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Risques de dérapages sécuritaires en Afrique du Nord et au Sahel
Situation au Sahara occidental
Publié dans Le Soir d'Algérie le 31 - 05 - 2021

L'expert en sécurité et directeur du cabinet coordonnateur de l'état-major de l'armée sahraouie, Habouha Brika, a affirmé que les multiples défis sécuritaires qui pèsent sur la région en Afrique du Nord et au Sahel se sont accentués après la violation du cessez-le-feu du 13 novembre suite à l'agression militaire marocaine contre les civils sahraouis dans la zone tampon de Guerguerat.
Lors d'un Webinaire international organisé sous le thème : «La RASD, facteur de stabilité et de sécurité régionales», organisé par le groupe de travail de la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (Eucoco), en partenariat avec le Centre d'études et de documentation Ahmed Baba-Miska, le responsable militaire sahraoui a déclaré que «le mur de la honte érigé par le Maroc et séparant les territoires de la République sahraouie, constitue une véritable instabilité et une menace à l'encontre des civils et est exploité dans le trafic international de drogue». «Les dernières enquêtes effectuées par l'armée sahraouie ont confirmé l'implication de l'armée marocaine dans le trafic international de la drogue à travers les brèches illégales du mur vers les pays voisins et l'Afrique de l'Ouest en vue de les déstabiliser», a-t-il relevé. Il a précisé que «le phénomène du trafic via le mur marocain de la honte s'est aggravé après le cessez-le-feu, devenant un moyen pour soutenir les groupes terroristes dans la région».
M. Habouha Brika a fait savoir que «les opérations de la contrebande durant les deux années de 2019 et 2020 ont connu la contrebande de plus de 40 tonnes de cannabis produit au Maroc vers les pays limitrophes et ce, à travers la brèche illégale d'El Guerguerat, et que ce nombre est appelé à augmenter avec le temps.
Pour cet expert, la poursuite de l'armée marocaine de ses actes illégaux en contribuant à inonder, de connivence avec les réseaux de la contrebande internationale de stupéfiants qui s'est transformée les dernières années en un moyen de soutien aux groupes terroristes, multipliera les menaces sécuritaires et l'instabilité pour tous les pays de l'Afrique du Nord et du Sahel, selon des rapports émanant d'instances internationales et de centres de recherche».
À cela s'ajoute, poursuit le responsable militaire, le fait que la République sahraouie ait été, elle aussi, victime d'actes terroristes en 2011, à la suite du rapt de trois coopérants des camps de réfugiés, ce qui a poussé les autorités sahraouies à prendre un ensemble de mesures au niveau sécuritaire et concernant la lutte contre le terrorisme et la contrebande internationale, à l'instar de la sensibilisation à leurs périls dans la société, l'augmentation du niveau de présence sécuritaire dans les territoires sahraouis libérés, la coordination avec les forces de la Minurso, et le déploiement de forces spéciales le long du mur marocain de la honte.
Il a fait savoir que la République sahraouie a relevé le niveau de coordination sécuritaire avec les Etats limitrophes, dans l'objectif de mettre un terme aux activités illégales, lutter contre le commerce des stupéfiants et contre le terrorisme qui menace la sécurité et la stabilité de la région, ainsi que l'avenir de ses peuples.
Il a souligné, en outre, «le lien étroit entre les défis sécuritaires au Sahara Occidental et ceux posés dans la région du Sahel», d'où l'impératif, selon lui, de prendre en considération le Sahara Occidental dans la prise des dispositions sécuritaires visant à relever ce genre de défis dans la région.
Pour sa part, Souleiman Al-Sheikh Hamdi, professeur à l'Université de Nouakchott a suggéré, vendredi, de coordonner les efforts visant à améliorer la situation sécuritaire au Sahel avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD), estimant qu'elle pouvait jouer le rôle de stabilisateur dans cette région. La conférence placée sous le thème «La RASD, garantir la stabilité et la sécurité dans la région», a vu la participation de responsables et experts militaires et en sécurité sahraouis et d'enseignants universitaires de plusieurs pays (Algérie, Mauritanie, Espagne, France et Etats-Unis).
R. I./APS


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