CAN 2022 (dames) Victoire historique de l'Algérie face au Soudan (14-0)    le Barça peut oublier Sterling    Affaire Djabelkhir : procès reporté jusqu'à décision de la cour constitutionnelle    Cour d'Alger : le procès en appel d'Abdelghani Hamel reporté au 17 novembre    «Je suis contre le projet d'autoroutes à étages à Alger»    La Cour suprême approuve le pourvoi en cassation    Sonatrach ouvre des discussions sur les contrats gaziers    Un programme d'urgence pour atténuer l'impact du stress hydrique    Conférence internationale sur la protection sociale    Nouveau tir d'un missile balistique    Les "entorses" à la justice dans l'affaire Karim Tabbou    Le FFS en colère !    Douze ans après, Yahia Chérif de retour au RC Kouba    Paqueta augmente la charge de travail    Le Libyen Shuhoub Abdulbasit au sifflet    Quand les parents et les enfants jouent avec la mort    Raccordement de plus de 450 foyers au réseau d'électricité en deux mois    SmaIl Yefsah L'inoubliable voix    Ken Loach a opté pour "La Bataille d'Alger"    Constantine contredit Medaouar    Barcelone pour redémarrer, Manchester pour se rassurer    «La concurrence entre Sidi Salah et Doukha sera bénéfique pour l'équipe»    Grande rencontre sur la microentreprise    Branle-bas de combat chez les partis    Le Premier ministre confirme    Entre fermeture et menus réduits    Saisie de 6 263 unités de produits pyrotechniques    Astuces pour une meilleure visibilité    L'état d'exception : une dictature constitutionnelle ?    Dbeyba et ses alliés font tout pour se maintenir au pouvoir : Doutes sur les élections du 24 décembre en Libye    Editions Média-Plus. Ici, on noya les Algériens de Fabrice Riceputi : Silence, on tue des Algériens    Jaoudet Gassouma-écrivain, journaliste, plasticien, réalisateur et enseignant : «Mes sujets sont en quête de reconstruction et de résilience»    Une union truffée de non-dits    Filière lait: Les producteurs appellent à une solution concernant la marge bénéficiaire    Premier ministre: L'Algérie déterminée à accélérer les réformes structurelles    Hamdoullah dima la baisse !    Virée au Palais de justice    Neuf éditions déjà!    La nuit du pétard    Les pétards ont «mis le feu»    La face «cachée» du «Bâtiment»    La Tunisie sollicite l'aide de l'Algérie    L'armée française tue une femme pendant une poursuite    Les dirigeants unis contre l'enquête, pour maintenir l'impunité    Des émissaires de Sassou Nguesso en mission de «conciliation»    Belabed appelle à inculquer la lecture aux enfants    Documentaire sur la solidarité Algéro-Chilienne    Assia Djebar: le manuscrit inachevé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les dessous d'une flambée
PRIX
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 09 - 2021

Ça flambe de partout en cet été qui tire vers sa fin. Les températures sont caniculaires mais il fait également très chaud sur les étals des marchés et dans les rayons des épiceries et supérettes. Les prix des produits alimentaires et autres marchandises sont en perpétuelle hausse. Une flambée qui n'arrête pas de grimper de jour en jour, au grand dam des consommateurs qui s'interrogent de savoir quand cette envolée des prix s'arrêtera enfin. Quelles sont les raisons ?
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Depuis quelques jours, la hausse des prix a touché pratiquement toutes les marchandises. Les produits agricoles frais et les denrées alimentaires sont particulièrement les plus affectés par cette flambée. Produits locaux ou importés, aucun n'a été épargné. Une situation qui pèse lourdement sur les portefeuilles des consommateurs.
Cette envolée des prix trouve son origine dans une panoplie de facteurs. Commerçants et consommateurs, chacun fait son analyse. L'Union générale des commerçants et artisans d'Algérie (UGCAA) impute d'emblée la hausse des prix à la dépréciation du dinar. Il ne manque pas de rappeler que les prix des marchandises obéissent à la règle de l'offre et de la demande. «La loi ne détermine pas les prix. Ils sont libres», précise son secrétaire général et porte-parole, Hazab Benchohra.
