Il sera inhumé aujourd'hui à El Alia: Abdelkader Bensalah n'est plus    Haut Conseil de Sécurité: L'espace aérien algérien fermé aux avions marocains    Exonérations totale des pénalités et des majorations de retard: La CASNOS sensibilise    Réunion Gouvernement-walis samedi prochain    La montée des extrémismes    La France déchirée?    Bekkat Berkani: Une réforme du système de santé est nécessaire    Tébessa: La bataille d'El Djorf revient    Bouteflika, héros tragique de l'Algérie    Ali Ghediri condamné à 4 ans de prison ferme    Annaba a trouvé la parade    Trois projets innovants au concours national de l'entrepreneuriat    40 000 ha prévus pour la prochaine campagne agricole    Renault signe un contrat avec la Bourse de l'Ouest    Salah Goudjil, président du Conseil de la nation    Lumière sur les zones d'ombre    Cinglant revers du makhzen    «La rupture avec le Maroc était nécessaire»    L'Algérie ferme son espace aérien avec le Maroc    Le MOC et le CRT dans l'embarras    Ali Larbi Mohamed signe pour quatre    Pas trop de choix pour le CRB, l'ESS, la JSK et la JSS    Les Vertes bouclent leur stage d'évaluation    Tuchel ne lâche pas Werner    Hakimi veut marquer l'histoire du club    Les préoccupations locales dominent    Les projections de l'Anade    Ca grogne    Une saignée inévitable    MERIEM    Démarrage des soldes    De nouveaux établissements inaugurés    La pénurie en eau potable était évitable    182 affaires en 9 mois    "LA LITTERATURE NOURRIT L'IMAGINAIRE ET FAÇONNE UN INDIVIDU LIBRE"    De quoi la littérature est-elle le nom en Algérie ?    L'EVEIL DES CONSCIENCES    «Ma renaissance en couleurs...»    Elle est accusée de conflit d'intérêts    Tayeb était calme et juste    Abdelkader Bensalah n'est plus    Lamamra s'entretient avec son homologue français    Le Président Tebboune préside une réunion du Haut Conseil de Sécurité    12 éléments de soutien au terrorisme en une semaine    Niger-Algérie à Niamey à 17h    Séminaire pour les arbitres d'élite    La mise au net de Amar Belani à l'ambassadeur du Maroc    Tebboune reçoit un appel téléphonique de Macron    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La cote d'alerte ?
Flambée du covid-19 en Algérie
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 07 - 2021

La scène se déroule à l'entrée de l'hôpital Fabour de Blida. Elle fait froid dans le dos. Une ambulance transportant des bouteilles d'oxygène arrive en catastrophe pour approvisionner cet hôpital en ce produit vital pour les malades Covid-19.
La scène se déroule à l'entrée de l'hôpital Fabour de Blida. Elle fait froid dans le dos. Une ambulance transportant des bouteilles d'oxygène arrive en catastrophe pour approvisionner cet hôpital en ce produit vital pour les malades Covid-19.
On entend un soignant se féliciter de l'arrivée de l'oxygène à l'hôpital Fabour qui en manquait beaucoup. La gravité de la situation épidémique liée au Covid-19 en Algérie a été illustrée par une vidéo qui a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Depuis début juillet, le nombre de contaminations quotidiennes au covid-19 en Algérie ne cesse d'augmenter d'une manière inquiétante. La barre des 1.200 nouveaux cas a été frôlée vendredi 16 juillet. Celle des 400 a été franchie le 1er juillet. 1.197 nouvelles contaminations ont été diagnostiquées, soit un niveau jamais atteint depuis le début de l'épidémie en Algérie. Au plus fort de la vague de l'automne dernier, l'Algérie avait enregistré 1.133 nouveaux cas dans la journée du 24 novembre 2020. Ce n'est pas tant ce chiffre de 1.200 contaminations qui inquiète, puisque certains pays comptent les nouveaux malades par dizaines de milliers, mais cette tendance à la hausse qui s'inscrit dans la durée et le risque, bien réel, d'une situation incontrôlable.
