Le ministre de la Justice pose la première pierre du projet de réalisation du siège de la cour de justice    M. Boudjemaâ met en avant le rôle de l'appareil judiciaire dans le traitement proactif des fléaux sociaux    Près de 1.870 requêtes traitées en 2025 par la Médiation de la République    16 équipes mobilisées en cas d'incidents énergétiques    Un fellah d'une EAI abandonné par le cadastre, la DSA et l'ONTA depuis 39 longues années    Tebboune et son homologue nigérien appellent à une restructuration du système sécuritaire régional    La lutte pour l'indépendance en Afrique se poursuit toujours    Des dizaines de colons prennent d'assaut la mosquée Al-Aqsa sous la protection de l'occupation    Tournoi Futsal de la presse : Le coup d'envoi de la 5e édition fixé au vendredi    Entre turbulences et mémoire vivante, l'espoir est permis    Coupe du monde de sabre (cadets, juniors) : L'escrime algérien décroche deux médailles    Le ministère annonce les horaires de travail durant le mois de Ramadhan    Plus de 900 kg de volaille impropre à la consommation saisie    Un plan pour assurer la disponibilité du transport de nuit    Projection du film ''Ahmed Bey'' en présence de la ministre de la Culture et des Arts    Conférence à Alger sous le thème ''Des Chouhada, symboles sans sépultures''    Création du Centre algérien de règlement des différends    Cheikh Moussa, un imam très respecté, un personnage hors du commun    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Focus sur un épisode obscur
«Main basse sur Alger», livre-enquête de Pierre Péan
Publié dans Le Midi Libre le 29 - 01 - 2008

Dans son livre-enquête ‘'Main basse sur Alger'', l'auteur met en lumière les non-dits. «Où sont passés les 500 millions de francs de l'époque (entre 4 et 6 milliards d'euros) ?» s'interroge l'auteur qui lève un pan de voile sur un épisode obscur de l'histoire coloniale.
Dans son livre-enquête ‘'Main basse sur Alger'', l'auteur met en lumière les non-dits. «Où sont passés les 500 millions de francs de l'époque (entre 4 et 6 milliards d'euros) ?» s'interroge l'auteur qui lève un pan de voile sur un épisode obscur de l'histoire coloniale.
Journaliste d'investigation, Pierre Péan part à l'assaut d'un fait historique pour démêler les fils de l'écheveau d'un pillage éhonté lors de l'expédition française sur la Régence d'Alger en 1830, dont le corps expéditionnaire était conduit par le général de Bourmont. Cette histoire, consignée dans les manuels scolaires et que les officiels liaient à la réponse du roi Charles X au geste du dey Hussein Pacha de souffleter de son éventail en plume de paon le consul français Pierre Deval, n'était, en fait, qu'un geste d'humeur qui servira, de prétexte officiel à la colonisation de l'Algérie.
Dans son livre-enquête ‘'Main basse sur Alger'', l'auteur met en lumière les non-dits. «Où sont passés les 500 millions de francs de l'époque (entre 4 et 6 milliards d'euros) ?» s'interroge l'auteur qui lève un pan de voile sur un épisode obscur de l'histoire coloniale.
Après avoir fureté dans les archives, le journaliste réussit à faire dissiper des zones d'ombres à propos de l'expédition de 1830. De fil en aiguille, le journaliste oppose à la prétendue piraterie de la marine de la Régence d'Alger brandie par le roi de France et l'affront essuyé par le consul de France, Pierre Deval, une contre-vérité. Car, selon l'auteur de "Main basse sur Alger", apporte la démonstration cinglante que l'expédition n'était qu'un prétexte pour faire main basse sur le trésor de la Régence. A titre de rappel historique et pour étayer son analyse, l'auteur nous invite à voir de plus prés certains rapports ayant présidé à une certaine époque. «Pour son entreprise, le roi de France avait trouvé un précieux associé en la personne du général de Bourmont, ministre de la Guerre en quête d'un important fait d'armes pour se racheter d'avoir déserté lors de la bataille de Waterloo (Belgique) où les alliés européens avaient brisé l'armée de Napoléon, le 15 juin 1815. Dès lors, les préparatifs de l'expédition prendront plus de trois ans avant que ne débarquent, le 13 juin 1830, à Sidi Fredj, les 37.617 soldats formant le corps expéditionnaire. Commencent alors les pillages et autres dilapidations…». Le long de l'ouvrage de 271 pages, l'auteur mène une longue enquête qui le conduira, – documents à l'appui tel le rapport de la préfecture de police établi en 1852– à balayer ce qui est inscrit sur les tableaux noirs et dans les livres scolaires : se venger du coup de l'éventail. Que non. Dans une forme interrogative, l'auteur met en avant d'autres motifs ayant présidé au pillage des immenses trésors de la Régence d'Alger. «Et si cette conquête avait été menée dans le seul but d'accaparer le butin de la Régence d'Alger destiné à servir de fonds secrets à Charles X pour corrompre et retourner le corps électoral ?». Quand bien même une partie du butin servira à subvenir aux besoins du corps expéditionnaire, la plus grande partie du trésor constitué de pièces d'or, de mocos et de piastres fortes d'Espagne et du Portugal, de boudjous d'Alger, etc., finira, selon l'auteur, dans l'escarcelle des militaires, de fonctionnaires des finances, de banquiers, de négociants, d'aventuriers et surtout dans les poches du roi de France. Une manne estimée à plus de 500 millions de francs de l'époque (l'équivalent de plus de 4 milliards d'euros) a atterri dans la besace des heureux bénéficiaires, affirme Pierre Péan comme Louis-Philippe, la duchesse de Berry ou encore les aïeuls de la maison Schneider et d'Ernest Antoine Seillère, l'actuel président du Mouvement des entrepreneurs de France (Medef) qui, à la faveur de leurs accointances avaient obtenu le marché d'approvisionnement du corps expéditionnaire. «A combien s'est élevé leur bénéfice dans cette affaire ?» s'est interrogé Pierre Péan. «Apparemment suffisamment pour prendre un nouvel essor et devenir les plus grands sidérurgistes de l'industrie française», répond-il en précisant avoir rencontré le président du Medef au cours de son enquête. Dans cette chasse à la vérité, Pierre Péan fait restituer la vérité en faisant revivre de grands aventuriers et ce, à travers Jean-Baptiste Flandin qui s'est battu, est-il écrit dans le synopsis, pour dénoncer les pilleurs. Soulignons que l'ouvrage a été édité aussi par Editions Chihab.
