L'ancien chef du protocole à la Présidence, Mokhtar Reguieg placé en détention provisoire    Inauguration d'une nouvelle station de compression et de réinjection de gaz à Hassi Massaoud    Les réserves hydriques "suffisantes" pour satisfaire les besoins des citoyens en 2020    La chaîne El Hayat estée en justice pour diffamation    TRIBUNAL SIDI M'HAMED : Le procès de Karim Tabbou fixé pour le 04 mars    ANNIVERSAIRE DE LA NATIONALISATION DES HYDROCARBURES : Le Président réitère son engagement pour une République forte    Nomination d'un nouveau DG à la tête de la Douane    RENTREE PROFESSIONNELLE : Lancement de quatre nouvelles spécialités    TRAFIC DE PSYCHOTROPES : Saisie de plus 162 000 comprimés à Alger    CONGESTION ROUTIERE A ALGER : Plus de 100 points noirs recensés    Apac: le renouveau du cinéma algérien passe par la libération de l'expression artistique    Belhimer: le plan d'action du Gouvernement repose sur divers ateliers englobant différents secteurs    Des détenus d'opinion quittent la prison, d'autres condamnés à des amendes    Real : Hazard face à un choix compliqué    Pourquoi un Parlement en Iran ?    Enfin le derby de la capitale !    Farès rejoue six mois plus tard    Zelfani : "J'ai surtout aimé l'état d'esprit des joueurs"    Du monde unipolaire à l'avènement d'un nouveau monde multipolaire (2e partie)    Fraude et irrégularités à la présidentielle au Togo    Libye : Haftar avance ses pions dans l'ouest amazigh    Bernie Sanders favori pour affronter Donald Trump    Hasna El Becharia en concert à Alger    ...Sortir ...Sortir ...Sortir ...    «Un solfège thématique»    Participation du film Synapse au Festival de Louxor    L'ANFC interpelle le chef de l'Etat et le ministre de la Justice    Tibane rend hommage à Rachid Talbi    Un représentant du FMI souligne une "vraie volonté de changement" de la situation économique    Afrique de l'Ouest : Les organisations terroristes «coordonnent» leurs opérations    Boxe/Tournoi pré-olympique (4e j): Abdelli en quarts de finale    Le coronavirus menance les prochains matchs de l'Inter Milan    MO Béjaïa : Les Crabes toujours menacés    Enamarbre de Skikda : Les travailleurs exigent le départ du Directeur    La révision de la Constitution intervient pour satisfaire les revendications du Hirak    Coronavirus : Onze villes en quarantaine en Italie    Journée nationale du patrimoine : La Casbah célébrée sous le signe du deuil    Du lundi au jeudi : Perturbations dans l'alimentation en eau potable    Constantine : 12 blessés dans un accident de la route près de l'aéroport    La réforme de l'administration au pas de charge ?    Handball - O. Maghnia: Les frontaliers qualifiés au play-off    Ooredoo confirme l'expulsion du PDG de sa filiale algérienne    Ras El Aïn: Des terrains désaffectés transformés en décharges de déchets inertes    Grève des PNC: Des poursuites disciplinaires contre 200 travailleurs d'Air Algérie    Benfreha: 1.000 bouteilles de boissons alcoolisées saisies    Tebboune préside un Conseil des ministres    Il a atteint 1,9 % en janvier    Une loi sur les religions ravive les tensions du passé    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Flambée des prix de la viande à Tamanrasset
Alors que le marché est approvisionné à partir du Niger et du Mali
Publié dans Le Temps d'Algérie le 11 - 07 - 2010

A Tamanrasset, région pastorale par excellence, la viande de dromadaire frôle les 450 DA/kg, alors que le «demane», le mouton soudanais, s'écoule entre 600 et 700 DA/kg. Une situation jamais vécue dans cette ville du grand sud, qui fait craindre le pire durant le mois de Ramadhan.
Conséquence du déclin de l'élevage local et de l'accroissement des besoins d'une population en constante progression – la seule ville de Tamanrasset compte près de 100 000 habitants – l'envolée des prix de la viande est, somme toute, un phénomène logique lorsqu'on sait que cette viande est importée du Niger et du Mali.