L'inquiétude est nourrie par le peu de cas fait par les citoyens du respect des mesures barrières, la faible cadence de la vaccination et la non-conformité des chiffres annoncés avec la réalité du terrain. Des spécialistes dont on ne peut douter du sérieux et de la rigueur ont expliqué que seuls les cas détectés par le test PCR dans les structures hospitalière sont pris e compte dans les bilans quotidiens, or une grande partie des malades se fait dépister par d'autres types d'examen, dont les tests sérologiques et antigéniques. Du reste, de nombreux malades ne se font pas dépister du tout, se contentant de prendre en pharmacie le traitement anti-Covid, maintenant connu de tous. Les chiffres annoncés sont "la déclamation des cas PCR positifs notifiés. Il m'est arrivé déjà de dire qu'il y avait probablement beaucoup de cas qui échappent aux statistiques, soit parce que les gens ne faisaient pas de PCR, soit parce que les gens étaient vus dans le secteur privé et n'étaient pas comptabilisés", expliquait à la fin du mois dernier l'épidémiologiste Mohamed Belhocine, membre du Comitéscientifique chargé de la lutte contre le covid-19. Jusqu'où ira cette nouvelle vague ? Tous les s énarios demeurent possibles, répondent les spécialistes, y compris le pire.
À moins d'un sursaut de conscience et d'une plus grande fermeté des autorités pour faire respecter les mesures de prévention, la situation risque de se dégrader dangereusement. Hélas, pour le moment, l'heure ne semble pas être à la vigilance. Les images des marchés de bestiaux bondés de monde à l'approche de l'Aïd ne prêtent pas à l'optimisme. Dans d'autres lieux publics, les mêmes comportements répréhensibles subsistent. Même si le masque de protection a fait sa réapparition avec la montée du nombre de contaminations, il n'est toujours pas porté systématiquement dans les commerces, les marchés et dans la rue. "La population a décidé d'elle-même de la fin de l'épidémie", pour reprendre l'expression du docteur Bekkat Berkani, lui aussi membre du Comité scientifique. Mais la population n'est pas la seule à blâmer. Les autorités aussi ne montrent pas la même fermeté qu'au début de la pandémie. "Il y a un certain laxisme de la part des autorités quant à appliquer la loi. Quand on voit un transport public passer devant l'autorité publique avec aucun passager qui porte le masque, y compris le chauffeur, là il y a un problème d'application de la loi", regrette Bekkat Berkani.
La situation est grave, mais pas désespérée
Or, non seulement le Covid n'est pas derrière nous, mais il est encore plus dangereux avec cette nouvelle souche plus virulente et plus contagieuse qu'on appelle le variant Delta. Un "seul malade peut contaminer huit personnes", mettait en garde récemment le professeur Faouzi Derar, directeur de l'Institut Pasteur d'Algérie. Dans les structures hospitalières, on frime la saturation. Les services d'autres pathologies sont dédiés au traitement du Covid, l'oxygène vient parfois à manquer. Tous les ingrédients sont-ils donc réunis pour une explosion exponentielle ? Cela semble être le cas, mais la situation n'est pas désespérée. Il y a en effet des motifs de croire que le scénario d'une dégradation incontrôlable de la situation n'est pas une fatalité. Il y a d'abord la vaccination, qui n'a pas encore atteint le rythme souhaité, mais qui avance à une meilleure cadence que celle des premiers mois de son lancement.
Le vaccin est disponible et les citoyens sont de moins en moins réticents à se faire vacciner. Dans certains centres de vaccination d'Alger, il faut se présenter très tôt le matin pour avoir sa dose. À ce rythme, une partie non négligeable de la population sera vaccinée dans les prochains mois, d'autant que le problème d'approvisionnement ne semble plus se poser. Il y a lieu aussi d'espérer un meilleur respect des mesures barrières dèsmaintenant et plus de fermeté des autorités dans l'application de la loi. Les Algériens l'avaient bien fait au début de la pandémie permettant d'enregistrer une situation des plus stables au monde, il n'y a pas de raison qu'ils ne le fassent pas maintenant que la situation s'est mise à se dégrader dangereusement.
On entend un soignant se féliciter de l'arrivée de l'oxygène à l'hôpital Fabour qui en manquait beaucoup. La gravité de la situation épidémique liée au Covid-19 en Algérie a été illustrée par une vidéo qui a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Depuis début juillet, le nombre de contaminations quotidiennes au covid-19 en Algérie ne cesse d'augmenter d'une manière inquiétante. La barre des 1.200 nouveaux cas a été frôlée vendredi 16 juillet. Celle des 400 a été franchie le 1er juillet. 1.197 nouvelles contaminations ont été diagnostiquées, soit un niveau jamais atteint depuis le début de l'épidémie en Algérie. Au plus fort de la vague de l'automne dernier, l'Algérie avait enregistré 1.133 nouveaux cas dans la journée du 24 novembre 2020. Ce n'est pas tant ce chiffre de 1.200 contaminations qui inquiète, puisque certains pays comptent les nouveaux malades par dizaines de milliers, mais cette tendance à la hausse qui s'inscrit dans la durée et le risque, bien réel, d'une situation incontrôlable.
