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Les défis de l'Algérie 2020-2025, selon Mebtoul
Nouvelle gouvernance centrale et locale
Publié dans Le Midi Libre le 22 - 02 - 2020

Les défis de l'Algérie 2020/2025, une nouvelle gouvernance centrale et locale et une réelle décentralisation afin de réaliser la symbiose Etat-citoyens, la lutte contre la corruption, la mauvaise gestion, une profonde moralité de la société et la valorisation du savoir, loin des relations de clientèles qui reposent sur la règle de Piter : l'ascension dans la hiérarchie est en fonction du degré d'obéissance et de l'incompétence.
Les défis de l'Algérie 2020/2025, une nouvelle gouvernance centrale et locale et une réelle décentralisation afin de réaliser la symbiose Etat-citoyens, la lutte contre la corruption, la mauvaise gestion, une profonde moralité de la société et la valorisation du savoir, loin des relations de clientèles qui reposent sur la règle de Piter : l'ascension dans la hiérarchie est en fonction du degré d'obéissance et de l'incompétence.
Ce rêve si cher aux Algériens, sera t-il réalisé? S'interroge le professeur Abderrahmane Mebtoul. Selon lui, la corruption ne peut être éradiquée, si l'on ne met pas en place de nouveaux mécanismes de régulation, afin de réhabiliter la sphère réelle, la monnaie étant au service de l'économie et non un instrument pour la dominer. Le professeur explique, que lorsque le Premier ministre, ministre, wali ou tout autre haut responsable, dépliera le tapis rouge pour accueillir une sommité scientifique algérienne, qui souvent attend des rendez vous pendant des mois ou de longues heures dans la salle d'attente, si elle est reçue, l'on aura réalisé la révolution culturelle des dirigeants dont certains sont encore formatés à l'ancienne culture bureaucratique, où c'est le citoyen qui està leur service alors qu'en démocratie c'est le contraire .
"La situation socio-économique étant d'une extrême gravité avec le risque d‘un retour au FMI horizon 2022, implique une nouvelle gouvernance et des personnes morales, si l'on veut éviter larécession économique et sociale de l'Algérie, dont les impacts négatifs toucheront en premier lieu les couches les plus vulnérables avec des répercussions géostratégiques au niveau de la région africaine et méditerranéenne", prévient le professeur. Pour lui, force est de reconnaître que l'Algérie n'a pas encore trouvé de modèle de croissance susceptible de réduire les inégalités, le chômage et la pauvreté, ayant deux choix : faire des efforts pour réformer ses institutions et l'économie, vers plus de démocratie et de transparence, ou
régresser vers une attitude protectionniste avec le statu quo politique. Il estime que l'immoralité renvoie aux enrichissements sans efforts de certaines personnes, tant au niveau national qu'à l'étranger, n'ayant pas investi mais propriétaire d'immenses fortunes, et l'immoralité pouvant aller qu'au simple citoyen, celui qui devait travailler 8h par jour, ne travaillant que 3 heures. Les économistes et les politiques, ajoute-t-il, durant cette transition inévitable de la société algérienne, doivent repenser les liens entre l'éthique et le développement. "Pour éviter tout malentendu, devant éviter tout règlementde comptes qui provoquerait une psychose généralisée, tout citoyen est présumé honnête jusqu'à preuve du contraire, par la justice.
Mais reconnaissons que l'Algérie a souvent les meilleures lois du monde, rarement appliquées, renvoyant à des institutions crédibles et un véritable Etat de droit, afin de lutter contre les pratiques de corruption qui menacent la sécurité nationale", suggère M.Mebtoul.
Ce rêve si cher aux Algériens, sera t-il réalisé? S'interroge le professeur Abderrahmane Mebtoul. Selon lui, la corruption ne peut être éradiquée, si l'on ne met pas en place de nouveaux mécanismes de régulation, afin de réhabiliter la sphère réelle, la monnaie étant au service de l'économie et non un instrument pour la dominer. Le professeur explique, que lorsque le Premier ministre, ministre, wali ou tout autre haut responsable, dépliera le tapis rouge pour accueillir une sommité scientifique algérienne, qui souvent attend des rendez vous pendant des mois ou de longues heures dans la salle d'attente, si elle est reçue, l'on aura réalisé la révolution culturelle des dirigeants dont certains sont encore formatés à l'ancienne culture bureaucratique, où c'est le citoyen qui està leur service alors qu'en démocratie c'est le contraire .
"La situation socio-économique étant d'une extrême gravité avec le risque d‘un retour au FMI horizon 2022, implique une nouvelle gouvernance et des personnes morales, si l'on veut éviter larécession économique et sociale de l'Algérie, dont les impacts négatifs toucheront en premier lieu les couches les plus vulnérables avec des répercussions géostratégiques au niveau de la région africaine et méditerranéenne", prévient le professeur. Pour lui, force est de reconnaître que l'Algérie n'a pas encore trouvé de modèle de croissance susceptible de réduire les inégalités, le chômage et la pauvreté, ayant deux choix : faire des efforts pour réformer ses institutions et l'économie, vers plus de démocratie et de transparence, ou
régresser vers une attitude protectionniste avec le statu quo politique. Il estime que l'immoralité renvoie aux enrichissements sans efforts de certaines personnes, tant au niveau national qu'à l'étranger, n'ayant pas investi mais propriétaire d'immenses fortunes, et l'immoralité pouvant aller qu'au simple citoyen, celui qui devait travailler 8h par jour, ne travaillant que 3 heures. Les économistes et les politiques, ajoute-t-il, durant cette transition inévitable de la société algérienne, doivent repenser les liens entre l'éthique et le développement. "Pour éviter tout malentendu, devant éviter tout règlementde comptes qui provoquerait une psychose généralisée, tout citoyen est présumé honnête jusqu'à preuve du contraire, par la justice.
Mais reconnaissons que l'Algérie a souvent les meilleures lois du monde, rarement appliquées, renvoyant à des institutions crédibles et un véritable Etat de droit, afin de lutter contre les pratiques de corruption qui menacent la sécurité nationale", suggère M.Mebtoul.


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