Covid-19/vaccination: les citoyens à se présenter dans les structures de santé de proximité    Covid-19: au moins 3.875.359 morts dans le monde    La Bande dessinée en fête à Alger du 25 au 27 juin en cours    Compétitions interclubs de la CAF: l'Algérie conserve ses 4 représentants    Réunion ministérielle du Comité sur la Palestine du Mouvement des pays non-alignés    Le monde en bref...    Boukhelifa (Béjaïa) : Sit-in des bénéficiaires du lotissement d'El Maghra    Coupe de la CAF (Demi-finale aller). Coton Sport 1 – JS Kabylie 2 : Une très belle option pour la finale    Coupe arabe (U20) : Les Verts débutent par une victoire face à la Mauritanie    Appel à l'adoption de mécanismes pour la facilitation des transferts en devises des exportateurs algériens    Elections régionales en France : Le Rassemblement National de Marine Le Pen prend une raclée    BAC à Béjaïa : Des absences qui interpellent    Règlement de la crise malienne : L'application de l'accord de paix est «poussive», regrette la CMA    21e Festival européen à Alger : Sous le signe de l'amitié algéro-européenne    Frioui out «plusieurs semaines»    Le message de Washington    L'université s'ouvre sur l'entreprise    Les ressources financières posent problème    La justice se penche sur la fraude électorale    Qui arrêtera l'Italie ?    «Urban Jungle», une exposition collective sur le réaménagement d'une rue d'Alger    Deux hirakistes risquent trois ans de prison à Mostaganem    Le FFS dénonce et condamne "un acte ignoble"    Quelle place pour les clubs algériens ?    Bouazza : "Le CRB ? Ce sera encore plus difficile"    L'ESS conforte sa position de leader    Sonelgaz cible le marché africain    La suppression de l'essence avec plomb actée    Conférence internationale à Berlin pour tenter de pacifier la Libye    L'auteur condamné à 3 ans de prison ferme    Les familles de 23 harraga sans nouvelles de leurs enfants    Relaxe pour le maire d'Afir confirmée en appel    Paris ouverts sur de nouvelles hausses    Dessalement de l'eau de mer: une réunion pour le suivi des projets pour renforcer les réserves    La chaîne El Hayat TV suspendue pour une semaine    Une grande Histoire à apaiser    De nouveaux équipements arrivent: Bombardiers d'eau et drones contre les feux de forêt    Alger: Deux ouvriers meurent électrocutés    Le changement en Algérie est-il impossible?    L'enjeu des locales et la survie des partis    Une ambition en sursis    Chanegriha à Moscou    Les négociations prennent fin sans parvenir à un accord    Selma Bédri, sur du velours    «Ne souillez pas nos symboles!»    «Les planches me manquent!»    Rencontre avec Emir Berkane    Qui succédera à Chenine ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le scepticisme des syndicats
Appel au dialogue du ministère de l'éducation nationale
Publié dans Le Soir d'Algérie le 15 - 05 - 2021

L'ampleur que prend la protestation dans le secteur de l'éducation nationale a incité la tutelle à ouvrir la voie du dialogue, appelant les partenaires sociaux à une série de rencontres dès lundi prochain. Si cette tentative est perçue comme une volonté d'apaiser les tensions grandissantes chez le personnel de l'éducation, les parties invitées au débat ne l'entendent pas de la même oreille.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - La démarche du ministre de l'Education nationale d'engager des rencontres avec les syndicats du secteur qui sont au nombre de 27 a suscité des réactions immédiates des parties concernées. Peu enthousiastes, les représentants de la majorité des organisations syndicales y voient une énième ruse de la tutelle dont le but, disent-ils, n'est aucunement la satisfaction des revendications du personnel en colère, mais plutôt une tentative de « gagner du temps » et par conséquent faire traîner davantage la situation.
Nombreux sont les syndicalistes qui expriment leur perplexité vis-à-vis de « cet appel au dialogue », cela est notamment le cas du coordinateur du Conseil des lycées d'Algérie (CLA), Zoubir Rouina, qui estime que cet appel du ministère n'est pas tellement différent du précédent. Dans la mesure où « ce n'est pas la première fois que les points liés au pouvoir d'achat ainsi qu'à la retraite proportionnelle auront été traités par la tutelle », explique-t-il. Le problème qui se pose est que les responsables du secteur s'inscrivent dans la même logique que celle du passé. « Il faut savoir que ces dossiers ont fait l'objet d'études et de débats par les services de Benghabrit avant d'être mis dans les tiroirs pendant une période de trois ans », rappelle-t-il, en refusant que ce scénario se reproduise.
Le syndicaliste dit ne plus vouloir perdre de temps, estimant par conséquent que « les rencontres qui ne débouchent que sur des garanties verbales ne serviraient pas à grand-chose », si ce n'est, dit-il, à exacerber la colère « des travailleurs du secteur ». Zoubir Rouina a d'ailleurs même fait part de la possibilité de boycotter cette rencontre. « On statuera toutefois sur la décision après la réunion du bureau national du CLA », a-t-il souligné.
Les principales doléances portées par l'ensemble des syndicats et du mouvement de protestation des enseignants né à Oran tournent autour de l'amélioration du pouvoir d'achat et le retour à la retraite proportionnelle.
Pour les représentants du mouvement de grève enclenché depuis plusieurs semaines dans les wilayas de l'Ouest avant de s'étendre dans le pays, l'appel « à un dialogue de façade ne résoudra pas les problèmes qui minent le secteur et son personnel ». L'un des enseignants grévistes et adhérent au même mouvement va jusqu'à accuser la tutelle de vouloir « casser et saboter cette dynamique de protestation ».
Allant dans ce sens, le président du Syndicat autonome des travailleurs de l'éducation et de la formation (Satef) Boualem Amoura doute de la bonne volonté du ministère de l'Education nationale. Il juge que ce n'est pas normal d'appeler les syndicats qui sont très nombreux à des rencontres individuelles, alors que la situation exige des solutions urgentes. Il signale que pour le Satef, par exemple, « la date de la rencontre est fixée au 27 mai prochain ». Chose qui pousse le président du Satef à penser qu'il s'agit d'une « tentative insidieuse dont l'objectif est de gagner du temps ».
En sachant que la fin mai marquera déjà la fin de l'année. « Cela remettra à jour, encore une fois, la prise en charge de nos revendications », explique-t-il. Ainsi, comme le CLA, le Satef peut éventuellement ne pas répondre à l'invitation de la tutelle, estimant que « c'est une perte de temps ».
D'autant plus que certaines doléances à l'image du pouvoir d'achat ne relèvent pas des prérogatives du département de l'éducation. Si le sentiment de méfiance à l'égard de la démarche du ministère prime chez les membres de nombreuses organisations syndicales, quelques-unes se disent au contraire prêtes à aller au dialogue dans l'espoir d'arracher des acquis.
« On ne perd rien, nous irons rencontrer le ministre et c'est seulement là que nous verrons si oui, l'échange débouchera sur des solutions adaptées », dira l'un des représentants de l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (Unpef). Selon lui, rejeter l'option du dialogue n'est pas la meilleure posture à adopter si l'on veut sortir de cette crise.
Pour l'heure, les syndicats semblent partagés quant au boycott des réunions tutelle-syndicats prévues à partir de lundi prochain. Ce qui est certain, en revanche, c'est que les contestataires doutent sérieusement de la bonne foi des autorités quant à répondre favorablement et concrètement aux préoccupations des corps du secteur. Ils promettent, par ailleurs, de se pencher cette semaine sur l'option de durcir la contestation.
M. Z.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.