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Mahieddine Tahkout condamné à seize ans de prison et tous ses biens confisqués
Le verdict a été prononcé hier
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 07 - 2020

Mahieddine Tahkout n'a pas échappé à la lourde peine requise à son encontre par le représentant du ministère public. Il écope de seize ans de prison, une peine assortie d'une toute aussi lourde amende pour tous les préjudices occasionnés au Trésor public.
Cette amende qui s'élève à huit millions de DA n'est cependant pas la seule que l'homme d'affaires devra verser, puisque le tribunal de Sidi-M'hamed a condamné chacune des sociétés poursuivies dans cette affaire à verser 32 milliards DA, tout comme il leur est interdit de postuler à un quelconque projet durant une période de cinq années. Son fils, Bilal, qui paraissait très inquiet durant le déroulement des auditions, a, pour sa part, été condamné à une peine de sept ans de prison assortie d'une amende égale à celle qu'aura à payer son père.
Les frères Tahkout, Hamid et Nacer, ont écopé respectivement de sept et trois ans de prison et d'une amende s'élevant également à huit millions de DA. Tous les biens de la famille Tahkout ont aussi fait l'objet d'une décision de confiscation, et tous les comptes ont été gelés dans le cadre d'une mesure conservatoire qui ne sera définitive que lors de la prononciation de la sentence à l'issue du procès en appel.
Des peines moins lourdes ont été prononcées à l'encontre de l'ex-DG de l'Etusa, du directeur des œuvres sociales de Tipasa, de l'ancien wali de Skikda et de l'ex-directeur national de l'Onou à deux ans de prison.
Les anciens directeurs de l'Etusa et de l'Onou devront quant à eux verser respectivement des amendes de 200 000 DA et 100 000 DA. Le tribunal de Sidi-M'hamed a également prononcé onze relaxes parmi les cadres des sociétés Tahkout et anciens responsables des cités universitaires poursuivis dans ce dossier.
Il y a également bien sûr les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal. Tous deux condamnés à des peines de dix ans de prison assorties d'une amende s'élevant à 500 000 DA. C'est la peine la moins élevée prononcée à leur encontre depuis le début de procès de l'affaire de l'automobile. Auparavant, Ouyahia avait écopé de quinze années de prison lors du jugement des hommes d'affaires Mohamed Baïri, Hacène Larbaoui et Ahmed Mazouz.
La même peine avait été prononcée à son encontre dans le dossier de Mourad Eulmi, ancien représentant de la marque Sovac en Algérie. Dans les mêmes affaires, Abdelmalek Sellal a été condamné à douze ans de prison.
Les deux anciens Premiers ministres n'étaient pas présents au tribunal, lors de la prononciation du verdict. Ils ont d'ailleurs été absents tout au long de la dernière semaine marquée par les plaidoiries des avocats. Les membres de la défense d'Ahmed Ouyahia ont informé la cour que leur client était hospitalisé au CHU Mustapha. Aucune information supplémentaire n'a circulé sur le motif de son hospitalisation, mais beaucoup ont établi un lien avec sa déclaration au tribunal. Il avait, en effet, dévoilé à la cour qu'il se trouvait atteint d'un cancer et que son incarcération l'avait empêché de subir la dernière séance de son traitement.
Des sources bien informées font savoir que Ouyahia se trouverait toutefois hospitalisé pour d'autres raisons. Hier, son avocat a tenu à démentir publiquement les rumeurs avançant son décès.
Pour sa part, Abdelmalek Sellal s'est dit lui aussi à de nombreuses reprises fatigué par les allers et venues à bord d'un camion cellulaire. Il a plusieurs fois demandé aux juges l'autorisation de ne pas se présenter lorsque son tour d'audition n'était pas programmé. Sa requête a été acceptée à chaque fois.
Sellal et Ouyahia ont comparu pas moins de quarante-deux fois,uniquement dans le procès de l'affaire de l'automobile. Il s'agit du plus gros dossier pour lequel ils ont été inculpés et incarcérés.
A. C.


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