Confusion autour de l'expiration du délai    La revanche posthume de Ferhat Abbas    L'intimidation n'a pas payé    Vers le forfait de Belaïd et de Sahli    Les Algérois signent l'acte 14 de la contestation    «Le régime est aux abois et la victoire est toute proche !»    Après l'automobile, l'Exécutif tranche dans l'alimentaire    Le quota global plafonné à 2 milliards de dollars    Oman tente de "calmer les tensions"    Le Brexit fait tomber Theresa May    Démission surprise de l'émissaire de l'ONU    Une compétition internationale par club    Kebir : "Il faut sortir le grand jeu face au CSC"    Chelsea aurait fixé un seuil pour lâcher Hazard au Real Madrid    Sept nouveaux hôtels touristiques bientôt en service    Plus de 80 000 élèves attendus aux examens de fin d'année    Pas moins de 690 familles exclues de la liste du logement social    Oran : 9 familles se réfugient à la mosquée Pacha    Le souci des sans-bourses…    Gaïd Salah élude la question du scrutin présidentiel    Kwiret esselk, du goût et des forces    Man City évoque la rumeur qui envoie Guardiola à la Juventus    Réédition des actes du colloque sur Massinissa    JSK - Mellal: «J'espère que le CSC respectera l'éthique sportive»    Le peuple à la croisée de son destin    De la démocratie et des femmes : Pour Louisa Hanoune    Ahnif: Un mort et un blessé dans une collision    Tribune - L'Afrique que nous voulons tous : une terre d'opportunités    Un ouvrier tué après la chute d'un monte-charge    Violence dans les stades: La FAF sur la même longueur d'onde que le MJS    Pour détournement d'une mineure: Quatre personnes sous les verrous    L'école des gourous    La candidature de Berraf acceptée    Huawei prépare son propre système d'exploitation    Création d'un comité de surveillance    Facebook supprime trois milliards de comptes    L'Ukraine en l'espace d'un iftar à Alger    Al-Khelaïfi ne compte pas quitter    Le gouvernement suspend les pourparlers avec la mission onusienne    La violence contre les femmes très présente dans les dramas arabes    Projections de films documentaires au Ciné-planète    Divertissement garanti!    Le 14e acte avec la présence de Tabbou    Un Iftar en l'honneur des médias    La voie constitutionnelle à mi-parcours    Haro sur les infractions de change    Plus de 4.000 commerçants mobilisés à Alger    Bensalah exprime l'inquiétude de l'Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le parent pauvre du système éducatif
Enseignement de Tamazight
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 04 - 2019

Reconnue langue nationale, puis officielle après des décennies de combat, tamazight peine toujours à s'imposer dans le système scolaire. Elle en est même le parent pauvre pour des raisons rarement objectives. Son enseignement reste otage de considérations politiques que les textes de loi n'arrivent toujours pas à dépasser.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - En début d'année scolaire, un directeur d'établissement de la wilaya de Skikda faisait signer aux parents d'élèves des autorisations pour l'enseignement de tamazight. Loin d'être anecdotique, l'initiative révèle les nombreuses résistances qui entravent la généralisation de l'enseignement d'une langue devenue pourtant nationale et officielle. La ministre de l'Education avait alors fait une intervention pour porter à la connaissance des membres de la communauté éducative que la circulaire ministérielle 631-2004 régissant l'enseignement de la langue amazighe dans les établissements éducatifs stipulait clairement que les parents d'élèves ne sont tenus de signer aucun formulaire concernant l'inscription de leurs enfants pour l'apprentissage de tamazight. Le département de l'éducation affirmait que le cas du directeur de Biskra n'était qu'une « initiative individuelle».
Sur le terrain, ce type d'«initiatives» n'est pas rare. Dans beaucoup d'établissements scolaires, tamazight est reléguée au rang de matière secondaire. Lorsque les cours sont programmés, ils le sont souvent en fin de journée, parfois même les samedis, donnant le sentiment qu'il s'agissait là d'une matière facultative. Introduite dans le cursus scolaire depuis quelques années déjà, les mécanismes devant mener à sa généralisation, puis à sa promotion ont fait lamentablement défaut.
Il y a eu d'abord la polémique autour des caractères à utiliser. Plutôt que de laisser le débat se faire à un niveau académique, le politique s'est, une fois de plus, immiscé.
A cela s'est ajoutée la problématique de l'encadrement. Le secteur peine à recruter des enseignants.
En 2017, le ministère de l'Education faisait état d'un bilan selon lequel le nombre d'élèves qui étudient la langue amazighe avait atteint près de 350 000 élèves au niveau de 38 wilayas encadrés par 2 757 enseignants.
Un Conseil interministériel consacré à la question avait été tenu avec à la clé une série de mesures, notamment l'allocation de postes budgétaires supplémentaires pour renforcer l'enseignement de tamazight dans le secteur de l'éducation nationale et pour élargir la formation et la recherche en tamazight au niveau des universités.
La réalité du terrain contredit pourtant souvent le discours officiel. Le président du Haut Conseil à l'amazighité tempère lui aussi le constat lorsqu'il déclare qu'«affirmer que rien n'a été fait depuis l'officialisation de tamazight relève de la manipulation. Beaucoup de choses sont en train d'être réalisées au sein des institutions de la République, pour asseoir un avenir florissant à cette langue».
Les fervents militants de la cause ne partagent pourtant pas cette lecture et restent toujours en attente de cette volonté politique qui a jusque-là fait défaut.
N. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.