Mohamed Malek Benmalek, président de la chambre d'agriculture de la wilaya de Tamanrasset, confirme que «la région dépend quasi exclusivement des élevages de ces deux pays». Mais, précise-t-il, bien que le prix des viandes rouges y est des plus bas au monde, les cours ne font qu'augmenter au niveau des marchés de la wilaya. M. Benmalek explique l'incohérence du marché par l'impossibilité, à l'heure actuelle, d'importer de la viande équarrie et débitée.
«Ni le Mali ni le Niger ne disposent d'abattoirs dans les normes qui pourraient éventuellement approvisionner Tamanrasset, voire le nord du pays», fait remarquer le président de la chambre d'agriculture qui indique que «pour l'instant, seuls quelques chevillards s'adonnent au commerce de bétail vivant entre les deux pays amis et l'Algérie».
Mais les quantités qu'ils ramènent sont juste suffisantes pour la ville de Tamanrasset et In Salah, ajoute-t-il en précisant que «l'Algérie autorise uniquement l'importation des dromadaires et des ovins». Pourtant, dit-il, le potentiel bovin dans ces deux pays voisins est impressionnant, et si des investisseurs s'intéressent à ce créneau, en investissant notamment dans des abattoirs conformes aux normes sanitaires, la viande bovine fraîche se vendrait au quart de son prix actuel.
Bonne pour Tamanrasset, mauvaise au-delà !
M. Benmalek révèle que des centaines d'éleveurs algériens vivent depuis des décennies au nord du Niger et du Mali, et que la plupart disposent de troupeaux immenses constitués de centaines de milliers de têtes d'ovins, de camelins et de bovins.
Ce sont ces derniers qui approvisionnent la wilaya de Tamanrasset. Les bêtes sont transportées depuis le Niger jusqu'à In Guezzam où elles subissent un contrôle vétérinaire avant d'être acheminées vers Tamanrasset et le reste des villes de la wilaya. De la wilaya, parce que la loi interdit la vente de ces bêtes dans le nord du pays.
M. Benmalek avoue ne pas comprendre les raisons de cette décision irrationnelle. «Si cette viande n'est pas bonne pour les gens du nord, pourquoi le serait-elle pour les habitants du sud ?», s'interroge-t-il, ajoutant que si le cheptel malien ou nigérien est malade, «alors, qu'on interdise son entrée sur le territoire national car nous refusons qu'il y ait deux Algérie».
M. Benmalek nous apprend, en outre, que les éleveurs algériens présents au Niger et au Mali essuient à chaque fois le refus des autorités à leurs demandes réitérées de vendre leur cheptel bovin en Algérie. «Aucune explication ne motive ce refus, les autorités persistent à croire, sans le prouver, que les troupeaux sont malades», ajoute notre interlocuteur qui trouve ridicule l'attitude des autorités.
Pour Hamza Dahmane, membre de l'APW de Tamanrasset, «les régions frontalières et en particulier Tamanrasset ne peuvent se passer du Niger et du Mali pour leur approvisionnement en viandes rouges». Lui aussi affirme que «l'essentiel du cheptel détenu par les éleveurs algériens se trouve au Niger où les conditions de pâturage sont meilleures qu'au Hoggar». Toutefois, indique l'élu de l'APW, «si l'Etat n'aide pas ces gens pour écouler leur cheptel en Algérie, c'est le dépérissement certain de leur activité».
Mohamed T., qui approvisionne en viande son établissement à partir du marché de Tamanrasset, reconnaît qu'il n'est pas facile d'introduire le bétail des pays limitrophes en Algérie. Il explique que «les commerçants doivent faire avec le coût élevé du transport et affronter les autres aléas, les accidents, voire les mauvaises rencontres sur la route».
Membre d'une tribu influente de l'Ahaggar, T. M., qui dit avoir des parents nomades de l'autre côté de la frontière, les éleveurs algériens au Niger et au Mali vivent dans l'incertitude. «A cause de la sécheresse qui y sévit et de la dégradation des conditions sécuritaires, les prix du bétail ont chuté de manière dramatique», conclut-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.