L'inquiétude est nourrie par le peu de cas fait par les citoyens du respect des mesures barrières, la faible cadence de la vaccination et la non-conformité des chiffres annoncés avec la réalité du terrain. Des spécialistes dont on ne peut douter du sérieux et de la rigueur ont expliqué que seuls les cas détectés par le test PCR dans les structures hospitalière sont pris e compte dans les bilans quotidiens, or une grande partie des malades se fait dépister par d'autres types d'examen, dont les tests sérologiques et antigéniques. Du reste, de nombreux malades ne se font pas dépister du tout, se contentant de prendre en pharmacie le traitement anti-Covid, maintenant connu de tous. Les chiffres annoncés sont "la déclamation des cas PCR positifs notifiés. Il m'est arrivé déjà de dire qu'il y avait probablement beaucoup de cas qui échappent aux statistiques, soit parce que les gens ne faisaient pas de PCR, soit parce que les gens étaient vus dans le secteur privé et n'étaient pas comptabilisés", expliquait à la fin du mois dernier l'épidémiologiste Mohamed Belhocine, membre du Comitéscientifique chargé de la lutte contre le covid-19. Jusqu'où ira cette nouvelle vague ? Tous les s énarios demeurent possibles, répondent les spécialistes, y compris le pire.
À moins d'un sursaut de conscience et d'une plus grande fermeté des autorités pour faire respecter les mesures de prévention, la situation risque de se dégrader dangereusement. Hélas, pour le moment, l'heure ne semble pas être à la vigilance. Les images des marchés de bestiaux bondés de monde à l'approche de l'Aïd ne prêtent pas à l'optimisme. Dans d'autres lieux publics, les mêmes comportements répréhensibles subsistent. Même si le masque de protection a fait sa réapparition avec la montée du nombre de contaminations, il n'est toujours pas porté systématiquement dans les commerces, les marchés et dans la rue. "La population a décidé d'elle-même de la fin de l'épidémie", pour reprendre l'expression du docteur Bekkat Berkani, lui aussi membre du Comité scientifique. Mais la population n'est pas la seule à blâmer. Les autorités aussi ne montrent pas la même fermeté qu'au début de la pandémie. "Il y a un certain laxisme de la part des autorités quant à appliquer la loi. Quand on voit un transport public passer devant l'autorité publique avec aucun passager qui porte le masque, y compris le chauffeur, là il y a un problème d'application de la loi", regrette Bekkat Berkani.
La situation est grave, mais pas désespérée
Or, non seulement le Covid n'est pas derrière nous, mais il est encore plus dangereux avec cette nouvelle souche plus virulente et plus contagieuse qu'on appelle le variant Delta. Un "seul malade peut contaminer huit personnes", mettait en garde récemment le professeur Faouzi Derar, directeur de l'Institut Pasteur d'Algérie. Dans les structures hospitalières, on frime la saturation. Les services d'autres pathologies sont dédiés au traitement du Covid, l'oxygène vient parfois à manquer. Tous les ingrédients sont-ils donc réunis pour une explosion exponentielle ? Cela semble être le cas, mais la situation n'est pas désespérée. Il y a en effet des motifs de croire que le scénario d'une dégradation incontrôlable de la situation n'est pas une fatalité. Il y a d'abord la vaccination, qui n'a pas encore atteint le rythme souhaité, mais qui avance à une meilleure cadence que celle des premiers mois de son lancement.
Le vaccin est disponible et les citoyens sont de moins en moins réticents à se faire vacciner. Dans certains centres de vaccination d'Alger, il faut se présenter très tôt le matin pour avoir sa dose. À ce rythme, une partie non négligeable de la population sera vaccinée dans les prochains mois, d'autant que le problème d'approvisionnement ne semble plus se poser. Il y a lieu aussi d'espérer un meilleur respect des mesures barrières dèsmaintenant et plus de fermeté des autorités dans l'application de la loi. Les Algériens l'avaient bien fait au début de la pandémie permettant d'enregistrer une situation des plus stables au monde, il n'y a pas de raison qu'ils ne le fassent pas maintenant que la situation s'est mise à se dégrader dangereusement.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.