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La prison se charge des convictions !
Publié dans Le Soir d'Algérie le 24 - 02 - 2021

Soit elle les abîme et finit par les éteindre complètement, soit elle les raffermit ! Tout dépend des raisons pour lesquelles quelqu'un va en prison. Celles qui font qu'une personne passe du statut d'homme de pouvoir politique et financier à celui de sombre prédateur incarcéré pour avoir saigné le pays et vidé les caisses de l'Etat. Celles-là transforment l'autoritarisme, l'arrogance et le mépris assumé du haut responsable lâché par ses sponsors en impuissance à se défendre contre ce que, lui-même, a contribué à mettre en place. Et il y a celles et ceux dont la prison n'entame en rien la détermination et la certitude que le triomphe démocratique mérite qu'on lui sacrifie une perte de liberté. Quand on joue dans la cour des grands, on fait peu cas de ce qui se passe en bas. À ce niveau-là, on est, généralement, tout à fait convaincu que, pour tenir le citoyen à distance des privilèges et entretenir sa soumission, comme l'affirmait le sinistre Ouyahia, il faut l'affamer.
La tentation autoritaire n'a pas renoncé. Elle fait de la contestation une pratique passible d'internement. Surtout lorsqu'elle se fixe pour objectif de fournir aux consciences qui doutent les mots qui balaient ce dernier et aident à rendre l'éveil permanent. Ceux qui ont été incarcérés durant de longs mois, pour avoir enfreint l'interdit, exprimé librement leur rejet de la situation qui prévaut ou pour en avoir rendu compte, ont été graciés ! Pas réhabilités ! Ils demeurent, par conséquent, coupables d'avoir porté préjudice à la réputation du système et à l'image de ceux qui le servent.
Les graciés ont une épée de Damoclès qui leur pend sur la tête. À la moindre récidive, ils retournent en prison. Celle-là même qui, au lieu d'enterrer les convictions, a mûri les certitudes et fabriqué des héros enfantés par un Hirak que l'on aurait grand tort de croire essoufflé.
Des hommes et des femmes exemplaires auxquels le mouvement populaire s'identifie et dont il porte fièrement l'étendard. Voilà pourquoi le moyen de garantir une expression loin des standards actuels reste celui qui s'oppose au musellement des voix émancipatrices par les résidus d'une intendance honnie.
M. B.


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