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Visite de Kaïs Saïed à Tripoli
Tunisie-Libye
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 03 - 2021

De Tunis, Mohamed Kettou
Toutes les questions relatives à la relance de la coopération seront abordées avec une nouvelle conception.
Sitôt le calme revenu en Libye et quelques jours seulement après la prestation de serment par le nouveau gouvernement conduit par Abdelhamid Debaibah, le Président tunisien Kaïs Saïed s'est déplacé, hier mercredi, à Tripoli. C'est avec autant de soulagement que d'enthousiasme que la Tunisie enregistre le retour à la «normale» dans ce pays avec lequel les liens sont innombrables: langue, religion, liens familiaux, etc. Et il n'est plus besoin de démontrer que ce pays constitue un prolongement naturel de la Tunisie. D'où le souci des deux parties de relancer une coopération qui leur a toujours été profitable. La visite de Kaïs Saïed a un caractère « essentiellement » politique, selon le cabinet présidentiel. Aucun sujet n'est tabou, dit-on à Carthage, et toutes les questions relatives à la relance de la coopération seront abordées avec une nouvelle conception qui se distingue de celle qui prévalait avant le changement des régimes à Tunis et Tripoli, et avec la détermination de travailler ensemble dans la transparence au service des peuples tunisien et libyen. Aujourd'hui que le calme est rétabli en Libye, cette dernière a hâte de se mettre au travail pour se reconstruire et restaurer tout ce qui a été détruit par la guerre civile. Des chantiers seront ouverts, sans doute, partout dans le pays. Pour y parvenir, la Libye, qui dispose d'une assiette financière appréciable, mais aura besoin de cadres et de travailleurs que la Tunisie est prête à fournir. Ce sera un soulagement, relativement, pour le marché de l'emploi et relancera un commerce touché de près, ces dernières années, par la situation anarchique dans les deux pays. Cependant, tout ne baigne pas dans l'huile. Les convoitises sont nombreuses. Incapables de concurrencer les entreprises françaises, allemandes, turques ou russes, les tunisiennes seront confinées dans la sous-traitance. L'important, c'est d'y décrocher une place, dit-on à Tunis.
C'est, d'ailleurs, dans ce contexte que s'inscrit le projet d'installation d'une zone logistique tunisienne à Sebha dans le sud de la Libye. La création de cette zone est le résultat des travaux du forum d'hommes d'affaires des deux pays tenu, récemment, à Sfax en Tunisie. Cette zone sera exploitée pour faciliter l'accès aux marchés africains des entrepreneurs tunisiens peu habitués à l'Afrique. D'autres projets ont été étudiés, tels que la réactivation de ceux à l'arrêt depuis 2011, le recours aux monnaies nationales dans les transactions commerciales, et la révision de certaines conventions pour les adapter au contexte actuel. Ce n'est qu'un début, estiment les entreprises tunisiennes qui ont beaucoup perdu à cause de la détérioration de la situation en Libye depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui, l'espoir renaît et il n'y a qu'à attendre les élections de décembre prochain qui remettraient, définitivement, la Libye sur les rails.
M. K.


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