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KIOSQUE ARABE
C'est arriv� dans l'immeuble du califat Par Ahmed Halli [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 02 - 06 - 2008

Le succ�s litt�raire et cin�matographique du roman L�Immeuble Yacoubian de Alla Aswany est tel qu�il semble inspirer des vocations dans les milieux cairotes les plus inattendus. Dans certaines sph�res o� l�h�sitation n�est plus de mise, un simple immeuble du Caire peut servir de cadre � une r�p�tition g�n�rale avant les grandes man�uvres � l��chelle du pays. C�est le cas de l�immeuble o� r�side pr�sentement le commandeur g�n�ral des Fr�res musulmans, Mohamed Mehdi Akef.
Ce dernier, qui vient pratiquement de faire all�geance � Ben Laden sans offusquer ses amis am�ricains, est pass� � l�acte. Ne pouvant, pour le moment, diriger l�Egypte, il a entrepris de prendre le pouvoir dans son immeuble et d�y proclamer de facto le califat. C�est l�histoire que nous raconte notre confr�re Selim Azzouz dans le quotidien de Londres Al-Quds, apr�s avoir visionn� une �mission de t�l�vision � succ�s. �N�ayant pas r�ussi � prendre le pouvoir en Egypte, le commandeur g�n�ral des Fr�res musulmans s�est r�sign� � r�gner sur l�immeuble qu�il habite et o� il a proclam� l�Etat du califat. Il est devenu de facto le calife des musulmans de son immeuble. Il a aussi ses �gardiens de la r�volution � puisque de nombreux officiers sont locataires de l�immeuble. Il dispose �galement de nombreux serviteurs et servantes. C�est ainsi qu�il a pu mobiliser un grand nombre d�hommes et de femmes pour sa premi�re bataille. Il ne manquait � cette troupe qui lui a jur� fid�lit� que le drapeau et l�hymne, des d�tails faciles � r�gler. �J�ai �t� �tonn�, nous dit Selim Azzouz mi-s�rieux mi-ironique, par la puissance du commandeur g�n�ral des Fr�res musulmans et sa capacit� � imposer son autorit� � son immeuble. J�ai �t� aussi surpris par le courage de cet �mir qui a r�solu de mettre au pas une femme et de mener lui-m�me son arm�e de lib�ration au combat en d�pit de son �ge avanc�. C�est le r�cit d�une dame �gyptienne qui s�est exil�e en Italie, s�y est mari�e avec un Italien et a eu une fille � laquelle elle a appris la langue arabe. Gagn�e par le mal du pays, la dame est revenue en Egypte et s�est install�e avec sa fille dans l�immeuble o� r�side Mohamed Mehdi Akef. �D�entr�e, le commandeur g�n�ral des Fr�res musulmans a entrepris de la soumettre aux lois du califat impos�es � l�immeuble. La dame a refus� arguant que ceux qui se soumettent au calife de l�immeuble le font pour des raisons inavou�es ou parce qu�ils ont quelque chose � cacher. N�ayant rien de tout �a, elle se consid�re comme une citoyenne libre qui n�ob�it � aucun dictat. On avait l� affaire � forte partie. Le calife des musulmans de l�immeuble est outr� de d�couvrir une personne qui se dit libre dans l�Etat du califat et refuse de se plier � sa loi. Pire : elle risque de lui br�ler la politesse en proclamant le djihad. �La dame affirme que Mohamed Mehdi Akef exerce une autorit� absolue sur les locataires. Ces derniers n�ont aucune personnalit� et ont l�air d��tre plong�s dans un sommeil hypnotique. Le pouvoir du commandeur qui entretient un parc de six voitures au bas de l�immeuble, s��tend jusqu�au commissariat voisin. Sur les nombreuses plaintes d�pos�es par la dame contre son voisin tyrannique, une seule a �t� transmise � la justice, et encore avec des erreurs de noms. Le commandeur g�n�ral a commenc� � la harceler (en tant que calife) d�s qu�il l�a aper�ue pour la premi�re fois, sans doute pour exiger d�elle le paiement de l�imp�t de capitation (djizia). Devant ses �checs r�p�t�s, il a attaqu�. Son arm�e d�une trentaine de personnes a investi l�appartement de la dame, lui jetant des pierres, des mottes de terre et des carreaux de c�ramique (tout ce qu�il faut pour embellir un logement). La fille, �lev�e en Italie, s�est pr�cipit�e vers sa m�re pour lui faire un rempart de son corps. Mohamed Mehdi Akef qui lan�ait lui-m�me des projectiles enjoint � la fille de se retirer : �Eloigne-toi femme ! Ce n�est pas � toi qu�on en veut mais � ta m�re, va-t-en !