Nos déplacements quotidiens s'effectuent de plus en plus dans des lieux séparés, ce qui nous oblige à être toujours plus mobile. Ces dernières années, les jeunes Guelmis ont misé sur la moto, devenue plus accessible. Ce phénomène a rendu le réseau routier plus dense, à tel point qu'aujourd'hui on a atteint la saturation. Le parc global de motos à Guelma, ne cesse d'augmenter et plus rapidement, en raison du caractère irrationnel de l'utilisation de cet engin motorisé, qui est beaucoup plus répandue en milieu urbain. L'amélioration sans cesse des possibilités de déplacements, notamment en ville, constitue principalement la raison de cette bougeotte générale. Mais aujourd'hui, la moto, c'est bien plus qu'un moyen de transport, elle est pour beaucoup de jeunes une passion, qui peut aussi être potentiellement source de risque. Surtout que les moyens de protection contre les dangers ( casque, gants, gilet...) sont quasiment jamais utilisés, et cela au su et au vu de tout le monde. Cette évolution n'est pas restée sans conséquences. Ce mode de mobilité urbaine, tant convoité par plus d'un, est devenu la cible des voleurs. Mais également un mode opératoire des délinquants, comme en témoigne le nombre d'agressions enregistrées par les services de police. C'est le cas des deux victimes délestées de leurs sacs à main sous la menace d'une arme blanche par deux individus qui roulaient sur une moto, à la cité Bon acueil, au centre-ville de Guelma. Mais il y a aussi celle qui s'est fait voler sa moto avec violence par deux individus armés d'un objet tranchant dans un quartier populaire, il y a moins d'une semaine. A cela s'ajoutent les dommages corporels et matériels causés à soi-même et à autrui. En effet et d'après le bilan des sept premiers mois de l'année en cours, communiqué cette semaine par la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, trois personnes sont mortes et 54 autres ont été grièvement blessées dans des accidents de la route, dans lesquels la moto est directement impliquée. La sonnette d'alarme est désormais tirée aussi bien pour les cyclomotoristes que pour les autorités concernées.