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Le Radeau de la Méduse
Publié dans L'Expression le 15 - 09 - 2004

C´est un tableau inévitable qui figure dans tous les ouvrages qui parlent un peu ou beaucoup de peinture. Il est incontournable quand il s´agit d´énumérer les principales oeuvres du XIXe siècle. Il est aussi célèbre que la Joconde de Leonard de Vinci. Il symbolise à lui seul l´école romantique française. Ce tableau phare, c´est le Radeau de la Méduse, exécuté par le célèbre peintre normand Géricault. Il représente un radeau qui dérive sur une mer verdâtre. Sur cette planche d´infortune s´entassent des naufragés moribonds dont les visages trahissent les affres de la faim, de la soif, de la lente agonie des gens désespérés. Les membres tordus, les traits crispés par la douleur, ces victimes implorent un ciel sourd à leurs appels...
Ce n´est qu´après avoir fait un long stage dans les hôpitaux parisiens que le célèbre peintre s´est attaqué à cette oeuvre majeure, pour mieux restituer la proportion des membres, la couleur des chairs nécrosées et la forme des muscles. Car dans la première décennie, l´odyssée du navire la Méduse défraya la chronique dans toute la France de la Restauration. C´est cette tragédie qu´a tenté de restituer le film diffusé par Paris Première, film dont les tons blafards restituent l´ambiance du tableau. Après la défaite de Waterloo, la monarchie française et sa cohorte d´émigrés rentrent à Paris dans les fourgons des armées européennes liguées contre Napoléon (comme actuellement le gouvernement fantoche irakien est installé par les Américains). C´est alors pour les émigrés une course effrénée vers des postes de responsabilité, postes qui sont généreusement octroyés par un roi sevré par deux décennies d´exil. Les critères de compétence pour ces postes ne sont pas prioritaires : seuls comptaient l´allégeance au roi et le statut d´exilé. Ainsi, un ancien commandant de la marine qui n´a jamais dirigé un navire se voit confier une frégate baptisée la Méduse. Ignorant toutes les règles de navigation, s´adonnant plus à des mondanités à bord de la nef qu´à un exercice de navigation, le malheureux commandant va faire échouer le navire sur un haut fond. Pendant que les personnalités vont prendre les chaloupes de sauvetage gréées les simples marins vont être jetés sur un radeau et vont connaître le calvaire de la mort lente.
C´est un peu la parabole d´un pays qui, au lendemain de l´indépendance, va écarter toutes les énergies compétentes pour privilégier les petits copains des services des frontières...
C´est un clin d´oeil aux fondateurs d´El-Manchar, qui en première page du 1er numéro de ce journal satirique, ont exécuté une caricature de ce tableau: sur un radeau de fortune, des hommes politiques observent le bateau Algérie qui sombre. Les affairistes eux, sont déjà loin. Ils ont pris depuis longtemps leurs «canots de sauvetage».


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