«Main basse sur Alger, enquête sur un pillage (juillet 1830)», de Pierre Péan, 271 pages, éd. Chihab, prix public :500 DA
Journaliste d'investigation, Pierre Péan part à l'assaut d'un fait historique pour démêler les fils de l'écheveau d'un pillage éhonté lors de l'expédition française sur la Régence d'Alger en 1830, dont le corps expéditionnaire était conduit par le général de Bourmont. Cette histoire, consignée dans les manuels scolaires et que les officiels liaient à la réponse du roi Charles X au geste du dey Hussein Pacha de souffleter de son éventail en plume de paon le consul français Pierre Deval, n'était, en fait, qu'un geste d'humeur qui servira, de prétexte officiel à la colonisation de l'Algérie.
Dans son livre-enquête ‘'Main basse sur Alger'', l'auteur met en lumière les non-dits. «Où sont passés les 500 millions de francs de l'époque (entre 4 et 6 milliards d'euros) ?» s'interroge l'auteur qui lève un pan de voile sur un épisode obscur de l'histoire coloniale.
Après avoir fureté dans les archives, le journaliste réussit à faire dissiper des zones d'ombres à propos de l'expédition de 1830. De fil en aiguille, le journaliste oppose à la prétendue piraterie de la marine de la Régence d'Alger brandie par le roi de France et l'affront essuyé par le consul de France, Pierre Deval, une contre-vérité. Car, selon l'auteur de "Main basse sur Alger", apporte la démonstration cinglante que l'expédition n'était qu'un prétexte pour faire main basse sur le trésor de la Régence. A titre de rappel historique et pour étayer son analyse, l'auteur nous invite à voir de plus prés certains rapports ayant présidé à une certaine époque. «Pour son entreprise, le roi de France avait trouvé un précieux associé en la personne du général de Bourmont, ministre de la Guerre en quête d'un important fait d'armes pour se racheter d'avoir déserté lors de la bataille de Waterloo (Belgique) où les alliés européens avaient brisé l'armée de Napoléon, le 15 juin 1815. Dès lors, les préparatifs de l'expédition prendront plus de trois ans avant que ne débarquent, le 13 juin 1830, à Sidi Fredj, les 37.617 soldats formant le corps expéditionnaire. Commencent alors les pillages et autres dilapidations…». Le long de l'ouvrage de 271 pages, l'auteur mène une longue enquête qui le conduira, – documents à l'appui tel le rapport de la préfecture de police établi en 1852– à balayer ce qui est inscrit sur les tableaux noirs et dans les livres scolaires : se venger du coup de l'éventail. Que non. Dans une forme interrogative, l'auteur met en avant d'autres motifs ayant présidé au pillage des immenses trésors de la Régence d'Alger. «Et si cette conquête avait été menée dans le seul but d'accaparer le butin de la Régence d'Alger destiné à servir de fonds secrets à Charles X pour corrompre et retourner le corps électoral ?». Quand bien même une partie du butin servira à subvenir aux besoins du corps expéditionnaire, la plus grande partie du trésor constitué de pièces d'or, de mocos et de piastres fortes d'Espagne et du Portugal, de boudjous d'Alger, etc., finira, selon l'auteur, dans l'escarcelle des militaires, de fonctionnaires des finances, de banquiers, de négociants, d'aventuriers et surtout dans les poches du roi de France. Une manne estimée à plus de 500 millions de francs de l'époque (l'équivalent de plus de 4 milliards d'euros) a atterri dans la besace des heureux bénéficiaires, affirme Pierre Péan comme Louis-Philippe, la duchesse de Berry ou encore les aïeuls de la maison Schneider et d'Ernest Antoine Seillère, l'actuel président du Mouvement des entrepreneurs de France (Medef) qui, à la faveur de leurs accointances avaient obtenu le marché d'approvisionnement du corps expéditionnaire. «A combien s'est élevé leur bénéfice dans cette affaire ?» s'est interrogé Pierre Péan. «Apparemment suffisamment pour prendre un nouvel essor et devenir les plus grands sidérurgistes de l'industrie française», répond-il en précisant avoir rencontré le président du Medef au cours de son enquête. Dans cette chasse à la vérité, Pierre Péan fait restituer la vérité en faisant revivre de grands aventuriers et ce, à travers Jean-Baptiste Flandin qui s'est battu, est-il écrit dans le synopsis, pour dénoncer les pilleurs. Soulignons que l'ouvrage a été édité aussi par Editions Chihab.
«Main basse sur Alger, enquête sur un pillage (juillet 1830)», de Pierre Péan, 271 pages, éd. Chihab, prix public :500 DA


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.