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L'observation des oiseaux à Central Park, rare loisir en temps de Covid
Devenu « le paradis » des photographes
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 12 - 2020

Ils sont une trentaine en cette journée d'automne à s'aventurer, masque sur le visage, dans le Ramble, un sous-bois de Central Park, à la recherche d'un hibou, une rareté à New York. Ils suivent tous «Birding Bob», Robert DeCandido de son vrai nom, guide ornithologique depuis plus de 30 ans dans la célèbre oasis de verdure de Manhattan, qui n'a jamais eu autant de clients. Les activités culturelles et sportives étant entre parenthèses, les New-Yorkais se rabattent sur les quelques loisirs encore permis en temps de coronavirus, parmi lesquels l'observation des oiseaux. D'un seul coup, la petite troupe s'arrête sur un signal de «Birding Bob», saisit jumelles et téléobjectifs pour repérer, dissimulé dans les aiguilles d'un pin, le fameux hibou barré arrivé il y a un mois environ à Central Park. Pourtant au cœur d'une ville à la densité notoire, Central Park est considéré comme l'un des meilleurs lieux d'observation ornithologique au monde, avec quelque 220 espèces différentes de volatiles. «Toutes les activités en intérieur ont été annulées», explique Robert DeCandido, son éternelle casquette rouge sur la tête. «Donc les gens font des choses à l'extérieur. Et ces promenades (de trois heures) ne coûtent que 10 dollars.» Outre le hibou barré, dont certains affirment qu'il y aurait en réalité deux spécimens dans le parc, le plus célèbre rectangle de verdure au monde accueille également un hibou grand-duc, observable avec l'aide de «Bob».
«Connectée à la nature»
Récemment installée à New York, Tarini Goyal explique que ce nouveau passe-temps l'aide à composer avec une pandémie qui dure et connaît une résurgence aux Etats-Unis.
Le samedi précédent, elle a participé à une promenade nocturne. Ce dimanche, elle est de retour pour une nouvelle visite guidée, de jour, cette fois. «Ça m'aide à me sentir plus connectée aux New-Yorkais et à la nature», décrit cette médecin de 28 ans, tout en offrant des cacahuètes à des mésanges huppées. «C'est une activité que vous pouvez faire seul, dans les parcs, en gardant vos distances avec les autres», relève David Barrett, créateur du compte Twitter «Manhattan Bird Alert», pour justifier le regain de popularité de l'observation ornithologique. «C'est quelque chose qui peut vous fasciner durant des heures», poursuit celui dont le compte a gagné plusieurs milliers d'abonnés ces dernières semaines, et frôle désormais les 30 000.
«Ça change constamment.» Hobby assez confidentiel jusque récemment, l'observation ornithologique a fait la Une, en mai, lors d'un incident qui a eu lieu dans le Ramble. Une femme blanche, Amy Cooper, a appelé la police, accusant sans fondement un amateur d'oiseaux afro-américain, Christian Cooper (pas de lien avec elle), de l'avoir menacée.
Révélé le même jour que la mort de George Floyd, l'événement a fait le tour du monde et valu à Amy Cooper une inculpation pour dénonciation calomnieuse. Des puristes ont reproché à «Birding Bob» d'avoir trop agrandi la population des amateurs d'oiseaux dans le parc, de faire commerce d'un bien public mais aussi d'utiliser des enregistrements pour attirer les animaux ailés. Ce dimanche, ce biologiste de profession a ainsi capté l'attention d'un pivert de Caroline à l'aide d'un son pré-enregistré. Mais Robert DeCandido a aussi ses défenseurs au sein de la communauté des passionnés, dont David Barrett, qui souligne que «Bob» respecte l'environnement et la faune. David Barrett estime également que l'augmentation du nombre des observateurs pourrait permettre de repérer davantage de spécimens. En 2018, ce mathématicien aujourd'hui âgé de 56 ans s'était fait un nom en identifiant un canard mandarin, une rareté, dans Central Park. Son plumage chatoyant avait fait le délice des amateurs, et au-delà. Pour David Barrett, Robert DeCandido ou la photographe Deborah Allen, qui collabore avec «Birding Bob», l'observation des oiseaux est aujourd'hui bien plus qu'un simple hobby.
son arrivée à New York, la photographe aujourd'hui sexagénaire a rapidement pris l'habitude de trouver refuge, le temps de son déjeuner, dans Central Park, à l'abri du fracas de la ville. Un jour, elle a aperçu un oiseau. «C'était parti. J'étais accro.»


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