaux bénéficiaires de la première tranchede financement non conventionnel. Selon les mêmes sources de TSA, l'année2018 a été marquée dans ce domaine parune pause dans le remboursement de ces dettes récurrentes qui se trouvent ainsi maintenues, de facto, dans le portefeuilledes banques publiques. Le financement du Fond national d'investissement (FNI), devrait aussi mobiliserdes montants croissants des ressources procurées par la planche à billets, au coursdes prochains mois.
Ces dernières serontainsi mises à contribution pour venir ausecours de la Caisse nationale des retraites,à hauteur de 600 milliards de dinars, ou pour contribuer au financement du programmeAADL, pour un montant évoqué par le premier ministre de 300 milliards de dinars, en soulevant ainsi le problème de la nature de ces "investissements", très éloignés de la fonction confiée originellementau FNI .
Quel avenir pour la planche à billets ?
Encore plus que sur le bilan de sa première année d'application, les députés pourraientavoir à coeur d'interroger le gouverneur dela Banque d'Algérie sur l'avenir de laplanche à billets. Dans ce domaine,Mohamed Loukal a, en effet, été précédévoici un peu moins de deux mois , par le directeur général du Trésor.Devant la Commission des finances et dubudget de l'APN, Fayçal Tadinit avait évoquél'éventualité de renoncer au recours du financement conventionnel, à partir de 2019, "ou d'y recourir dans une moindre mesure par rapport à 2018". Selon l'agence officielle, Fayçal Tadinitavait mis en avant "les nouvelles données économiques et l'amélioration de plusieurs indicateurs économiques, parmilesquelles il faisait état de la hausse des recettes fiscales pétrolières et ordinaires".
Le Trésor public est dans "l'attente des chiffres et les indicateurs économiques, pour les mois de novembre et décembre 2018, avant de prendre ses décisions vis à vis du financement non conventionnel",avait précisé M. Tadinit. On connait la suite. Depuis ces annonces,sans aucun doute très prématurées, du DGdu Trésor, les cours du baril, qui ont terminéla semaine dernière sous la barre des 54 dollars, ont perdu près de 40 % de leurvaleur. Si on en juge par ces tendances récente, la planche à billet devrait donc encore être sollicitée de façon substantielle, dans ses différents usages, aucours des mois à venir .
L'érosion des réserves de change
Les députés vont également très probablement interroger le gouverneur de la Banque d'Algérie, sur la situation de nos réserves de change. Leur érosion qui se poursuit,est d'ailleurs leur principal sujet de préoccupation. Dans ce domaine, les prévisions annexées à la Loi de finances 2019, qu'ils viennenttout juste de voter, ont semé l'émoi dans les médias et l'opinion, en annonçant desréserves à peine supérieures à 30 milliards de dollars, dès 2021. C'était, dans ce cas aussi, sans compter les évolutions les plus récentes.
Les des fonctionnaires de BenAknoun sont basées officiellement, pour les prochaines années sur un baril à 60 dollars mais, en réalité, implicitement surdes cours pétroliers supérieurs à 70 dollars,en raison d'hypothèses irréalistes surla baisse des importations et l'augmentationdes volumes d'hydrocarbures exportés. En dépit de leur caractère très alarmant, elles risquent de se révéler au bout du compte encore trop optimistes.Il ne faut cependant sans doute pas s'attendredans ce domaine, à des révélationsbouleversantes de la part du gouverneur de la Banque d'Algérie. Une épêche de l'agence officielle, publiée hier, a déjà donné le ton. En faisant le point sur les réformes initiées par la Banque centrale en 2018, elleindique que sur le plan des finances extérieures, "une baisse a été enregistrée dans le déficit du solde global de la balancedes paiements,
qui est passé à 7,93 milliardsdollars à la fin juin 2018 contre déficit de 11,06 milliards de dollars à la fin juin 2017". En même temps, les réserves de change sesont amenuisées en baissant à 88,6 milliardsde dollars à fin juin 2018, contre 97,33 milliards de dollars à fin décembre 2017.Soit une perte de 8,7 milliards de dollarsau premier semestre.Un chiffre qui suggère fortement, que leniveau des réserves devrait tester la barredes 80 milliards à la fin décembre. Mohamed Loukal, qui dirige une institution en règle générale assez allergique aux pronostics et aux prévisions, prendra-t-il le risque d'annoncer un tel chiffre pour la fin de l'année ? En attendant, le commentaire de la Banque
d'Algérie ne cherche pas à masquer la situation : "En dépit de la remontée du prix moyen du pétrole à près de 71 dollarsdurant le 1er semestre 2018, en contexte de baisse des quantités exportées, le déficit dusolde global de la balance des paiements et l'érosion des réserves de change, demeurentencore relativement élevés". L'institution dirigée par Mohamed Loukalsoulignent donc d'une manière qui estdésormais devenue classique, que "des efforts supplémentaires d'ajustement sont nécessaires, pour rétablir les équilibresmacroéconomiques afin d'assurer la viabilitéde la balance des paiements et de limiterl'érosion des réserves officielles dechange, à travers un vaste programme deréformes structurelles".


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