En hiver, un chauffage inadapté ou mal entretenu peut causer des maux de tête, des bronchites ou d'autres petits soucis de santé. Trop sec, l'air devient irritant, trop humide, il élève les risques d'allergies. Nos conseils pour avoir un chauffage plus sain. Air trop sec : gare aux bronchites ! Un air trop sec est très irritant pour la gorge et les bronches, surtout quand elles sont déjà fragilisées par la fumée de cigarette, le principal polluant intérieur. Or, certains radiateurs électriques dessèchent l'air par deux mécanismes : les résistances électriques qui sont au contact de l'air, et les chocs thermiques de ces modèles qui s'arrêtent puis repartent brutalement. Résultat : bouche sèche, envie de boire, transpiration, maux de tête, extrémités gonflées, yeux boursouflés. Plus graves : ces désagréments peuvent se transformer en maladies respiratoires, surtout chez les enfants. Et les asthmatiques en souffrent particulièrement. Investissez donc dans des radiateurs électriques plus sophistiqués. Les panneaux rayonnants, par exemple, chauffent l'air comme les plaques métalliques rayonnantes pas comme des convecteurs. Air trop humide : risques d'allergie La lutte contre le gaspillage et les économies d'énergie est devenu une obsession. Résultat : on isole, on calfeutre, on traque le moindre courant d'air. L'air ne circule plus dans les maisons et les appartements, qui deviennent humides. Or, les acariens, ces microscopiques bestioles responsables de la majorité des allergies, prolifèrent dans l'humidité et la chaleur. Le calfeutrage n'est pas le seul responsable. Les modes de vie (nombre de personnes dans le foyer, cuisson, séchage du linge) contribuent à augmenter l'hygrométrie du logement, et certaines installations accentuent le phénomène. Les chauffages au gaz entraînent la prolifération des acariens et sont responsables de nombreuses allergies (rhinites, asthme), en particulier chez les enfants. Notre conseil : aérer, même si la pièce donne sur une rue passante. Il suffit de laisser les fenêtres ouvertes un quart d'heure par jour pour rétablir un niveau d'hygrométrie correct.