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«Les prix des fruits et légumes ont augmenté de 10 à 15% durant ce mois de Ramadhan» Hadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l'UGCAA, au Temps d'Algérie :
Dans cet entretien, le porte-parole de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), Hadj Tahar Boulenouar, affirme que la hausse des prix des fruits et légumes varie entre 10 et 20% durant ces quatre premiers jours de Ramadan. Il a tenu à assurer au consommateur que ces prix connaîtront une légère baisse cette semaine, pour atteindre 20% d'ici une quinzaine de jours. Par ailleurs, il a mis en garde contre le gaspillage qui refait surface durant ce mois sacré. A ce sujet, il a affirmé que plus de 130 millions de baguettes ont été vendues durant les premiers jours de Ramadhan au niveau des 21 000 boulangeries affiliées à l'Ugcaa. Le Temps d'Algérie : Quelle est votre estimation sur l'activité commerciale durant ces quatre premiers jours du mois de Ramadan ? H. T. Boulenouar : Les quantités des produits de large consommation, notamment les fruits et légumes sont disponibles sur le marché de façon à répondre à la demande nationale non seulement durant ce mois sacré, mais les deux prochains mois. Nous avons constaté que la demande a augmenté de plus de 20% durant les quatre premiers jours de ce mois. Une situation due essentiellement à la fièvre acheteuse des consommateurs qui fait surface à chaque approche de ce mois sacré. C'est aberrant, mais c'est la réalité. Il faut souligner que plus de 1 million de quintaux de fruits et légumes ont été commercialisés durant la même période. En dépit des assurances sur la stabilité des prix, nous avons assisté à une hausse vertigineuse des prix des fruits et légumes ces derniers jours. Un commentaire ? En effet, les prix des fruits et légumes ont augmenté de 10 à 15% durant ces quatre derniers jours. Même scénario pour les viandes blanches et rouges, les fruits secs et les boissons les plus prisées durant ces journées caniculaires. La preuve, le poulet est cédé ces derniers jours à 380 DA, alors qu'il était auparavant à 280 DA. La viande rouge a atteint 1500 DA le kg, alors qu'elle ne dépassait pas les 1000 DA. Mais que les consommateurs soient rassurés, ces prix connaîtront une légère baisse à partir de cette semaine et jusqu'à 20% d'ici une quinzaine de jours. Selon vous, quelles sont les causes principales qui favorisent cette hausse inexplicable des prix durant le mois sacré qui devrait être une période de clémence ? Le mois de Ramadhan est devenu une période propice aux arnaqueurs du marché «noir» qui dictent leurs lois. Ils ne cherchent qu'à doubler leurs recettes journalières. Mais la cause principale de cette flambée des prix c'est le manque de marchés de proximité au niveau national, d'où le déséquilibre entre l'offre et la demande. Aujourd'hui, nous avons un déficit de 1000 marchés de proximité. L'absence de ces marchés dans certaines localités encourage les vendeurs à la sauvette qui dictent leur loi sur les prix disponibles sur le marché national. C'est pour cela que nous assistons à ce genre de hausse vertigineuse des prix et un déséquilibre entre l'offre et la demande. A titre d'exemple : La production nationale en matière de viande blanche est estimée à 700 000 tonnes par an, alors que la demande dépasse le million de tonnes. Devant une telle situation, nous appelons les autorités compétentes à procéder immédiatement à la réalisation de ces marchés de proximité afin de préserver le pouvoir d'achat du consommateur algérien et multiplier les efforts pour encourager la production nationale afin de répondre à la demande nationale et stabiliser les prix à long terme.
Le fléau du gaspillage prend aussi des proportions alarmantes. C'est dû à quoi ? Plus de 130 millions de baguettes de pain ont été fabriquées au niveau de 21 000 boulangeries qui adhèrent à l'Ugcaa. C'est énorme par rapport aux jours précédents. Ce constat est dû à la forte demande qui se multiplie par deux, voire par trois. Ce qui se répercute négativement sur l'économie nationale et favorise le gaspillage. Pour y remédier, nous prévoyons une campagne de sensibilisation durant ce mois sacré avec la collaboration de l'Association de protection et de l'Orientation du consommateur (APOCE) pour sensibiliser les consommateurs. Entretien réalisé