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L'échec programmé
L'OPPOSITION ETAIT EN REUNION HIER POUR DESIGNER UN CANDIDAT UNIQUE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 02 - 2019

La rencontre de l'opposition à laquelle avait appelé Abdallah Djaballah s'est ouverte peu avant 15 heures hier au siège d'El-Adala. Sans surprise, elle a réuni essentiellement les acteurs politiques qui avaient confirmé leur présence.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Il est 14h30. Les premiers invités commencent à arriver au siège d'El-Adala où Djaballah les attend depuis un moment. Les partis politiques ayant annoncé leur participation quelques jours auparavant sont tous là : Fadjr Djadid, de Tahar Benbaïbèche, l'Union des forces démocratiques (UFD) de Nouredine Bahbouh, ou l'Union démocratique et sociale (UDS) de Karim Tabbou, Abdelkader Bengrina (El Binaa).
Des figures bien connues de la scène politique arrivent presque en même temps. Ali Benflis, Nourredine Bahbouh et Abdelaziz Rahabi ont également répondu présents. Joint dans la matinée, le responsable du parti Talaioue El-Hourriet avait confirmé sa participation. «Oui, je serai présent, nous disait-il, alors, j'ai été invité, je me rends à toutes les rencontres, je m'informe, je débats.»
L'arrivée de Abderrezak Makri ne passe pas inaperçue. Les organisateurs de la rencontre ont longtemps préféré jouer la carte de la prudence laissant entendre que la participation de ce dernier «dépendait de son emploi du temps car il avait des engagements importants programmés le même jour». Le fait avait été interprété comme étant en réalité un subterfuge destiné à justifier son absence. Lui-même auteur de plusieurs initiatives n'ayant jamais abouti, le chef du MSP (Mouvement de la société pour la paix) avait paru quelque peu gêné ces derniers jours. «Je n'ai jamais voulu torpiller l'initiative de Djaballah», a-t-il déclaré à des journalistes qui l'interpellaient sur le sujet.
Hier, moins de deux heures après avoir présenté son programme électoral à la presse, Makri a répondu à l'invitation de Djaballah.
Dans leur majorité, les grandes tendances ayant pris part à cette rencontre et celles ayant décidé de ne pas y participer ont, cependant, très tôt laissé entrevoir leur position à l'égard de l'évènement.
Abdallah Djaballah s'est lui aussi exprimé sans réserve dans une interview publiée hier par le journal arabophone El-Hiwar. Il confirmait ainsi avoir adressé une invitation au RCD tout en sachant que la position de ce parti «hostile au processus électoral en cours» ne s'inscrivait pas dans le cadre de la réunion programmée, et ne serait donc pas présent.
De la même manière, il informe l'opinion que le FFS n'as pas été invité en revanche «car il a appelé au boycott de ces élections». Le Front des forces socialistes, doit-on le rappeler, maintient son projet de consensus national, seul à même, juge-t-il, de «sortir le pays de l'impasse».
Le président du parti El-Adala a également préféré éviter tout commentaire au sujet de la position qu'adopterait Ali Ghediri, assurant, toutefois, que ce candidat était tout à fait favorable à la mise en place d'un processus de recherche d'une solution et donc à cette réunion. Contacté par le Soir d'Algérie, Ali Ghediri a confirmé hier matin sa non-participation à l'initiative de Djaballah. Il en fournit la raison : «Je me suis engagé dans la course sans préalable, dit-il. Ce qui m'importait n'était pas de savoir s'il allait y avoir un cinquième mandat. Je me suis investi pour tenter de préparer une sortie de crise, sauver le pays, le pouvoir ne m'intéresse pas. Je respecte cependant le point de vue des uns et des autres tant qu'ils s'inscrivent dans la légalité et la recherche de solutions. J'ai rencontré Djaballah comme beaucoup d'autres personnalités, je reste ouvert à tous, prêt à écouter tous ceux qui veulent échanger des idées.»
L'absence de Benbitour était, quant à elle, programmée. Il y a quelques jours, ce dernier avait informé la direction du parti El-Adala qu'il ne pourrait pas être présent en raison d'un agenda chargé. Egalement absent, le Parti des travailleurs (PT) qui n'a pas encore tranché la question de sa participation au prochain scrutin.
Cette réunion avait comme objectif essentiel de tenter de dégager un candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle, de discuter de son programme et des «réformes à mener pour la reconstruction de l'Algérie». Un vœu pieux qui rappelle ceux émis la veille de l'élection présidentielle de 2014 par les initiateurs de la fameuse rencontre de Mazafran. A la différence de l'évènement politique qui s'est déroulé hier, les acteurs politiques avaient pu se réunir en plus grand nombre, toutes tendances confondues, et ont même pu prendre rendez-vous pour un second acte (Mazafran II) après le scrutin, mais le grand rassemblement tant souhaité a fini par éclater en raison de clivages apparus. Le chef du MSP avait à ce moment été accusé d'avoir entrepris des contacts parallèles avec le pouvoir.
Hier, quelques minutes avant la rencontre, Djaballah a tenu à réitérer son appel à l'opposition : «Si nous parvenons à nous unir, les Algériens s'uniront autour de nous, il faut dépasser tous les clivages, toutes nos divergences et s'unir avec le peuple qui rejette le cinquième mandat (…) nous refusons la poursuite du processus électoral en cours, la candidature de Abdelaziz Bouteflika va à l'encontre de tous les textes constitutifs du pays».
Une nouvelle tentative de forcer la main à tous ceux qui ont tourné le dos à son initiative ? Pour avoir pratiqué la politique de longue date, ce dernier est aujourd'hui loin d'ignorer que tous les appels de ce genre sont restés sans écho. A deux mois de l'élection présidentielle, un sursaut paraît illusoire.
A. C.


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