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Abdelkader Bensalah n'est plus
Ancien chef de l'Etat et président du Sénat
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 09 - 2021

L'ex-chef de l'Etat et ancien président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, est décédé hier à Alger. Il sera enterré aujourd'hui au cimetière El-Alia. Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décidé de la mise en berne du drapeau national à travers le territoire national, pendant trois jours, à compter d'hier.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Haut commis de l'Etat, Abdelkader Bensalah a assumé la fonction de chef de l'Etat pendant neuf mois, entre les mois d'avril et décembre 2019.
Il avait entamé sa carrière en tant qu'ambassadeur en 1989, avant de faire son entrée dans le monde politique en contribuant à la création du Rassemblement national démocratique (RND) en 1997. Il avait entamé son action parlementaire en 1977 en tant que député avant d'être élu président de la Commission des relations extérieures puis du Conseil national de transition (CNT), de l'Assemblée populaire nationale (APN) et, enfin, du Conseil de la Nation.
Il avait été également nommé ambassadeur d'Algérie en Arabie Saoudite en 1989 et représentant permanent auprès de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) à Djeddah. C'est dans les années 90 de la tragédie nationale que Bensalah devient une personnalité nationale au rôle important. Il avait, en effet, conduit, en 1993, la commission du dialogue national en charge de l'élaboration de la plateforme de l'entente nationale en vertu de laquelle a été créé le CNT en 1994.
Président du CNT à partir du 14 juin 1994, il devient après les élections législatives de 1997, remportées par son parti qui venait d'être créé, président de l'APN. Après sa réélection en tant que député de la wilaya d'Oran en 2002, feu Bensalah avait été désigné par l'ancien président de la République Abdelaziz Bouteflika membre du Conseil de la Nation à la tête duquel il avait été porté à l'unanimité pour trois mandats au cours desquels il avait présidé l'Union parlementaire africaine.
En 2011, il avait été chargé de mener des consultations politiques avec la classe politique. Abdelkader Bensalah a été propulsé une nouvelle fois au-devant de la scène, quelques semaines après l'avènement du mouvement populaire du 22 février 2019.
Par sa puissance et sa longévité, ce mouvement qui a traversé toutes les wilayas du pays a poussé l'ancien Président Abdelaziz Bouteflika à la sortie, en application de l'article 102 de la Constitution qui stipule qu'en cas de vacance du pouvoir, c'est le président du Conseil de la Nation qui assure la fonction de chef de l'Etat pour une durée de trois mois, le temps d'organiser des élections présidentielles. Abdelkader Bensalah assume ainsi ses fonctions dans une conjoncture difficile, marquée par un bras de fer entre un puissant mouvement populaire qui demande le changement radical et le départ de tous les symboles du système et le commandement militaire qui tenait à la solution constitutionnelle à la crise.
Sauf que le défunt a été amené à poursuivre sa mission en tant que chef de l'Etat après l'expiration du délai constitutionnel, en raison de l'opposition populaire à l'élection présidentielle fixée alors au 4 juillet 2019 mais annulée, officiellement, faute de candidats.
Il sera maintenu dans son poste suite à la décision du commandement militaire, appuyée par une fatwa du Conseil constitutionnel, pour une autre période de six mois, soit jusqu'à l'élection présidentielle du 12 décembre 2019.
Feu Bensalah, qui occupait, en parallèle, le poste de président du Conseil de la Nation, avait démissionné après la lettre adressée, le 4 janvier 2020, au Président Tebboune l'informant de sa volonté de mettre fin à son mandat à la tête de la Chambre haute du Parlement.
Après ce rendez-vous, le défunt disparaît des radars jusqu'à l'annonce de son décès hier matin.
Il sera inhumé aujourd'hui au cimetière El-Alia à Alger.
K. A.


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