Explosion de Beyrouth: quatre avions d'aides décollent d'Alger    Hommage à Gisèle Halimi: une halte en reconnaissance à ceux qui ont soutenu l'Algérie    Constantine: réception prochaine du projet de raccordement du CW1 à la RN 27    75 ans après Hirochima, le désarmement reste un vœu pieux    Covid-19: 571 nouveaux cas, 436 guérisons et 12 décès    Procès du journaliste Khaled Drareni : L'absurde devient ordinaire par lassitude    Ligue 1-ES Sétif: l'entraîneur Kouki OK pour prolonger son contrat de 2 saisons    Explosion de Beyrouth: Chanegriha présente ses condoléances    Feux de forêts : la Protection civile déploie un important dispositif    L'Italie prêtera main-forte à la France avec 200 soldats    Trump envisage un discours depuis la Maison Blanche pour officialiser sa candidature    La bataille du siège entre au tribunal    Le prêt de Benchaâ au CCS prolongé    Huit ambitieux et seulement quatre billets pour Lisbonne    Fin de l'été 2017 : la fausse victoire de l'oligarchie    Les enjeux hydrauliques et leur impact sur l'agriculture    Presse indépendante : 30 ans de combat et de sacrifice    La défense exige la présence du secrétaire particulier de Bouteflika    L'Alliance des designers algériens professionnels voit le jour    Gilles Lapouge, l'amoureux du Brésil    L'Unesco va réhabiliter le patrimoine de Bandiagara, victime du conflit    Attar plaide pour une "Opep du gaz"    Deux Algériens légèrement blessés    Tizi Ouzou, Drâa Ben Khedda et El-Tarf reconfinées    Le féminicide, un crime silencieux    Pertamina lorgne les actifs d'OXY en Algérie    Le général-major Meftah Souab en soins à l'étranger    La défense compte saisir le chef de l'Etat    Le désert agraire    Nacer Boudiaf demande la réouverture du dossier    Opéré de nouveau à Lille : Benzia espère un retour en janvier    CRB : Djerrar opéré avec succès    JS Kabylie : Relance de la webradio du club    Nedjma TV, l'environnement comme priorité    Un enfant de 4 ans se noie dans une retenue d'eau    FAUSSES SAINTETES    Prophéties de chaos    Le harrag anonyme ou le marigot des caïmans    Tiaret: Livraison de plus de 1.000 véhicules Mercedes-Benz    Les grands axes du protocole du MESRS    Des travaux pour améliorer l'AEP et l'assainissement    L'apocalypse à Beyrouth    La fille des Aurès    L'infrangible lien...    Washington condamne la présence militaire étrangère en Libye    Un néonazi avoue le meurtre d'un élu régional    "L'Euthanasie, entre légalisation et incrimination", nouvel ouvrage du chercheur Djamel Eddine Anane    Le parcours du pianiste Nassim Kahoul, un exemple de détermination    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La femme, c'est toujours la famille
Point Net
Publié dans Le Temps d'Algérie le 14 - 03 - 2015

Il y a quelques mois, un haut responsable du tourisme algérien est venu parader fièrement au micro de l'ENTV pour annoncer l'ouverture d'un luxueux hôtel sur la côte ouest. Parmi les «innovations» de cet établissement censées frapper les esprits, une «piscine couverte pour femmes» ! Plus récemment, quelqu'un de particulièrement inspiré a décidé d'ouvrir un café «exclusivement réservé aux femmes» du côté de Batna.
On ne sait pas si c'est une simple coïncidence de calendrier ou une conjoncture choisie pour le «symbole», c'est dans la foulée du 8 Mars, Journée internationale pour les droits des femmes, que le café a été inauguré… C'est fou ce que les hommes pensent à «libérer» nos femmes. En les enfermant un peu plus.
On veut bien leur concéder quelques discrètes récréations, on leur crée des piscines réservées. Elles peuvent aller faire trempette sur les plages ? Oui, en attendant de leur attribuer des parcelles sablées en enclos, elles peuvent toujours être sur les plages… en hidjab.
La plage est d'ailleurs définitivement fermée à leurs semblables qui oseraient le maillot de bain ou toute autre forme de détente liée à la liberté d'être… bien dans sa peau.
On tient tellement à l'émancipation de la femme par le travail qu'on a songé à lui créer du travail… à la maison. Ce n'est pas une mauvaise chose qu'elle gagne de l'argent, qu'elle «contribue» au budget de la famille, mais il n'est pas question qu'elle s'épanouisse en défrichant d'autres champs, il est encore moins question qu'elle aspire à son indépendance financière. Ça donne des idées, l'indépendance financière.
On tient tellement à leur confort, on veut tellement les voir voyager dans de bonnes conditions qu'on veut les isoler des hommes dans les transports publics. Le FIS n'était pas loin de créer des séparations dans les bus. Aujourd'hui, on a fait mieux, c'est-à dire pire, puisqu'un ingénieux Oranais a lancé il n'y a pas longtemps le «taxi rose» pour le bonheur de ces dames ! D'autres sont plus ingénieux. Ils ont inventé le restaurant, l'hôtel ou le café «familial».
Et ça pousse beaucoup plus que les champignons. Entre l'arrière-pensée commerciale devenue une certitude même si elle n'est pas évidente et la reproduction du discours ambiant, on a décidé que la femme, même quand elle est dans l'espace public, ne peut s'arracher à la «famille» dont elle est en quête permanente de protection.
Par protection, il faut entendre «tutelle», bien évidemment. On veut bien de leur argent dans le commerce, on leur concède même de petites sorties… en famille mais il n'est pas envisageable pour elles de siroter un café loin de l'ombre protectrice du papa, du mari ou de la fratrie. On leur veut tout le bien du monde, les femmes. Sauf l'essentiel. Alors on leur crée ce qu'on veut bien leur concéder. Et quand c'est rentable qui plus est…
Slimane Laouari


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.