Covid-19: le groupe public "Getex" compte se lancer dans la confection des masques de protection    Lancement de fabrication de bavettes au niveau des centres de formation professionnels de Médéa    Naftal réaffirme le maintien de l'ouverture des stations-service et la disponibilité du carburant    Tribunal de Sidi M'hamed : l'ancien DGSN Hamel condamné à 15 ans de prison ferme    131 nouveaux cas confirmés et 14 nouveaux décès enregistrés    Lutte contre le COVID-19: la presse chinoise évoque la profondeur des relations algéro-chinoises    Pandémie COVID-19 et devenir du football algérien    Décès du diplomate sahraoui M'hamed Kheddad    Le Président Tebboune décrète une grâce présidentielle pour 5037 détenus    Il n'y a personne à la barre du navire    L'heure est plus que jamais à la sérénité, à la lucidité, à la mobilisation…..    MON PAYS TIENDRA LE COUP BON GRE, MAL GRE.    Le jour où Bouteflika a capitulé    GM et Ford contraints de produire des respirateurs    Ce que préconise Touring de Belgique pour les conducteurs    Le wali de Mascara contrôlé positif    L'autre visage des Ultras du MCO    Milan AC : Sans Maldini et Boban, Ibrahimovic veut partir    RSF : "C'est une atteinte aux droits fondamentaux et une mise en danger"    Une trentaine de boulangeries ont fermé leurs portes à Oran    Les clarifications du P-DG de Cevital    3 corps repêchés à Mostaganem    Rapprochement entre les USA et la Russie pour amortir la crise    "La Maison indigène" revisitée par Leon Claro    Tchad : Offensive militaire contre Boko Haram    Confit libyen : Une mission militaire de l'UE pour contrôler l'embargo sur les armes    ASO Chlef : Une aide de 3 mds accordée par l'ECDE    L'hommage de l'Olympique de Marseille à Pape Diouf    Syrie : Troubles dans une prison des détenus de Daesch    Sous la pandémie couve le nouveau monde    Des commerçants qui ne reculent devant rien    Confinement partiel à Oran: entre soumission et insouciance    Education: Les vacances scolaires prolongées au 19 avril    NOS RIZIERES PLETHORIQUES    Jeux méditerranéens 2021: Les JM d'Oran officiellement reportés à 2022    Covid-19 : Rapatriement des Algériens bloqués en Turquie dans deux ou trois jours    Ouverture d'un compte courant postal de solidarité pour les dons    L'Algérie face à un casse-tête    L'armée se tient prête pour une"éventuelle intervention"    Les médecins cubains très sollicités face au coronavirus    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    Lancement des premières journées virtuelles du court métrage    TV-6 de l'EPTV récupère des journalistes de Dzair TV    Une exposition virtuelle en temps de confinement    Covid-19 : un lot de 10.000 livres remis aux résidants des hôtels de confinement    LES VIES LIEES    Et si le passé parlait ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'Espagne et la France fustigées
L'ambassadeur de la RASD dénonce leurs complicités
Publié dans Le Soir d'Algérie le 27 - 02 - 2020

Cela fait 44 ans, aujourd'hui, que la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) a été proclamée. Mais après tant d'années, le constat est là : à l'exception d'avoir arraché quelques acquis certes précieux et néanmoins symboliques, l'évolution du dossier stagne et se caractérise, ces derniers mois, notamment, par un nouveau blocage. Pour les représentants du Front Polisario, le Maroc et ses « alliés » œuvrent sans cesse à entraver le peuple sahraoui dans sa marche pour son indépendance.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Irrité, l'ambassadeur du Front Polisario à Alger a, dans ce contexte, pointé du doigt la complicité «affichée» de certains pays européens qui seraient à l'origine de ce statu quo.
Lors d'une conférence de presse qu'il a animée, hier mercredi, au forum du quotidien El Wassat, Abdelkader Taleb Omar a ouvertement fustigé l'Espagne et la France. Ses critiques se sont particulièrement dirigées à l'endroit du gouvernement espagnol dont il considère que «la position d'hier n'est plus celle d'aujourd'hui». Il a souligné que les positions de Madrid ont de tout temps viré du chaud au froid lorsqu'il s'agit de la reconnaissance de la Rasd. Il fera toutefois remarquer que ces derniers mois, la politique espagnole, à cet égard, a totalement rompu avec les positions des gouvernements successifs en manifestant un «soutien pratiquement inconditionnel au colonisateur marocain», déplore l'ambassadeur.
Abdelkader Taleb Omar dénonce le parti-pris du gouvernement de Pedro Sanchez, qui se fait aujourd'hui «le défenseur des intérêts du Maroc au détriment de tout un peuple». A chaque fois que l'Espagne se prononce en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui, elle est «aussitôt rappelée à l'ordre et se rétracte à la vitesse de la lumière», a-t-il constaté.
Abdelkader Taleb Omar a, d'ailleurs, rappelé le récent «incident» suite auquel le gouvernement espagnol a dû réitérer sa position sur le Sahara Occidental afin d'apaiser ses relations avec Mohammed VI.
Rappelons qu'un membre du gouvernement issu du parti de gauche Podemos avait reçu dernièrement une représentante du Front Polisario en qualité de «ministre», signifiant, de ce fait, sa reconnaissance de la Rasd en tant qu'Etat. La réaction au sein du gouvernement n'a pas tardé à se manifester, réaffirmant la «non-reconnaissance de l'Espagne officielle de la République sahraouie».
Selon Abdelkader Taleb Omar, c'est de façon décomplexée que l'Espagne cautionne « la propagande du roi ». Il attirera encore l'attention sur l'absence totale du mot « autodétermination » du peuple du Sahara Occidental dans le paysage médiatique espagnol. « Nous avions pour habitude d'envoyer régulièrement des représentants du Front Polisario s'entretenir avec des dirigeants espagnols », a-t-il relevé, chose qui n'arrive plus aujourd'hui. L'ambassadeur de la Rasd a par ailleurs chargé la France qui, d'après lui, «ne fait que calquer la politique de l'Espagne vis-à-vis du dossier sahraoui».
Il estimera encore que la France a accepté de jouer le mauvais rôle dans les négociations pouvant mener vers un règlement de la crise, de manière pacifique.
M. Z.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.