Début de l'opération de la révision exceptionnelle des listes électorales    Le procès historique attendu par les Algériens    Report du procès en appel de Kamel Chikhi    «Le marché pétrolier est resté équilibré»    Frais d'engagement des clubs    Le GSP au championnat arabe    Aarab Elyes nouvel entraîneur-adjoint    Real Madrid: Le clan Zidane fait une grande annonce pour son avenir !    Quelles leçons tirer du fort taux d'abstention aux dernières législatives ?    C'est fait à Annaba    Lancement à partir de Batna de la campagne nationale de prévention des risques des inondations    Espace pour préserver son histoire    Un roman inédit de Françoise Sagan en librairie    Djaballah sera-t-il candidat à la présidentielle ?    PROTECTION CIVILE : 12 accidents font 10 blessés à Mostaganem    Plus de 250 nouveaux professeurs en renfort    Un trafiquant de psychotropes condamné à 18 mois de prison    La FAF reçoit l'ambassadeur d'Argentine    Réforme ou manœuvre électoraliste ?    Vers la fermeture de l'usine Renault    Vers l'interpellation des chefs de parti sur le "hirak"    Le pirate qui avait sillonné le ciel algérien arrêté    Plus de 2,6 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence    Et maintenant ?    Un vendredi sur son 31    3 remèdes au miel pour traiter naturellement la grippe    Un incendie détruit une école primaire    L'indépendance de la justice, parent pauvre du système    Imminent changement à la tête des médias publics    La prophétie de Benflis    Pour la mise en place de stratégies d'enseignement de l'art dramatique et de traduction des textes théâtraux    Les Misérables de Ladj Ly, candidat de la France pour les Oscars    Le gouvernement français veut jouer la transparence    Karoui autorisé lors du deuxième tour    Indices    Béjaïa : Les manifs continuent    Téhéran met une nouvelle fois en garde contre une attaque    JS Kabylie : Le CRB et Horaya en ligne de mire    Berraf réagit aux accusations    Sonatrach: Des contrats gaziers à long terme renouvelés dans les prochains mois    Présidentielle en Tunisie … La logique arithmétique plaide pour Kaïs Saïed    Brexit : Le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 octobre    Au 1er semestre 2019 : Hausse de près de 5% de la production industrielle publique    Y a-t-il une vie en dehors des GAFAM? Episode I : les réseaux sociaux    Lutte contre le changement climatique: L'ONU salue les efforts de l'Algérie    Côte d'Ivoire : La profanation de la tombe de DJ Arafat ne restera pas impunie    Un rapport de l'IGF pointe un risque de faillite    Le chef de la Minurso visite les camps de réfugiés sahraouis    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une base américaine stratégique dans la Corne de l'Afrique
LE CHEF DU PENTAGONE À DJIBOUTI
Publié dans L'Expression le 25 - 04 - 2017

Le chef du Pentagone, Jim Mathis, à son arrivée dimanche à Djibouti
Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a visité dimanche le petit Etat de Djibouti stratégiquement situé, qui accueille la seule base militaire américaine permanente sur le continent africain et où la Chine construit actuellement ses propres installations militaires.
La base américaine de Camp Lemonnier accueille environ 4000 militaires et contractuels américains, selon le Pentagone, et joue un rôle clé pour soutenir les opérations militaires en Afrique, notamment en Somalie où les militaires américains aident les forces locales à lutter contre les insurgés islamistes shebab liés à Al Qaîda. Cet ancien camp de la Légion étrangère française joue aussi un rôle important pour soutenir les opérations américaines au Yémen, où les forces spéciales américaines mènent régulièrement des opérations d'élimination par drone contre Al Qaîda dans la péninsule Arabique (Aqpa). «Pour le département de la Défense, Camp Lemonnier et Chabelley (un terrain d'aviation à une dizaine de kilomètres utilisés par les drones américains) ont un rôle logistique crucial», explique un responsable américain de la Défense sous couvert de l'anonymat. Le secrétaire à la Défense a notamment rencontré dimanche le président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh. Il a retrouvé également sur place le commandant des forces américaines en Afrique, le général Thomas Waldhauser. Ce dernier avait indiqué en mars au Congrès américain avoir fait part au président Guelleh des inquiétudes américaines sur la construction en cours de la première base chinoise de soutien militaire à l'étranger, tout à côté de Camp Lemonnier, capable notamment d'accueillir les bateaux militaires chinois.«J'ai exprimé mes préoccupations sur (...) ce qui est important pour nous que les Chinois fassent ou ne fassent pas», avait-il déclaré devant la commission des forces armées du Sénat américain. Mais un autre responsable américain de la Défense a relativisé cette semaine. «Pour l'instant, je ne vois pas de raison pour lesquelles nous ne serions pas capable de coexister confortablement avec les Chinois, comme nous le faisons (aujourd'hui) avec les Français, les Japonais» qui disposent aussi de bases dans cette ancienne colonie française, a-t-il déclaré devant des reporters. L'emplacement stratégique de Djibouti «est son atout numéro un» et il est logique que le pays le fasse fructifier avec «de multiples partenariats», a-t-il expliqué. Djibouti est situé près du détroit de Bab al-Mandeb, au sortir de la mer Rouge vers l'océan Indien, une voie stratégique pour le commerce mondial.
La Chine avait annoncé en novembre 2015 son intention de construire à Djibouti sa première base de soutien militaire à l'étranger. Elle avait expliqué notamment vouloir soutenir ses Casques bleus en Afrique, être capable d'évacuer ses ressortissants sur le continent en cas de crise et soutenir ses activités de lutte contre la piraterie au large de la Somalie. Mais Pékin est accusé par ses détracteurs de vouloir constituer dans l'Océan indien un «collier de perles», une référence aux différents ports où la Chine possède des intérêts directs, qui comprend, outre Djibouti, Gwadar (Pakistan), ou encore la «Port City» de Colombo au Sri Lanka. La Chine a investi massivement à Djibouti, finançant une bonne partie de grands travaux (ports, chemins de fers, oléoducs, gazoducs...) lancés par le président Guelleh. En octobre dernier, l'Ethiopie a officiellement inauguré une ligne ferroviaire entre Addis-Abeba et Djibouti, financée et construite par la Chine, avec pour ambition de désenclaver l'économie éthiopienne et doper les échanges avec le voisin djiboutien.
Les Etats-Unis sont arrivés à Djibouti après les attentats du 11 septembre 2001 pour soutenir leurs opérations contre Al Qaîda et les taliban en Afghanistan. Mais cette installation qualifiée à l'époque de «provisoire» s'est finalement solidifiée et étendue et les Etats-Unis ont signé en 2014 un nouveau bail de 20 ans.
La France, dont Djibouti a pris son indépendance en 1977, y compte elle environ 1 450 militaires, selon le site du ministère de la Défense français.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.