Pour lui, le commerce est la colonne vertébrale de l'économie nationale. Pourtant déplore-t-il, «notre économie est actuellement en réanimation». Il fait d'ailleurs, remarquer que 60% des commerçants du marché national exercent dans l'informel. «Il faut trouver les outils et mécanismes nécessaires pour réanimer notre économie», dit-il. Parmi ces outils, il évoque l'éradication du commerce informel qui n'est soumis à aucune charge fiscale ou autre. Pour ce faire, il plaide pour l'intégration des vendeurs informels dans le circuit légal. «Nous avons d'ailleurs, les moyens pour régulariser leur situation. Plus de 51 000 locaux commerciaux demeurent à ce jour fermés à travers les communes du pays ainsi que 537 marchés couverts implantés dans plusieurs wilayas», note-t-il.
Prônant une meilleure gestion du marché et une bonne maîtrise des prix, le SG de l'UGCAA mise sur la création d'un département ministériel de planification afin de «déterminer les besoins des Algériens dans chaque produit et identifier les quantités disponibles de chaque marchandise».
Il appelle aussi à régulariser le foncier agricole et industriel pour permettre aux agriculteurs et aux industriels d'investir dans les règles. Autre suggestion : le recours à la facturation pour «assurer la traçabilité des produits et éliminer les nombreux intermédiaires».
Il évoque également la numérisation des transactions commerciales. «Il faut généraliser l'utilisation de la carte bancaire magnétique afin que la liquidité reste dans les banques», dit-il avant de suggérer de changer la monnaie nationale.
S'agissant des produits subventionnés par l'Etat, Hazab Benchohra affirme que les franges de la société ciblées, notamment les familles nécessiteuses, n'en bénéficient pas. «Ce ne sont pas les nécessiteux qui profitent de ces aides de l'Etat. Les subventions ont créé la contrebande des produits aux frontières et enrichissent des gens qui ont détourné ces produits subventionnés au profit de leur industrie», regrette-t-il.
Il cite ainsi l'exemple du carburant qui, selon lui, profite aux individus qui possèdent des dizaines de camions et autres véhicules. «Ce n'est pas le simple citoyen qui ne dispose même pas d'une voiture de petite cylindrée qui en tire profit», dit-il. Il suggère, à cet effet, de lever la subvention sur ces produits et d'aller vers une prime mensuelle destinée pour tous les citoyens. «Même les chômeurs doivent percevoir une allocation chômage afin qu'ils puissent subvenir à leurs besoins en termes de produits de première nécessité», conclut-il.
Les représentants des consommateurs interpellent les pouvoirs publics
Pour l'Association El-Aman de protection des consommateurs, cette envolée des prix est le résultat d'un effet de boule de neige. «Les augmentations entraînent les augmentations», explique son président, Hacène Menouar. Parmi les facteurs ayant enclenché la hausse des prix de la quasi-totalité des produits sur le marché national, il cite la crise économique mondiale, la dévaluation du dinar et l'augmentation des coûts du fret. «En l'absence de contrôle, nombre d'opportunistes saisissent cette situation pour arrondir leurs chiffres d'affaires», dit-il. Pour lui, le ministère du Commerce qui devrait intervenir pour gérer la situation est actuellement «passif».
Qualifiant cette flambée d'«anormalité», il assure que celle-ci nuit au consommateur algérien et à l'économie nationale et menace la paix sociale.
Hacène Menouar déplore d'ailleurs, que l'Etat ne joue pas son rôle de protection des consommateurs, alors que cette mission est consacrée par la Constitution et doit être assurée par les services de l'Etat. «La protection du consommateur commence d'abord par la régulation du marché. Elle impose une planification et la mise en place d'infrastructures d'entreposage froides et non-froides, des produits agricoles des centrales de distribution, notamment les marchés régionaux, les marchés de gros et les marchés de proximité. Tous ces mécanismes permettront de maîtriser l'équilibre entre l'offre et la demande», dit-il.
Selon lui, disposer d'un réseau professionnel de distribution est synonyme de contrôle et de traçabilité de toutes les transactions. «Aujourd'hui, c'est l'anarchie qui règne laissant libre cours aux nombreux opportunistes qui s'ingèrent en tant qu'intermédiaires entre le producteur et le consommateur multipliant ainsi les marges bénéficiaires», constate-t-il.
Ry. N.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.