� �Une arm�e de trente � quarante personnes qui attaque une femme avec des projectiles divers et il n�y en a pas un seul qui a touch� sa cible. Que de maladresses ! Une arm�e qui n�est visiblement pas entra�n�e pour ce genre de bataille, une arm�e de vaincus en quelque sorte. A moins que ce soit la providence divine qui ait prot�g� une de ses cr�atures, une hypoth�se � consid�rer. �Soudain la dame assi�g�e a une id�e de g�nie, alors qu�elle ne poss�de aucune arme, elle crie : �Mon pistolet, mon pistolet !� A ces mots, la troupe tourne des talons et reflue en d�sordre. L�arm�e du califat de l�immeuble est devenue une arm�e d�arri�re-garde et n�offre plus que le spectacle de dos, dont celui du commandeur, fuyant �l�ennemie�, honteusement. Ah la piteuse arm�e et ses chefs d�confits ! �Cependant l�arm�e qui montre son dos a refus� d�accepter sa d�faite. Les femmes suppl�tives ont commenc� � d�verser sur la dame un chapelet d�insultes qui l�a fait rougir de honte devant sa fille. Reste � savoir comment le commandeur qui r�ve de renverser l�ordre �tabli se retrouve avec des officiers qui sont ses alli�s et lui sont soumis ? Interrog�e par l�animateur sur le fait de savoir si ce sont des officiers de l�arm�e ou de la police, la dame a r�pondu : �Je ne sais pas, je n�ai aucune relation avec eux�. Selim Azzouz ne le dit pas clairement mais on peut d�duire de son r�cit que la dame ind�sirable est sans doute copte et qu�elle a le d�faut majeur d�avoir �t� mari�e � un Italien. Ce qui est largement suffisant pour d�clencher contre elle les foudres d�une soci�t� jadis si tol�rante mais devenue au fil des d�cennies une arm�e de man�uvre pour l�int�grisme islamiste. Apr�s son �chec militaire et id�ologique face � �l�Italienne�, le commandeur g�n�ral des Fr�res musulmans a toujours la ressource de se consoler avec des exemples plus r�confortants. C�est l�astuce qu�a trouv�e l�actrice libanaise Dolly Chahine pour se d�barrasser d�un mari encombrant. Mari�e � un homme d�affaires libanais maronite et d�sesp�rant de pouvoir divorcer, Dolly Chahine, qui vit en Egypte, a r�solu de se convertir � l�islam. C�est ainsi qu�elle a introduit une demande de divorce devant un tribunal du Caire arguant qu��tant d�sormais musulmane, elle n�avait pas le droit d��tre mari�e � un chr�tien. Eh oui ! Les conversions dans le bon sens servent m�me � se lib�rer des liens du mariage. Une qui ne sait plus sur quel pied s�appuyer, c�est pr�cis�ment la danseuse Dyna, une des stars �gyptiennes de la danse orientale. Elle est r�guli�rement sollicit�e pour animer des f�tes chez des personnalit�s politiques mais d�s que son nom est cit� dans les trav�es du Parlement, c�est la cur�e. Celle par qui le scandale arrive est sous le feu des critiques pour avoir dans� devant des lyc�ens de classes terminales pour leur f�te de promotion. Le minist�re de l�Education a ordonn� une enqu�te qui a montr� que la f�te n�avait pas eu lieu au lyc�e mais dans un h�tel. Malgr� cela, la pol�mique a enfl� et les pauvres adolescents, pris en faute, ont tout mis sur le dos de l�organisateur. Ils affirment qu�ils n��taient pas au courant de la venue de Dyna et qu�ils n��taient pas d�accord avec sa prestation, contrairement � ce que dit le promoteur du spectacle. Le contrat sign� avec ce dernier mentionnait seulement la chanteuse libanaise Nicole Saba, qui n�est pas moins affriolante. Les repr�sentants des lyc�ens disent avoir �t� mis devant le fait accompli mais des photos, publi�es par la presse, montrent une jeunesse plus enthousiaste que surprise. C�est sans doute cela qui indispose les vieux d�put�s et qui fait honte � leurs enfants, a posteriori. Cachez cette libido�

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