Formation sur la fabrication de fromages au profit de la femme rurale    Sabri Boukadoum en visite au Togo    Juventus : Rabiot dans le viseur d'un grand club anglais    Chlef: inhumation des victimes de la crue de l'Oued Meknassa    Averses orageuses sur plusieurs wilayas du pays    Examen de deux projets d'ordonnance sur le Régime électoral et la détermination des Circonscriptions électorales    Entrepreneuriat féminin: un concours pour valoriser les femmes créatrices de richesse    Journée internationale de la Femme : Chanegriha préside une cérémonie en l'honneur des personnels féminins du MDN    CAN-2021 (U17) : "L'EN attend toujours l'autorisation pour s'envoler au Maroc"    Pour un manifeste des femmes algériennes    La militante sultana khaya victime d'une tentative d'élimination physique    Fawzi Derrar annonce de nouveaux cas    Futur parti pour une majorité présidentielle?    Le Président Tebboune présente ses condoléances à son homologue sahraoui suite au décès de sa mère    Cyclisme / Championnats d'Afrique sur route : la sélection algérienne à la 2e place    Ligue 1 CRB-CSC : le Chabab pour renouer avec la victoire    Barça : Messi a voté pour l'élection du nouveau président    Un étudiant violemment pris à partie au sein du campus    Plus de 3 000 bénéficiaires défaillants    Karim Younès insiste sur les droits légitimes des citoyens    Les médicaments anti-cholestérol ne provoquent pas de douleurs musculaires    «Le dialogue est incontournable»    L'heure du bilan    Actuculte    Quelles chances pour Zetchi face à "l'accord de Rabat" ?    Benabdi, la nouvelle force de frappe de la JSK    3 décès et 156 nouveaux cas    Deux morts sur la voie ferrée à Oran    Scènes de guérilla urbaine après l'arrestation d'un opposant    Au moins 90 morts dans des combats à Marib    Mechichi tente l'apaisement    L'Algérie prend part au 14e Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et la justice pénale    Petite bouffée d'oxygène pour la recette communale: Réouverture du marché des véhicules en attendant sa mise en adjudication    Tlemcen - Formation : tourisme, hôtellerie et restauration font recette    Les cours du pétrole au plus haut en près de 2 ans    Sur un total de 10.200 sociétés inscrites au CNRC: 5.113 sociétés ont déposé leurs comptes sociaux au 31 décembre 2020    Le «tintamarre» Yasmina Khadra    Inauguration officielle du théâtre La Fourmi par la ministre de la Culture: Un pôle culturel d'excellence voit le jour à Oran    «On peut mobiliser 15 milliards de dollars par an»    Le rond à béton algérien aux USA    L'optimisme de Chitour    Tebboune tient son agenda politique    Niger : saisie record de 17 tonnes de résine de cannabis    Le Venezuela organise des défilés militaires    20 morts dans l'explosion d'une voiture piégée à Mogadiscio    Les chercheurs lancent les premiers jalons    Des non-voyants au secours du tourisme    Rétrospective des 60 ans de Mustapha Adane!    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les violences faites aux femmes prennent une ampleur inquiétante
Les chiffres de l'INSP sont édifiants
Publié dans Le Soir d'Algérie le 19 - 01 - 2021

Pas de répit pour de nombreuses femmes victimes de violences. La collecte de données effectuée par l'Institut national de santé publique (INSP) lève le voile sur un pan de leurs souffrances. Les victimes sont souvent jeunes, mariées et travailleuses. Elles sont agressées majoritairement par leur mari, au sein du domicile conjugal. Souvent, faute d'un certificat médical établi dans les règles, elles peinent à faire valoir leurs droits.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Problème de santé publique et véritable violation de l'intégrité physique, les violences faites aux femmes ont fait l'objet d'une étude de la part de l'Institut national de santé publique. Elle a concerné toutes les femmes victimes de violences consultant les services de médecine légale, de gynécologie et des urgences au niveau des hôpitaux de cinq wilayas, à savoir Oran, Alger, Blida, Médéa et El-Oued durant l'année 2018.
La collecte des informations a été effectuée par des médecins légistes, des gynécologues et des urgentistes ainsi que des sociologues, des psychologues et des médecins généralistes. Au total, 5 700 femmes victimes de violences ont été comptabilisées avec 90% des données collectées dans le service de médecine légale. 60% des femmes ont consulté sous réquisition pour violences, contre 37,9% qui consultent spontanément. Analysant les données collectées, les enquêteurs de l'INSP révèlent une prédominance dans la tranche de 25-34 ans qui représente une fréquence de 31% des femmes consultantes.
52% des femmes agressées sont mariées avec une moyenne de deux enfants, 30% sont célibataires, 11% sont divorcées et 4% sont veuves. En matière d'instruction, 32% des femmes ont un niveau d'instruction moyen, 19% primaire et 11% sont des universitaires. 26% sont des femmes travailleuses contre 17% de femmes au foyer.
Selon les statistiques de l'INSP, l'agression se déroule au domicile dans 53% des cas, les lieux publics sont en cause dans 33% des cas, puis celles commises en milieu du travail dans 3% alors que le milieu scolaire est en cause dans 2% des cas.
L'agression a souvent lieu le soir, entre 17h et 20h. 23% des violences faites aux femmes sont causées par les maris. Les voisins et les frères figurent en bonne position. L'âge moyen de l'agresseur déclaré est de 36 ans. Dans 37% des cas, les agresseurs ont fait des études, 5% sont universitaires et 5% sont sans instruction. 13% des victimes ont déclaré que l'agresseur est fonctionnaire. Les agressions physiques représentent la majorité des violences déclarées à hauteur de 98%, viennent ensuite les agressions psychologiques (8%) et les agressions sexuelles (4%). Les agressions physiques sont représentées dans leur totalité par des coups et blessures volontaires, alors que les agressions psychologiques sont à leur tour représentées par des signes d'angoisse et de choc émotionnel. Si 99,8% ont bénéficié d'une prise en charge médicale, seules 28% d'entre elles ont bénéficié de consultation psychologique. Dans 43,5% des cas, le certificat médical n'a pas été délivré pour la victime, alors que l'incapacité totale de travail est en moyenne de 6 jours.
Très souvent, les coups reçus entraînent «une perte d'autonomie ou perte d'une fonction particulière, à l'instar de la perte d'un œil ou la paralysie d'un membre. Malheureusement, dans 32% des certificats médicaux, l'ITT n'a pas été mentionnée, privant les victimes d'une preuve à faire valoir. Une situation qui révèle souvent le manque de formation des personnes qui accueillent les victimes.
N. I.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.