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Les émeutes du gaz après celles de l'eau
UN CONVOI DE POLICE PRIS À PARTI À M'SILA
Publié dans L'Expression le 22 - 02 - 2003

Cette saison hivernale a fait une vingtaine de morts parmi les démunis et a créé des tensions dans les villages isolés.
Une émeute sociale due au manque d'approvisionnement en gaz butane au niveau de Magra, dans la wilaya de M'sila, a failli tourner au cauchemar. De passage, tout à fait inopinément, un convoi de police, qui transportait des prisonniers, a été la cible inattendue des émeutiers qui ont barricadé le passage et lancé des pierres contre le fourgon principal, qui a pu se frayer difficilement un chemin parmi la foule surchauffée et échapper in extremis à sa violence, avec une roue crevée et trois vitres brisées.
Ce que la foule ignorait, c'est que le fourgon transportait des détenus dangereux. Dans ce cas, le personnel policier est généralement armé de façon suffisante et à charge de remettre les prisonniers à l'établissement de la justice qui devait les juger ou les remettre en prison. C'est-à-dire que la tension était extrême et heureusement qu'il n'y a pas eu de coups de feu tirés, qui auraient provoqué des effets fort dangereux et donné à l'émeute une tout autre tournure. C'est dire aussi le cadre dangereux dans lequel évoluent les forces de l'ordre à la défaveur d'un climat social issu d'échecs politiques et de la gestion calamiteuse des collectivités locales. Après les émeutes de l'eau, qui ont vu tout au long de l'année 2002 les citoyens de plusieurs régions du pays recourir «à la casse» pour boire, voilà les émeutes du gaz qui font une entrée fracassante dans la terminologie sociale de ce début d'année particulièrement glacial.
A Djelfa, Tiaret et M'sila, c'est-à-dire dans les trois villes des Hauts-Plateaux les plus froides d'Algérie, les citoyens ont dû payer trois, quatre, voire cinq fois le prix réel pour avoir droit à une bonbonne de gaz butane. De longues files de cent à deux cents citoyens se sont formées dans certaines communes et des débuts de violence ont été signalés. A Ksar Chellala, «ville frigo» par excellence, la bonbonne de gaz s'est vendue jusqu'à 300, voire 400 et 500 dinars.
Les émeutes qui ont éclaté à l'Est notamment, à Bordj Bou-Arréridj, Skikda et M'sila peuvent se rejoindre, avec plus d'acuité, si l'approvisionnement défectueux en gaz butane persiste. Le mauvais climat - les prévisions atmosphériques affirment qu'une deuxième dépression risque de plonger encore le pays dans une période, moins rude certes, de froid - qui (re) pointe n'augure rien de bon, et les tensions sociales qui s'affinent et se durcissent de jour en jour peuvent plonger des villages entiers dans des zones de tension extrême.
A l'autre extrémité du problème, la direction générale de Naftal affirme qu'il n'existe aucune pénurie au niveau de ses stations, ni de ses points de vente, et qu'au contraire, la production a doublé durant ces deux premiers mois de l'année.
Une communication faxée à notre rédaction et signée par le conseiller du P-DG signale que pour la seule première quinzaine du mois de février, six millions de bouteilles de gaz ont été mises sur le marché, et cette quantité a été distribuée comme suit: 36% pour la région Est, 31% pour le Centre, 25% pour l'Ouest et 8% pour le Sud. En outre, ajoute le communiqué, les équipes de distribution de Naftal ont fait des heures supplémentaires pour approvisionner les citoyens en gaz.
Le communiqué promet de faire pièce aux spéculateurs et de multiplier la distribution afin de mettre un terme à toute action visant à créer un marché de spéculation. Voilà donc, le mot lancé : la spéculation comme concept assez flou, aux contours mal définis, impliquant des distributeurs privés sans nom, sans visage et sans griefs concrets retenus contre eux. Voilà ce qu'on appelle tourner en rond.
A vide. A sec.


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