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«Cachez-nous ce Makhzen que l'on ne saurait plus soutenir»
PATRICIA LALONDE ET GILES PARGNEAUX :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 12 - 2018


De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari
A Bruxelles, le cœur nucléaire de l'Etat marocain est atteint. Non pas seulement le Makhzen mais aussi le palais royal, la boîte permanente à outils qui oriente, manipule et indique le chemin à suivre concernant la Sahara Occidental.
La semaine dernière, une première vraie alerte, le député français Giles Pargneaux, cheville ouvrière de la défense de l'intérêt marocain à Bruxelles, fait défection. Il annonce n'avoir jamais soutenu une quelconque souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental.
Rabat fait semblant de n'avoir rien entendu, s'allonge comme un mort. Quelques jours après, c'est un organisme indépendant européen qui démasque Patricia Lalonde, eurodéputée française.
Les charges sont lourdes contre Lalonde, elles vont du conflit d'intérêts à la dissimulation de rentrées d'argent aux commission idoines.
Patricia Lalonde est — était ? — membre influent de Euroméda, fondation pilotée par l'ex-ministre marocain des Affaires étrangères et ayant pour mission cardinale de protéger la marocanité du Sahara Occidental dans l'Union européenne. Ce qui ne l'a pas empêché — toute honte bue — de s'immiscer dans les rédactions de textes concernant les Accords de pêche et agricole avec le Maroc. Ses apports pour élargir les angles en faveur de Rabat étaient si flagrants que ça en devenait suspect, louche.
Ce qui devait arriver arriva. Lalonde et Pargneaux sont démasqués. Si le second espère s'en sortir par des entourloupes genre «je ne faisais partie d'aucun groupe favorable au Maroc», ou «mes positions pro-marocaines ne veulent pas signifier que je milite pour l'annexion du Sahara Occidental quelque Etat que ce soit», Pargneaux ose même prétendre qu'il est aussi pro-algérien.
Il est vrai qu'pportuniste et rusé, Giles la girouette a pu, à un certain moment, être du côté de l'Algérie. L'Homme préparait déjà ses reconversions futures. Ce n'est pas le cas de Lalonde. Depuis 4 ou 5 jours, la pression monte qui exige des explications et son départ. Les groupes des verts, de gauche unitaire, des europarlementaires socialistes ou de droite européens n'apprécient pas le mélange des genres de Lalonde.
Hier, cette dernière a fait publier des «mea culpa» pas convainquants du tout. Elle semble acter sa faute politique grave et demande tout simplement une sortie par le haut, honorable. Selon des indiscrétions bruxelloises, Patricia Lalonde se dit prête à démontrer que rien n'indique qu'elle a été contre le Sahara Occidental ou le Polisario. L'europarlementaire, prise la main dans le sac, aurait même refusé l'assistance politique du lobbying marocain pour sa défense...
A. M.


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