Gestion des marchandises en souffrance au niveau des ports : La commission d'inspection chargée de renforcer le contrôle    Sahara occidental: le PAM anéantit à son tour" les illusions" du Maroc    Près de 100 policiers mobilisés à travers les plages autorisées à la baignade    Tissemsilt: inhumation de la moudjahida Guerdane Zohra au cimetière "Si Tahar El Othbi" de Lardjem    Cyclisme-stage de l'UAC pour les entraîneurs: Allab et Alloui admis avec mention    Ligue 1-USMA: le recrutement de Guendouz "en bonne voie", assure Anthar Yahia    Oran: 255 citoyens rapatriés des Etats Unis d'Amérique    JO 2021-Covid19: six mois aux nageurs pour retrouver leur forme    Les donneurs de leçons s'en mêlent !    L'animation culturelle sur la toile, un acquis pour les artistes    Covid-19: 477 nouveaux cas, 304 guérisons et 10 décès    Eniem: diversifier les produits pour un retour en force sur le marché    Fusion de quatre filiales du Groupe Sonelgaz    Investissement: recensement des actifs de production des secteurs public et privé    Oran: sortie de 5 promotions à l'école supérieure de l'administration militaire ESAM    Haddad à Tazoult et Tahkout à Babar    REUNION GOUVERNEMENT/WALIS : Pour une véritable décentralisation autour de grands pôles régionaux    HUILE ET SUCRE : Vers la production de 30% des besoins nationaux    TIARET : Installation des nouveaux président et procureur général de la Cour de justice    PROCHAINE BASE MILITAIRE ISRAELIENNE AUX EMIRATS : L'énième trahison    PROCHAINE RENTREE SOCIALE : Un protocole sanitaire préventif dans les écoles, universités et CFPA    DOUARS ‘'SIDI LANTRI'' ET ‘'R'AYED'' (TISSEMSILT) : Les habitants des zones d'ombre interpellent les responsables    SIDI BEL ABBES : 85 motos mises en fourrière en juillet    L'Autorité palestinienne annonce le rappel "immédiat" de son ambassadeur à Abou Dhabi    Le FLN et le RND ont boycotté Bengrina    CHANGER L'ASPECT DES ZONES D'OMBRE : Djerad donne un ultimatum de 4 mois    Le premier cancer détecté chez un dinosaure soulève de nouvelles hypothèses    Hôpital mère-enfant de Sétif : ablation d'une tumeur de 20 kg de l'utérus d'une quinquagénaire    Khaled Drareni n'a jamais été détenteur de la carte de presse professionnelle    El Tarf: installation du nouveau procureur général de la Cour de justice    L'ONU appelée à trouver une solution juste et définitive à la question sahraouie    Nouvelle mobilisation de milliers de personnes contre le Président Keïta    Le Président visé par une enquête pour financement illégal de campagne    Windhoek rejette l'offre de réparations allemande    Suspension du traité d'extradition avec Paris et Berlin    Hamel condamné à douze ans de prison sur fond d'un nouveau scandale    Coup d'envoi du projet de la station d'épuration    La traque d'un "sulfureux" général    "Retour au confinement si besoin"    Vers l'annulation de la Coupe d'Algérie    Nassim Saâdaoui quitte la prison d'El-Harrach    L'expérience au service de la JSK    À quand la reprise ?    Bougie n'a pas illuminé cet été    "Une réelle réflexion doit être engagée sur l'avenir de la culture et des arts"    Le corona met la vie culturelle en berne    Ligue des champions d'Europe: Sur fond d'opposition de styles    L'instit, l'obole et la révolution    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ennahdha appelle au départ de Fakhfakh
Tunisie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 07 - 2020

De Tunis, Mohamed Kettou
L'instabilité politique en Tunisie est devenue un phénomène récurrent. Chaque jour apporte son lot de déceptions pour une population de plus en plus inquiète et impatiente.
Cette instabilité se traduit, aujourd'hui, par l'appel lancé, dimanche soir, par le parti islamiste Ennahda, dont le conseil consultatif ( Majless echoura) a appelé, ouvertement, au départ de Lyes Fakhfakh et à la constitution d'un nouveau gouvernement. Cet appel est adressé au président de la République, aux partis politiques et aux organisations nationales. Il a été adopté par 54 voix contre 38 optant pour la stabilité du gouvernement conduit depuis fin février par Lyes Fakhfakh. Les accusations de «conflit d'intérêts» portées contre ce dernier ont été confirmées par la haute commission de lutte contre la corruption. D'autres chefs d'accusation ont été retenus contre le chef du gouvernement, à savoir : exploitation d'informations de première main, blanchiment d'argent et enrichissement illicite. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que le torchon brûle entre le président de la République et celui du Parlement. Ce dernier n'a pas hésité, à maintes reprises, à outrepasser son domaine pour s'immiscer dans les affaires étrangères, domaine relevant exclusivement des prérogatives du chef de l'Etat. Celui-ci l'a clairement dit : «Je ne me laisserai pas marcher sur les pieds.» Une déclaration qui n'a fait qu'envenimer davantage les relations entre les deux hommes. Dans ce contexte, quel sort réserverait le président Saïed à l'appel du parti islamiste et de son chef, Rached Ghannouchi ? Va-t-il prendre la même voie au risque de se désavouer lui-même, sachant que Fakhfakh est un «pur produit» du président de la République qui l'a fait sortir de l'oubli pour lui permettre de se reconstruire une carrière politique. Le soir même, les réactions ont surgi. Six blocs parlementaires ont rejeté le plan du parti islamiste. Ces blocs soutenus par la centrale syndicale ont décidé de maintenir leur appui au gouvernement en place avec la possibilité d'y inclure des personnalités indépendantes. Leur détermination va au-delà de ce soutien. En cas d'impasse, ils se proposent de former un gouvernement sans aucune assise partisane. Ce serait, estiment-ils, un gouvernement d'indépendants qui dirigerait le pays durant une période transitoire au cours de laquelle, il procéderait à l'amendement du code électoral et appellerait à des élections anticipées. Le refus de ces blocs de suivre Ennahdha dans sa démarche constitue, selon les observateurs, une bouée de sauvetage que le chef de l'Etat ne rejettera pas pour continuer à naviguer, selon son choix, avec Lyes Fakhfakh. Cependant, dans ce magma, le mieux pour le pays sera une décision présidentielle de nommer un nouveau chef du gouvernement. Car Lyes Fakhfakh, en s'entêtant à conserver son fauteuil, n'aura de choix que de remplacer les ministres nahdhaouis par d'autres puisés dans des blocs qui lui assureraient 109 voix au Parlement. Il pourrait, également, élargir le nombre des portefeuilles par intérim en courant le risque d'affaiblir son gouvernement qui sera incapable de faire adopter les projets de loi par un Parlement hostile. C'est dire combien la situation est inextricable.
M. K.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.