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Le divorce mine les couples annabis
TRENTE MILLE CAS RECENSES EN QUATRE ANS
Publié dans L'Expression le 16 - 01 - 2013

Plusieurs raisons sont avancées pour justifier les demandes de divorce
Les jeunes couples vivent avec la belle-famille, en location ou dans des bidonvilles. Mari et femme sont mis à rude épreuve.
Les tribunaux de Annaba ont traité lors des quatre dernières années 30.000 cas de divorce alors que 1500 filles sont en attente d'un mariage. Une avocate confie que des centaines de couples ont défilé dans son bureau. Les hommes mettent en avant le fait que la profession et l'émancipation des épouses entravent la vie familiale, notamment après la venue des enfants. Les épouses refusent d'abdiquer. D'autres évoquent des conflits familiaux alimentés par l'ingérence des parents dans la vie du couple. Selon un magistrat, les femmes sont délaissées. Une psychologue dit que les hommes et les femmes ont des liaisons basées sur des calculs. Pour les épouses, l'intérêt majeur est de se marier pour éviter d'être montrées du doigt, devait-elle ajouter. Un point de vue soutenu par un juge d'El Kala, à El Tarf, selon lequel le mari se retrouvera au second plan pour entretenir les enfants qu'il considère comme étant une responsabilité supplémentaire. L'union est basée sur l'intérêt et non sur l'affection et l'amour. C'est ce qui génère des conflits conjugaux et des mésententes. Par pudeur, le couple n'expose pas ses problèmes pour trouver la solution adéquate quitte à défaire l'union conjugale. Quelles que soient les raisons, le divorce demeure un problème crucial méritant d'être étudié sur le plan sociologique et psychologique. Pour qu'un ménage puisse réussir, il faut bien s'accepter l'un l'autre, se comprendre, pour pouvoir vivre ensemble. Autre raison de la hausse des divorces: le mariage précoce. La variante d'âge est souvent entre 19-22 ans pour les femmes et 22- 25 ans pour les hommes. Ces jeunes couples ne se donnent pas le temps nécessaire pour s'accepter mutuellement, du moins en ce qui concerne la situation professionnelle du mari, qui est le plus souvent dure. Une réalité non négligeable, accentuée par les conditions d'hébergement précaires. Dans ces cas de figure, il convient de noter que 63,14% des jeunes couples vivent après le mariage, qui avec la belle-famille, qui en location, et qui dans des baraquements dans divers bidonvilles de la wilaya de Annaba. Nombreux sont les cas qui, après un court bonheur d'une vie en couple, implosent. Les femmes notamment finissent par se lasser de la précarité de la vie.
Tous ces semblants de mariage finissent dans un dossier numéroté, sur la barre d'un juge des affaires familiales. Les juges en charge de la section familiale, à raison de deux audiences par semaine, traitent entre 200 à 280 dossiers de cas de divorce.
Comparativement aux deux décennies précédentes, ils traitaient entre 120 et 180 cas de divorces par semaine. la vie privée d'un couple devient au fil des jours et des mois une vie en public, puisque la solution réside au bout du tunnel... dans les couloirs des tribunaux. Autrefois, le divorce, sujet tabou, que les couples évoquent discrètement, et les familles n'évoquent pas du tout, aujourd'hui, c'est la tendance dont le slogan «El Kholaâ». Si la relation entre le couple n'est pas du goût de la femme, cette dernière décide de se défaire de l'engagement en versant une forte somme d'argent pour l'obtention de sa «liberté». Pour l'homme, rien de plus simple, la séparation à l'amiable. D'un commun accord, le couple se présente devant le juge, signe et approuve la volonté du divorce. En une seule séance le tour est joué, et le mariage se dissout dans le silence le plus total. Entre 3 à 4% des femmes recourent à la séparation à l'amiable. les amendements du Code de la famille, obligent l'époux à verser une pension alimentaire et un loyer pour les mères ayant bénéficié de la garde des enfants. Les montants sont décidés selon la situation sociale de l'homme.
La pension est de 5000 DA pour un enfant et 8000DA pour la location. Sur ce volet, relevant de la section civile du tribunal des affaires familiales, il est traité chaque semaine plus de 1200 dossiers relatifs à la révision de la pension alimentaire, l'augmentation du montant du loyer, que le père des mineurs est obligé d'assurer, jusqu'à la majorité des enfants. Les juges en charge des dossiers de demandes de divorce, notamment avec les tentatives engagées à chaque fois par le magistrat en charge de l'affaire, tentent de faire revenir les couples sur leur décision en recourant aux audiences de réconciliations.
Le taux de la séparation, pour ne pas dire l'éclatement des familles, est en constante augmentation. Sans remords et sans regret aucun, le divorce est, depuis, quelques années, devenu un statut comme n'importe quel autre statut tant pour l'homme que pour la femme. Les cas de la séparation des couples se multiplient, mais ne se ressemblent pas.
A chacun ses raisons et sa vision de la vie de couple.


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