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Les 4 samedis
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 07 - 2020

La semaine a été pénible. Arrêté en France pour une histoire de droit commun, un Algérien répondant au nom d'Amir Boukhors a soulevé une tempête dans les réseaux sociaux. En fait, s'il a réussi à susciter de l'intérêt entre les spontanément solidaires parce que... c'est la France, parce que c'est l'Algérie, parce que c'est l'Algérie et la France, parce que c'est l'Algérie contre la France ou enfin parce que c'est l'Algérie contre l'Algérie! En France, c'est bien Amir Boukhors qui a été arrêté après plusieurs dépôts de plainte de personnes privées pour diffamation et atteinte à vie privée. En Algérie, c'est un autre Amir, DZ en l'occurrence qui a été au centre de la «solidarité» parce qu'il y aurait une demande d'extradition le concernant. Boukhors a été libéré sous caution, DZ continue... qui, déjà ?
La semaine a été pénible, avec une autre interpellation, à Biskra, cette fois-ci. M. Charaf Eddine Choukri est présenté comme «sociologue et écrivain» et aurait été interpellé pour ses déclarations sur la situation à Biskra en matière de Covid-19. On ne sait pas ce qu'il a publié comme écrivain ni ce qu'il fait en tant que sociologue mais on sait qu'on ne doit pas arrêter quelqu'un parce qu'il a été critique envers l'autorité pour sa (mauvaise) prise en charge locale de la pandémie. Bien. M. Choukri a été libéré, tout est bien qui finit bien. Le problème, c'est que ses publications ont commencé à sortir après. Il y a d'abord le... niveau de sa littérature, au ras des pâquerettes. Le sociologue veut «libérer le sud», s'en prend au «zouave Ait Ahmed» qu'il voulait enterrer au Maroc, vilipende tous les «Kabyles» qu'il veut renvoyer à leur mère-patrie la France et pique une colère du diable qu'on se mobilise quand une « feuille tombe à Azeffoun » alors qu'on s'en fout quand Biskra brûle. Le plus grave est qu'on ne l'interpelle pas pour ça ou qu'on l'interpelle parce qu'il s'est exprimé sur la pandémie dans sa région ?
La semaine a été pénible. La direction du RCD aurait effacé sur l'ensemble de ses espaces numériques tout ce qui a trait au parti avant l'arrivée de la nouvelle direction à la tête du Rassemblement. Que les dirigeants du RCD «tournent la page» politiquement de ce qui a été accompli avant est un choix. On peut le partager, s'y opposer ou l'ignorer. Mais qu'on... efface physiquement un parcours, une histoire et un projet pour qu'on ne puisse pas apprécier en connaissance de cause les options des uns et des autres est tout simplement scandaleux, le RCD et les hommes qui ont été du long combat qui ont cheminé vers sa fondation étant un patrimoine commun de tous les démocrates républicains quelques soient leurs différences stratégiques, leurs nuances programmatiques et leurs inspirations philosophiques. La semaine a été pénible. Une réunion présidée par le Chef de l'Etat, avec plusieurs ministres, les responsables des services de sécurité et les walis dont les régions sont particulièrement touchées par la pandémie a été ponctuée par un communiqué très attendu, vu l'ordre du jour de la rencontre. La nature des mesures envisagées pour endiguer l'évolution particulièrement inquiétante de la maladie n'ont pas convaincu tout le monde. S'y est ajouté la forme du texte, dont le moins qu'on puisse dire est qu'il n'est pas un modèle de clarté. Les prochains jours seront durs, très durs, même s'il ne faut pas céder à la panique, qui n'a jamais aidé en quoi que ce soit.
S. L.


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