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«Rien n'a été fait en matière de prévention»
Cancer du sein
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 10 - 2021

L'éminent épidémiologiste et directeur de l'Observatoire régional de la santé, le Pr Djamel Zoughailech, a estimé qu'en «matière de prévention contre le cancer du sein, rien n'a été fait». Selon lui, les deux principaux problèmes auxquels font face les spécialistes de la santé pour la lutte contre la prolifération des cancers du sein en Algérie sont le dépistage et la prévention.
«Octobre rose» est le mois dédié à la lutte contre le cancer du sein. Pour cette édition de 2021, l'OMS a retenu «la prévention» car plus de 2,2 millions de cas de cancer du sein ont été recensés en 2020, ce qui en fait le cancer le plus courant, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Dans le dernier bulletin épidémiologique publié par l'Observatoire régional de la santé, il a été précisé que, selon plusieurs études, «le monde entier a assisté à des changements significatifs dans le dépistage, le diagnostic et le traitement du cancer du sein pendant la pandémie de Covid-19. Ce changement peut avoir de lourdes conséquences sur le pronostic et l'avenir des patientes».
Selon le Pr Zoughailech, la lutte contre le cancer du sein pendant cette pandémie doit être poursuivie et nécessite de renforcer radicalement les systèmes de santé pour une meilleure prise en charge. Cependant, «la prévention et le dépistage constituent également un axe d'intervention primordial, voire vital, dont l'éducation et la sensibilisation sont les clés de réussite».
Pour le directeur de l'Observatoire, le dépistage reste la seule piste qui doit être exploitée pour empêcher la survenue d'un cancer du sein, «étant donné nos connaissances limitées sur les facteurs de risque». Par le dépistage, «on peut le détecter lorsqu'il est de très petite taille (moins d'un centimètre de diamètre) grâce à la mammographie réalisée dans le cadre d'un suivi régulier. On peut ainsi accroître les chances de guérison, tout en bénéficiant de traitements moins lourds (moins de chirurgie mutilante, moins de chimiothérapie)». Pourtant, le dépistage du cancer du sein est une priorité du plan cancer en Algérie. Cependant, force est de constater que ce plan n'a fait aucune avancée dans ce domaine.
«Il y a des associations qui font un travail remarquable sur le terrain, mais leurs efforts se heurtent généralement au manque de moyens, comme les mammographes», a-t-il expliqué en précisant qu'il y a un manque crucial en information et en orientation pour les malades.
Selon l'épidémiologiste, il est urgent de reconsidérer le plan cancer et d'accorder à la prévention la priorité puisque «le succès des programmes de dépistage repose sur un certain nombre de principes fondamentaux».
La maladie visée doit être une forme commune de cancer, avec une forte morbidité ou mortalité qui lui est associée, un traitement efficace, capable de réduire cette morbidité et cette mortalité doit être disponible, et les méthodes d'épreuve doivent être acceptables, sans danger et relativement peu coûteuses.
Dans un programme national de lutte contre le cancer, les programmes de dépistage doivent être organisés de façon qu'une proportion importante du groupe visé soit dépistée et que les sujets chez qui l'on observe des anomalies se voient poser un diagnostic approprié et reçoivent le traitement qui convient.
Le professeur estime qu'il faut «parvenir à un accord sur les lignes directrices à appliquer dans le programme national de lutte contre le cancer». Il s'agit notamment de la fréquence du dépistage et des âges auxquels il faut le faire, des systèmes de contrôle qualité appliqués aux tests de dépistage, des mécanismes définis d'orientation des malades et de traitement des anomalies et d'un système d'information capable de suivi des personnes à risque.
Citant quelques exemples d'initiatives mises en place comme celle enclenchée par le Centre d'information, de diagnostic et d'orientation (Cido) pour la prévention du cancer du sein, relevant de la polyclinique des Mûriers à Constantine, le Pr Zoughailech du CHU de Constantine préconise un contrôle et une évaluation permanents pour le programme du Plan national cancer.
Ilhem Tir


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