Le FLN dément et désavoue son propre porte-parole !    Congrès ordinaire à la fin de l'année    La nomination de Bedoui et Lamamra parue dans le JO    L'urbanisme intelligent à l'honneur    Extension    Parler de corde sans s'étrangler avec    Pour une charte fondatrice d'un renouveau    130 civils massacrés pendant une visite de l'ONU, envoi d'une délégation gouvernementale    Une dizaine d'athlètes sacrés    Khallouni ! Khallouni !    Le magazine «France Football» évoque les Verts    L'Algérie s'engage à éradiquer la tuberculose d'ici 2030    Sujets du bac    10 astuces pour avoir les dents blanches    Merveille de manifestation !    Dans la protesta, la voix des femmes !    Naissance du CNCTD    Sollicitée encore une fois par l'opposition: Que fera l'armée ?    Bedoui va-t-il ou non constituer son gouvernement ?    Violence dans les stades: Des mesures draconiennes s'imposent    FAF: Kheireddine Zetchi défend son bilan    L'opposition se prononce sur la transition    Décrassage pour les titulaires, entraînement pour les remplaçants contre la Gambie    Les dates des trois derniers matchs fixées    Le Cameroun valide son billet face aux Comores    Plus de 650 morts, un désastre humanitaire    11 000 officines touchées par une pénurie de 370 médicaments    La feuille de route d'une partie de l'opposition    Lancement d'une campagne de reboisement de 500 plants de pins maritimes au parc méditerranéen    3 morts et 2 blessés dans un glissement de terrain à Oued Sebbah    Les Assemblées populaires communales se joignent au mouvement    Benmihoub recommande d'aller vers la transition avant le 28 avril    Algérie Poste poursuit l'opération d'acquisition des TPE    Ouverture du festival du printemps    Le parcours du chahid Mustapha Benboulaïd revisité par des écoliers    Musique afro-américaine : John Lee Hooker    Golan syrien occupé: Les propos de Trump dénoncés par Damas et à l'étranger    Hausse inexpliquée des prix des fruits et légumes : Les ménages désemparés    29 suspects arrêtés à Alger    Colère contre Benghabrit    11 morts, dont 1 vice-ministre, dans une attaque des shebab    Malgré une croissance en panne : Publicis signe un bénéfice record    USA: La Fed ne prévoit plus de hausse de taux en 2019    Selon l'ONS : L'inflation à 4,1% sur un an en février 2019    Sit-in des avocats à Alger : Le corps de la justice exige "le respect de la Constitution"    Sahara occidental: La 2ème table-ronde se termine sans avancées    Nouvelle pièce théâtrale à l'affiche à Oran    ELLE VEUT LE VOIR AU ‘'MUSEE DE L'HISTOIRE'' : L'Organisation des moudjahidine exige la libération du FLN    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Histoires vraies
Radeau de la mort (2e partie)
Publié dans Info Soir le 11 - 09 - 2008

Résumé de la 1re partie n Le radeau de la Méduse, chef-d'œuvre de Géricault exposé au Louvre, représente le naufrage de la frégate «La Méduse»...
Au neuvième jour, il ne reste plus que vingt-cinq survivants sur cent quarante-neuf personnes. Des papillons se posent sur le radeau : on espère être assez près de la terre ferme. L'embarcation dérive, un bateau passe à l'horizon, mais continue sa route. Au bout de douze jours enfin, un navire, «L'Argus», qui accompagnait «la Méduse», revient sur sa route pour voir ce qu'il est advenu des naufragés. On repère le radeau, qui ne soutient plus que quinze survivants des lambeaux de chair humaine sont en train de sécher au soleil. Une fois à terre, cinq survivants succombent pour s'être trop goulûment jetés sur la nourriture ; la cantinière meurt avec son époux.
Savigny fait partie des survivants et, dès qu'il le peut, il dépose un rapport au ministère de la Marine. La presse, mise au courant, publie une partie du rapport. Le scandale est énorme, la responsabilité du commandant de «la Méduse», Hugues Duroy, comte de Chamareix, est gravement engagée. Le régime de Louis XVIII en est éclaboussé.
Corréard, grâce à des officiers anglais, arrive à son tour à Paris, après avoir séjourné à l'hôpital de Saint-Louis-du-Sénégal, où on l'a laissé nu dans ses draps pendant quarante jours... Il rejoint Savigny, très compromis par la publication du récit, et ils travaillent ensemble à une thèse sur... «les effets de la faim et de la soif». Corréard publie cette thèse. Le Mercure de France ouvre une souscription au profit des rescapés. Nouveau scandale. Corréard est poursuivi par la justice. L'opinion publique s'insurge contre le sort fait à cet homme qui a déjà tant souffert.
Géricault s'arrange pour rencontrer Corréard et Savigny, et il étudie avec eux les détails de la tragédie. Tragédie qui flatte les instincts légèrement morbides du peintre, dont certaines œuvres précédentes représentent exécutions capitales ou assassinats. D'ailleurs, cela fait plusieurs mois qu'il se rend à la morgue pour y étudier des cadavres. Un voleur mort à l'hôpital, dont des amis médecins lui ont confié la tête, est déjà dans son atelier...
Géricault hésite sur le moment du naufrage qu'il va représenter. L'insurrection du premier soir ? Un naufragé en train de dévorer un cadavre ? Il sait qu'il ne doit pas choquer le public du Salon, auquel il destine sa toile. Il choisit l'instant de l'espoir, quand une voile apparaît à l'horizon.
«Je ne peux pas travailler dans mon atelier de la rue des Martyrs. On y est beaucoup trop à l'étroit.»
Géricault découvre l'espace qu'il lui faut dans le faubourg du Roule, juste en face du tout nouvel hôpital Beaujon. Voisinage commode pour se procurer les pièces anatomiques dont il va avoir besoin. Les infirmiers, sensibles à son charme, lui permettront très vite de venir... observer les agonisants. Voilà pour les morts. Mais sur le radeau il y avait aussi des vivants. Il a sous la main Corréard, Savigny et le charpentier rescapé. Pour les autres, il y a les amis et d'anciens grognards, ainsi que des modèles professionnels, dont le «nègre Joseph»...
Durant plusieurs semaines Géricault peint des «morceaux», morts ou vivants, grandeur nature. Il se fait livrer un cadavre, qui demeure plusieurs jours sur la gouttière... Il rend visite à un ami cloué au lit par une jaunisse, et lui dit : «Que tu es beau, que tu es beau !» L'autre, en effet, est d'un jaune citron parfait. La couleur que cherche Géricault pour ses naufragés (à suivre...)


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.