Réception d'une nouvelle cargaison au port d'Alger    Halte au gaspillage alimentaire !    Des avancées majeures dans la recherche scientifique    Kouidri en visite d'inspection    Comment Washington a sacrifié un peuple pour sauver Israël ?    Situation socio-économique de la Libye et déstabilisation face aux interférences étrangères    24 Palestiniens tombent en martyrs dans de nouveaux bombardements sionistes    Lutte contre les feux de forêt Lancement du projet de mise en place d'un système d'alerte précoce à Béjaïa    Plus de 2500 comprimés de psychotropes saisis, arrestation de deux individus à Ammi Moussa    L'univers sensible de Fatma Zohra Boudekhana    Journées de formation pour préserver un héritage millénaire    Boualem ''Sent Sale'' la triche Académicite    Lourdes sanctions pour Kerroum et Baouche    Coupe de la CAF : Singida Black Stars reçoit le CR Belouizdad pour un duel décisif    Ligue des champions ES Tunis-Stade Malien : Trio arbitral algérien au sifflet    Ouverture de 560 marchés de proximité à travers le territoire national à partir de lundi prochain    Halima Lakehal, nouvelle Secrétaire générale de l'UNFA    Des membres du Congrès américain saluent le rôle de l'Algérie et son expérience pionnière en la matière    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



DECODAGES
L�argent du p�trole Par Abdelmadjid Bouzidi [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 06 - 2006

