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Le parent pauvre du système éducatif
Enseignement de Tamazight
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 04 - 2019

Reconnue langue nationale, puis officielle après des décennies de combat, tamazight peine toujours à s'imposer dans le système scolaire. Elle en est même le parent pauvre pour des raisons rarement objectives. Son enseignement reste otage de considérations politiques que les textes de loi n'arrivent toujours pas à dépasser.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - En début d'année scolaire, un directeur d'établissement de la wilaya de Skikda faisait signer aux parents d'élèves des autorisations pour l'enseignement de tamazight. Loin d'être anecdotique, l'initiative révèle les nombreuses résistances qui entravent la généralisation de l'enseignement d'une langue devenue pourtant nationale et officielle. La ministre de l'Education avait alors fait une intervention pour porter à la connaissance des membres de la communauté éducative que la circulaire ministérielle 631-2004 régissant l'enseignement de la langue amazighe dans les établissements éducatifs stipulait clairement que les parents d'élèves ne sont tenus de signer aucun formulaire concernant l'inscription de leurs enfants pour l'apprentissage de tamazight. Le département de l'éducation affirmait que le cas du directeur de Biskra n'était qu'une « initiative individuelle».
Sur le terrain, ce type d'«initiatives» n'est pas rare. Dans beaucoup d'établissements scolaires, tamazight est reléguée au rang de matière secondaire. Lorsque les cours sont programmés, ils le sont souvent en fin de journée, parfois même les samedis, donnant le sentiment qu'il s'agissait là d'une matière facultative. Introduite dans le cursus scolaire depuis quelques années déjà, les mécanismes devant mener à sa généralisation, puis à sa promotion ont fait lamentablement défaut.
Il y a eu d'abord la polémique autour des caractères à utiliser. Plutôt que de laisser le débat se faire à un niveau académique, le politique s'est, une fois de plus, immiscé.
A cela s'est ajoutée la problématique de l'encadrement. Le secteur peine à recruter des enseignants.
En 2017, le ministère de l'Education faisait état d'un bilan selon lequel le nombre d'élèves qui étudient la langue amazighe avait atteint près de 350 000 élèves au niveau de 38 wilayas encadrés par 2 757 enseignants.
Un Conseil interministériel consacré à la question avait été tenu avec à la clé une série de mesures, notamment l'allocation de postes budgétaires supplémentaires pour renforcer l'enseignement de tamazight dans le secteur de l'éducation nationale et pour élargir la formation et la recherche en tamazight au niveau des universités.
La réalité du terrain contredit pourtant souvent le discours officiel. Le président du Haut Conseil à l'amazighité tempère lui aussi le constat lorsqu'il déclare qu'«affirmer que rien n'a été fait depuis l'officialisation de tamazight relève de la manipulation. Beaucoup de choses sont en train d'être réalisées au sein des institutions de la République, pour asseoir un avenir florissant à cette langue».
Les fervents militants de la cause ne partagent pourtant pas cette lecture et restent toujours en attente de cette volonté politique qui a jusque-là fait défaut.
N. I.


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