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Bekkat plaide pour le rattachement de la sécurité sociale à la Santé
Réformes du système sanitaire
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 09 - 2021

Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, le Dr Mohamed Bekkat Berkani, estime que la réforme du système de santé repose énormément sur l'implication de la sécurité sociale. Il appelle ainsi à restituer aux caisses de sécurité sociale leur rôle important. Il plaide aussi pour le recours aux assurances complémentaires et à la contractualisation des services publics et des établissements privés de santé.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Insistant sur l'urgence de la réforme du système de santé, le président du Conseil national de l'Ordre des médecins précise que cette démarche impose toute une réflexion. «Il faut un véritable programme. Il faut absolument revoir nos structures, leur fonctionnement, les objectifs et les budgets, et retracer les programmes fondamentaux de santé», a souligné le Dr Mohamed Bekkat Berkani, hier, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3. Même si la santé n'a pas de prix, il note cependant que celle-ci a un coût. Il recommande ainsi de dépenser utilement et de façon efficace, afin de faire valoir les programmes de prévention.
Pour lui, la prévention est le moyen adéquat pour mettre en place des plans d'action dédiés aux maladies transmissibles, mais aussi à celles non-transmissibles. «La prévention permet automatiquement d'avoir moins de malades, de réaliser une économie financière importante, et de préserver la santé des individus», dit-il.
L'invité de la radio déplore, par ailleurs, que les caisses de sécurité sociale ne jouent pas leur rôle de «véritable soupape», par rapport aux dépenses de santé des ménages, en particulier en termes de médicaments. Une situation qu'il incombe à un sérieux problème de flux de dépenses que connaissent ces caisses.
Il fait savoir, à cet effet, que la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas), et la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (Casnos) ne disposent pas d'assez de cotisants pour faire face à cette dépense. Dans l'optique d'assurer «un confort financier aux usagers de la santé», il plaide pour le recours aux assurances complémentaires. Et de s'interroger : «Comment rembourser la totalité des médicaments si la différence n'est pas couverte par les assurances complémentaires ? » Pour lui, la souscription de l'assuré social à une assurance complémentaire pour les médicaments, mais aussi pour les séjours hospitaliers, s'impose puisque, dit-il, «il faut bien aller vers la contractualisation des services publics et des cliniques privées». Il fait par contre constater l'attitude de «repli» et de «frilosité» des caisses de sécurité sociale qui, selon lui, ne rend pas service à la complémentarité entre le service public et les cliniques privées. «Les établissements privés de santé peuvent soulager l'hôpital public dans la prise en charge des malades. Mais comment les compter dans les services rendus de la médecine de notre pays si les malades ne se font pas rembourser leurs soins dans ces structures ?», dit-il.
Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins estime que toute une réflexion doit être engagée entre la sécurité sociale et le prestataire de service qui est le ministère de la Santé. Seulement, poursuit-il, la sécurité sociale qui dépend d'un autre département est souvent «une source de conflit».
Il estime que le rattachement de la sécurité sociale au ministère de la Santé pourrait dénouer la situation et permettre ainsi «de dépenser et de responsabiliser l'argent des cotisants par le principal acteur de la santé».
Ry. N.


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