Les révélations du PDG de l'ANEP    Explosion de Beyrouth: Tebboune ordonne l'envoi immédiat d'aides au peuple libanais    Décès du Professeur Grangaud: Djerad rend hommage à un "Fils de l'Algérie"    Feux de forêts: installation du comité d'évaluation des dégâts    Covid19 à Tizi-Ouzou: le reconfinement de deux communes imposé par la recrudescence des cas    Feux de forêts: réunion interministérielle pour indemniser les personnes impactées    551 nouveaux cas confirmés et 13 décès en Algérie    Le Général-Major Meftah Souab n'est pas en fuite    LE CHEF D'ETAT-MAJOR CHANEGRIHA AFFIRME : La gendarmerie est l'un des piliers de la stabilité    EFFONDREMENT DU TUNNEL MINIER A AIN AZAL : Une commission d'enquête pour déterminer les causes    EXPLOSIONS DE BEYROUTH : Pas d'Algériens parmi les victimes    COLLECTE DES ORDURES MENAGERES A ORAN : La mairie réquisitionne des entreprises communales    Premiers essais de Vision-S    Sit-in des supporters pour réclamer la 2e place au classement    Réunion du bureau fédéral lundi prochain    Manchester United et l'Inter : objectif «Final 8»    Mutualisation des compétences et passage de témoin    Lancement officiel de la commercialisation de produits de finance islamique    L'eau, le feu, l'argent et les enquêtes    Le nouveau SUV Enyaq iV se dévoile    Un SUV pour les pays émergents    Les modalités restent à fixer    2 employés morts dans l'effondrement partiel d'un tunnel minier à Chaâba-el-Hamra    La rentrée universitaire semble compromise    Black is King, le film de Beyoncé célébré, mais aussi critiqué    La pandémie joue les trouble-fêtes    Controverse sur la «grande Albanie» : Dua Lipa dit avoir été mal comprise    La famille Bouchaoui sans acte de propriété    L'ex-roi d'Espagne Juan Carlos serait en République dominicaine    La fille des Aurès    L'infrangible lien...    Infantino "respectera toute décision" de la commission d'éthique    17 morts dans des inondations dans le Nord    Charbel Wehbé, nouveau ministre des Affaires étrangères    Les walis sommés de transmettre les registres de doléances à la Présidence    L'aide humanitaire ne suffit pas    Se reconstruire après la tragédie    "Aucun échec n'est une mort définitive"    Karim Younes se livre    Histoire. Lutte du peuple algérien pour l'Indépendance : 1958, une année charnière    Décès du khalife général Médina Baye (Sénégal): Condoléances du Président Tebboune    Tiaret: La ville n'aura pas son tramway    USTOMB et Tosyali Holding Algérie: Vers la mise en place de formations professionnalisantes    Lobbyiste américain engagé par Haddad: Le parquet général ouvre une enquête    WA Tlemcen: Le Widad retrouve la place qui lui sied    Pénurie de plus de 200 médicaments    Les clubs ne savent plusà quel saint se vouer    "Sonatrach n'est pas impliquée dans l'affaire du fuel frelaté au Liban"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ouyahia retrace les enjeux
LE RND CONFORTE PAR SES DERNIERS RESULTATS
Publié dans L'Expression le 11 - 05 - 2017


Le secrétaire général du RND
Le Rassemblement national démocratique (RND) sort victorieux de l'épreuve électorale des législatives du 4 mai.
Il a ratissé 100 sièges, c'est une position très confortable pour un parti qui a été pestiféré en 2007 par l'opposition qui l'a accusé de fraude à grande échelle. D'ailleurs, cette situation a pesé lourdement sur le cours politique du RND qui se voyait traiter comme un parti de la fraude, et cela lui a coûté une véritable sanction politique durant les élections législatives de 2012 où il a vu sa représentation au sein de l'hémicycle se rétrécir telle une peau de chagrin.