Entre 1999 et 2005, les pays exportateurs de p�trole ont engrang� des recettes d�un montant global de 2000 milliards de dollars. Belle somme ! Mais pr�cisons tout de suite, qu�en dollars constants, les exportations d�hydrocarbures de la p�riode 2001- 2005 ont rapport� bien moins que les chocs p�troliers de 1973 et de 1979.
Lorsqu�on compare les recettes de ces chocs rapport�s au nombre d�habitants de l��poque (recettes-population), au m�me ratio de la p�riode 1999-2005, les pays exportateurs ont encaiss� des recettes repr�sentant moins de la moiti� de celles de la p�riode 1973- 1980. Pour la p�riode 1973- 1980, les recettes des pays exportateurs repr�sentaient, en dollars constants, 1.250 dollars par habitant. Pour la p�riode 2002-2005, elles ne repr�sentent plus que 650 dollars par habitant. En un mot, l�embellie p�troli�re 1999-2005 a beaucoup moins enrichi les pays exportateurs que celle de la p�riode 1973-1980. Que font de cet argent les pays exportateurs ? On a pu relever que les comportements des diff�rents pays exportateurs quant � l�utilisation qu�ils font de leurs mannes p�troli�res sont similaires : ils emploient les sommes engrang�es dans quatre utilisations principales :
1- ils importent massivement
2- ils placent leur argent sur les march�s financiers internationaux
3- ils se d�sendettent
4- ils investissent (un peu) chez eux Et l�Alg�rie � comme on peut le constater � ne fait preuve d�aucune originalit� et n��chappe pas � ce sch�ma.
1/ Les importations : 65% des sommes engrang�es ont �t� consacr�es aux importations. Ainsi, les importations d�Arabie Saoudite, par exemple, ont augment� de +85% entre 2002 et 2005, celles d�Iran de +68%, celles de la Norv�ge de +58% et celles de l�Alg�rie ont presque doubl�. Ces importations des pays producteurs de p�trole proviennent g�n�ralement des pays importateurs de p�trole � et de gaz � ce qui contribue donc largement � payer leur facture p�troli�re ! C�est l�Union europ�enne qui est le premier pays fournisseur des pays de l�Opep. Elle leur fournit 30% de leurs importations, suivie des Etats-Unis puis de l�Asie (qui progresse). Les pays importateurs de p�trole d�boursent les sommes d�une main pour l�achat de leur �nergie et les r�cup�rent de l�autre par la vente de leurs produits � leurs fournisseurs de cette �nergie. Finalement, la hausse des prix du p�trole n�est pas aussi dommageable qu�on le pr�tend pour la croissance �conomique mondiale ou, en tout cas, pour les pays industrialis�s qui dominent le commerce mondial.
2/ Les placements � l��tranger 25% des recettes engrang�es par les pays exportateurs de p�trole sont plac�es � l��tranger sur les march�s financiers. La plupart des pays exportateurs pr�f�rent aujourd�hui recourir � des interm�diaires financiers pour placer leur argent. Ils adoptent de plus en plus des strat�gies de placement sp�culatifs alors que dans les ann�es 70, ce sont les banques qui prenaient en charge l�argent des pays producteurs. Nous savons que l�Alg�rie place aussi � l�instar des autres pays de l�Opep ses r�serves de changes sur les march�s financiers internationaux. Sur quels march�s, dans quels types d�investissements de portefeuille, � quels taux ? Le saurons-nous un jour ?!
3/ Le d�sendettement : Les pays exportateurs de p�trole ont aussi utilis� l�embellie financi�re � se d�sendetter. A titre d�exemple, entre 2002 et 2005, la dette publique de l�Arabie Saoudite est pass�e de 97% du PIB � 41%, celle de la Russie de 35% � 14%, celle de Qatar de 47% � 24%, celle de l�Alg�rie de 70% � 26%. La Libye a rembours� presque toute sa dette ext�rieure, le Nigeria a consacr� 12 milliards de dollars au rachat d�une partie de sa dette ext�rieure avec d�cote. L�Alg�rie a engag� le remboursement de plus de 10 milliards de dollars par anticipation. Finalement, la hausse des prix du p�trole � comme on peut le voir � profite aussi aux pays cr�anciers importateurs d��nergie pour la plupart d�entre eux.
4/ Les d�penses publiques : Avec le d�sendettement, les investissements publics r�alis�s dans les pays exportateurs repr�sentent 10% des sommes engrang�es, soit la part la plus faible. Il s�agit de recettes budg�taires suppl�mentaires procur�es par l�am�lioration des prix du baril sur les march�s mondiaux. Ces d�penses publiques sont g�n�ralement affect�es � des investissements publics d��quipement (Arabie Saoudite, Qatar, Kowe�t, Alg�rie), � des subventions de produits alimentaires (Indon�sie, Iran), � la constitution de fonds de r�gulation pour les ann�es de vaches maigres (Alg�rie, Venezuela, Norv�ge, Russie...)
En r�sum� on peut souligner trois points :
1/ Le march� p�trolier mondial actuel est favorable aux pays producteurs. Leurs recettes d�exportation se sont consid�rablement am�lior�es, mais les pays importateurs de p�trole en profitent aussi par l�accroissement important de la vente de leurs produits divers aux pays p�troliers et par la r�cup�ration rapide, et dans certains cas inesp�r�e, de leurs cr�ances.
2/ L�Alg�rie ne pr�sente aucune originalit� quant � l�utilisation qu�elle fait de �l�argent du p�trole�. Le sch�ma qu�elle suit ressemble tout � fait � celui adopt� par l�ensemble des autres pays exportateurs de p�trole.
3/ L�Alg�rie qui avait dans les ann�es 70 et 80 �son� mod�le, sa vision du d�veloppement �conomique, sa volont� imaginative semble �tre �rentr�e dans les rangs� et n�est plus qu�un pays exportateur comme tous les autres et peut-�tre encore moins que les autres avec sa nouvelle loi sur les hydrocarbures.
A. B.
ANNEXE
Recettes d�exportations d�hydrocarbures des pays exportateurs en milliards de dollars
� ����������� ANN�ES
Pays exportateurs 2002 2005
Arabie Saoudite 63,7 159
Russie 36,9 127,9
Norv�ge 34 55,3
Iran 23 49,6
Emirats Arabes Unis 16,6 47,5
Nigeria 15,9 47,3
Kowe�t 14,1 41
Venezuela 21,5 39,7


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.