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Tizi Ouzou: Les jeunes promoteurs réinvestissent la rue
Publié dans Le Temps d'Algérie le 28 - 12 - 2017

Le collectif d'appui à la micro-entreprise (CAME) de la wilaya de Tizi Ouzou a décidé d'investir à nouveau la rue aujourd'hui, jeudi 28 décembre, en organisant une marche dans la ville des Genêts pour réitérer auprès des pouvoirs publics la prise en charge de leurs multiples revendications.
Dans une affiche placardée un peu partout à travers les localités de la wilaya, le Collectif d'appui à la micro-entreprise (CAME) regroupant des jeunes promoteurs d'entreprises créées dans le cadre des dispositifs d'aide à la création d'emplois (CNAC, ANSEJ et ANGEM) a appelé à une marche pour ce jeudi à partir de 10 heures depuis le portail principal de l'université Mouloud Mammeri jusqu'au siège de la wilaya afin interpeller les pouvoirs publics sur les nombreux problèmes que vivent leurs entreprises.
Les jeunes entrepreneurs de la wilaya de Tizi Ouzou, qui exigent des pouvoirs publics un effacement de leurs dettes à travers une amnistie générale veulent aussi à travers cette marche dénoncer «les charges fiscales et parafiscales» qui grèvent les caisses de leurs entreprises mais aussi pour protester contre l'environnement de travail jugé défavorable, selon eux.
«Un droit ne se donne pas, il s'arrache. A Tizi Ouzou, on est décidé d'avoir ce droit parce qu'on est convaincus que nous nous ne sommes pas les responsables de l'échec. Le taux de réussite dans notre wilaya, prise pourtant comme modèle de réussite dans le cadre de la micro entreprise, est quasiment nul alors nous refusons d'être victimes d'une politique d'emploi chaotique», affirme un jeune entrepreneur adhérant à la CAME de Tizi Ouzou. Selon ces dires, cette nouvelle action de rue a été décidée par les adhérents à la CAME à l'issue d'une assemblée générale tenue récemment au niveau de la maison de la culture Mouloud Mammeri.
«La solution est dans la rue et nous allons marcher ce jeudi à Tizi Ouzou avec un seul et unique mot d'ordre : l'amnistie générale pour l'ensemble des promoteurs», ajoute notre interlocuteur.
Ce n'est pas la première fois que le collectif en question qui regroupe plus de 1800 entreprise réparties à travers le territoire de la wilaya, organise ce genre d'actions pour réclamer la prise en charge de leurs revendications, maintes fois exprimées à travers de nombreuses actions de rue, dont la plus spectaculaire a été cette marche-escargot organisée en 2015 depuis la localité de Oued Aissi jusqu'à la ville de Tadmait, et qui a vu des centaines de promoteurs bloquer la circulation avec leurs véhicules et engins, acquis dans le cadre du dispositif l'aide à l'emploi des jeunes. En plus des sit-in devant les différentes agences bancaires de la wilaya en guise de soutien pour leurs camarades visés par des actions de saisie de leurs matériels acquis dans le cadre ANSEJ, CANC ou ANGEM, pour non payement des dettes, le collectif d'appui à la micro-entreprise ne rate pas l'occasion de sortir dans la rue pour réitérer leurs principale revendication à savoir une « amnistie générale » en faveur de l'ensemble des jeunes promoteurs sans distinction.
«Pour une amnistie générale»
C'est d'ailleurs dans le but de faire entendre leur voix sur cette question, que les jeunes entrepreneurs ont décidé de marcher à nouveau dans les rues de la ville de Tizi Ouzou.
Une action qui se veut une réponse aux dernières déclarations du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, qui avait annoncé que le gouvernement qui compte aider les jeunes promoteurs à rééchelonner leurs dettes n'envisage aucunement d'accorder un effacement de ces dettes.
Pour le représentant du gouvernement, «les mesures prises au profit de certains jeunes entrepreneurs ayant bénéficié du soutien des dispositifs publics pour créer des micro-entreprises et qui ont rencontré des difficultés par la suite bénéficieront d'un rééchelonnement des dettes contractées pour la réalisation de leurs projets».
Dans une déclaration à la presse, en marge de la réunion nationale des directeurs des organes de l'ANSEJ et de la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), le ministre avait souligné qu'il ne s'agit pas d'un effacement de la dette, une mesure «à l'encontre des principes de l'entrepreneuriat et de l'esprit d'autonomie» selon lui.
Le ministre a affirmé à ce propos qu'un grand nombre de jeunes entrepreneurs se sont acquittés des crédits qui leur ont été alloués dans le cadre de la création des micro-entreprises, soulignant que 60% des crédits remboursés en 2016 ont été exploités pour le financement de nouveaux projets.
M. Zemali a rappelé que des mesures d'accompagnement sont prévues pour l'application des dispositions d'un article du code des marchés publics qui prévoit de consacrer 20% de la commande publique locale au profit des micro-entreprises créées dans le cadre des dispositifs publics, afin d'assurer leur pérennité.
Une situation complexe
Lors de la dernière action de rue menée par le collectif le 25 septembre dernier, pour réitérer leur refus catégorique de rééchelonnement décidé par le gouvernement et réclamer une amnistie générale pour l'effacement de leurs crédits qui sera suivie par la mise en place d'un allègement fiscal et parafiscal propre à la micro-entreprise, le SG du CAME avait annoncé que 12 000 saisies et mises en demeure ont été adressées à des jeunes promoteurs qui n'ont pas honoré le remboursement de leurs crédits et d'ajouter qu'il existe des poursuites judiciaires.
Pour appuyer ses dires, avait annoncé que sur le 2000 adhérents au CAME, au moins une mise en demeure a été adressé pour chacun d'entre eux. Ces chiffres étalent sur la place publique la situation complexe dans laquelle se débat la majorité des jeunes promoteurs ayant contracté des crédits bancaires dans le cadres des différents dispositifs d'aide à l'emploi.
«Nous ne pouvons pas rembourser nos crédits, sachant que les projets sont à l'arrêt. Comment voulez-vous qu'une micro-entreprise pérennise son activité en lui adressant des factures d'impôts au même titre qu'une entreprise de moyenne ou grande taille ?», se sont-ils interrogés.


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