C'était la période de la disette politique pour un RND affaibli et amoindri par la venue de Bouteflika aux commandes. Le président de la République qui était aussi le président du FLN, a joué un rôle déterminant dans la montée du FLN et la descente aux enfers du RND. Cette descente était très lourde, voire choquante, même pour la direction du RND.
La venue de Ahmed Ouyahia aux commandes du RND a ramené une autre conception de la gestion de l'appareil du parti, c'est une gestion avec une main de fer sur le plan organique, le parti avait besoin de quelqu'un qui doit mettre le holà au sein de la maison RND et la sortir de l'impasse dans laquelle elle s'était empêtrée.
Ce pari a été relevé avec succès par le directeur de cabinet de la Présidence et secrétaire général du RND. Ahmed Ouyahia a su recadrer le RND dans le giron du pouvoir et les institutions de l'Etat et du coup, relancer l'amorce de remodelage de la scène politique à commencer par la reconfiguration d'une nouvelle approche quant au nouveau gouvernement qui sera le prolongement logique des résultats de la dernière joute législative du 4 mai. Beaucoup d'observateurs soulèvent la question du silence du secrétaire général du Rassemblement national démocratique, alors qu'il est le premier gagnant de cette nouvelle reconfiguration électorale, et plus que ça. Même le FLN, pour qu'il puisse constituer un gouvernement doit d'abord et en premier lieu consulter le RND pour que la coalition se fasse sans bruit ni grabuge. Ahmed Ouyahia s'est muré dans un mutisme total, pourtant, le résultat est là, il est plus qu'édifiant en termes d'avancée politique de son parti. Le secrétaire général du RND n'a pas pipé un mot depuis le 5 mai, c'est-à-dire après l'annonce des résultats des élections législatives par le ministre de l'Intérieur, il a rédigé un communiqué où il a remercie les électeurs et les électrices qui ont voté pour les listes du RND. Ouyahia a déclaré via le communiqué que «le RND s'engage à mobiliser ses députés au service de la mise en oeuvre du programme de Son Excellence le président de la République M.Abdelaziz Bouteflika, ainsi que la concrétisation de son propre programme présenté durant la récente campagne électorale», a-t-il déclaré.
La déclaration laconique de Ouyahia montre que cet homme du sérail ne parle pas trop, mais il agit dans l'ombre, et il gère le contexte électoral dans le sillage global d'une stratégie qui tient compte des enjeux et des priorités qui sont dictées par les rapports de force qui déterminent les équilibres actuels du système.
Le directeur de cabinet de la Présidence fait preuve d'une discipline politique qui émane de sa culture en sa qualité de commis d'Etat, malgré le fait que son parti est arrivé à glaner des sièges d'une importance politique capitale pour se réintroduire dans le pouvoir non pas comme force parlementaire ou comme partenaire au sein du gouvernement, Ouyahia semble concevoir une autre conception, c'est celle qui consacre l'idée que ce dernier pourrait revenir aux commandes à la tête du gouvernement surtout que le contexte économique et les prix du pétrole connaissent une dégringolade sans précédent. Il y a aussi une autre conception qui avance l'idée que Ahmed Ouyahia veut se faire un véritable chemin vers la présidence de la République, et cela ne peut se faire que par le renforcement d'un cadre politique en mesure de mobiliser autour de lui une majorité lui permettant d'aspirer à atteindre cet objectif.
La conjoncture actuelle offre des possibilités inouies au secrétaire général du RND de se situer par rapport à l'enjeu primordial qui se présente devant lui, à savoir de briguer le mandat présidentiel qui lui tient à coeur. C'est le seul pari qui reste a être relevé par Ahmed Ouyahia pour terminer sa carrière politique en tant qu'homme du sérail qui ne sait pas dire non quand il s'agit de servir le système en place.
Donc, le silence de Ouyahia s'inscrit dans cette optique qui consiste à saisir les opportunités et jouer sur les conjonctures pour bien les gérer et s'introduire avec certitude dans l'ambiance présidentielle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.