Le Général-major Said Chanegriha présidera mercredi un colloque sur le Covid-19    L'UA attachée au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    Foot/Enregistrement sonore: la Fifa n'aura pas à s'impliquer directement    Covid-19/Non-respect des mesures de prévention: procédures judiciaires contre 5.319 individus    APOCE : Le prix du masque ne doit pas dépasser 15 DA    TRIBUNAL DE BOUMERDES : Le procès d'Abdelghani Hamel reporté au 2 juin    ASL AIRLINES FRANCE : Programmation de 5 vols vers Paris à partir d'Alger    DURANT LES DEUX JOURS DE L'AID EL FITR : Rezig confirme : ‘'la permanence respectée à 99,44%''    BOUMERDES : Distribution de 100 000 masques médicaux    Journée de l'Afrique-Sahara occidental: le Zimbabwe appelle à la fin de l'occupation sur le continent africain    Le Parlement de Navarre appelle à la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis    Corruption: report au 2 juin du procès d'Abdelghani Hamel et de son fils    Le ministre des Finances présente le PLFC 2020 devant l'APN    Covid19: 194 nouveaux cas, 171 guérisons et 8 décès en Algérie durant les dernières 24h    Foot/Révision des statuts et règlements: les travaux des sous-commissions "avancent bien"    Mohamed Bouhamidi: des ONG internationales tentent d'orienter le Hirak pour aboutir à une situation de chaos en Algérie    Création de l'Union africaine des sports de boules    Les 76 centres de torture de Mascara: témoins de la politique inhumaine du colonialisme français    Lounis Ait Menguellet célèbre la Journée de l'Afrique avec des artistes du monde entier    Report de la CAN-2021 : Le Cameroun tranchera en septembre    ES Sétif : Des contentieux en suspens…    Le patron de l'AIE se dit optimiste    Le Sahel s'enfonce dans la crise sécuritaire    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    La piste Zeghba se dessine    Le PPE fustige la politique de la Commission européenne    Territoires : Non Autonomes L'Eucoco rappelle le droit des peuples à l'autodétermination    Sonatrach bousculée en Europe    "La santé du citoyen est notre préoccupation majeure"    Le FLN et le RND tiennent leur conclave ce week-end    "Le texte empile contradictions et ambiguïtés"    "La crise sanitaire nous pousse à réfléchir sur la finalité de notre existence"    "Songs for freedom"    "Le bilan de l'Académie de tamazight est nul"    Covid-19: L'OMS suspend les essais cliniques avec l'hydroxychloroquine "par sécurité"    Le ministre de la Santé: Le déconfinement, une mesure «indispensable»    Aïd El Fitr et Covid-19: Confusion et incompréhension    Tlemcen: Plus de 280 pochettes de sang collectées    SEUL UN VACCIN    Un e-Aïd inédit !    Tébessa: Youkous, un site naturel à valoriser    Une reprise graduelle et prudente    Vers un appui technique du département du Trésor américain    'l'automobile est trés complexe et tout est une question de compétitivité'    Le décret exécutif publié au JO    DEFENSE : L'Algérie réceptionne 42 hélicoptères modernisés en Russie    WILAYA DE SAIDA : Installation du nouveau directeur de l'administration locale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Paris s'inquiète pour ses ressortissants
LES FOYERS DE L'EPIDEMIE EN ALGERIE ANGOISSENT LES CAPITALES ETRANGÈRES
Publié dans L'Expression le 28 - 08 - 2018


Le Quai d'Orsay
Dans une note émise le 26 août, le ministère français des Affaires étrangères a appelé ses ressortissants qui vivent ou ont l'intention de se rendre en Algérie à une vigilance particulière.
Entre Paris et Alger le ciel est encore loin de se débarrasser de ses nuages. Même s'il est vrai que le bulletin, plutôt tendancieux, publié sur le site de «France Diplomatie» à propos des foyers de choléra qui ont touché certaines localités du pays est loin de constituer un orage qui compromettrait des relations plutôt apaisées à l'heure actuelle. Quoi de plus normal qu'un pays s'intéresse à la santé de ses ressortissants. Mais de là à l'enfler au point de brandir le spectre d'une catastrophe sanitaire, c'est aller un peu trop vite en besogne.
Les cas de choléra identifiés sont tout de même loin de constituer une épidémie. Selon les chiffres avancés par le ministre de la Santé sur les 139 cas suspects 70 ont été confirmés. Et sur les six wilayas concernées deux d'entre elles n'ont enregistré que deux individus. Un à Médéa et le second à Aïn Defla. A Bouira trois cas ont été confirmés alors que la majorité est concentrée au Centre (Alger, Tipasa, Blida).
Le fait que les foyers de cette maladie soient circonscrits à cette aire géographique rassure quant à la maîtrise d'une situation qui ne méritait certainement pas de connaître un écho international. Surtout que cette épidémie de choléra n'a mobilisé que deux infrastructures hospitalières (une à Boufarik et l'autre à El Kettar à Alger) pour sa prise en charge. Paris a franchi ce pas sans juger important de rentrer dans ces détails. «Plusieurs cas de choléra ont été diagnostiqués dans le nord et le centre du pays (Bouira, Blida, Tipasa, Alger, Médéa, Aïn Defla). Le ministère algérien de la Santé et de la Population indique qu'une source de la région de Tipasa serait à l'origine de la contamination, mais que l'eau du robinet demeurerait potable», a écrit le ministère français des Affaires étrangères dans une note émise le 26 août. Avant d'ajouter que: «Dans tous les cas, il est impératif de porter une vigilance particulière aux règles d'hygiène et de sécurité afin de se préserver des contaminations digestives ou de contact.» De «sécurité»? De quelle «sécurité» s'agit-il? Bref ne remuons pas le couteau dans la plaie car s'il y a lieu de rappeler toutes les notes émises par les différents gouvernements de la République française qu'ils soient de droite ou de gauche qui ont déconseillé la destination Algérie, cela reviendrait à sortir de l'ombre les fantômes du passé. Est-ce pour dire que l'Algérie demeure sous «surveillance» que Paris a surfé sur cette question sanitaire? La question est posée. Il n'en demeure pas moins qu'elle n'a pas réagi de façon aussi prompte et alarmante lorsque quatre cas de choléra ont été signalés à Vancouver au Canada au mois de mars dernier. La France n'entretient-elle pas de relations avec le pays au drapeau à la feuille d'érable? Sont-elles nulles au point de ne pas susciter de réaction du même type que celle réservée à notre pays? Alors pourquoi ce deux poids, deux mesures dans le traitement réservé à ces cas de choléra? Tripoli ne s'est pas posée toute cette série de questions et a emboîté le pas à Paris. La direction de la veille et d'investigation affiliée au Centre national de lutte contre les maladies du ministère libyen de la Santé a élevé le niveau d'alerte et de préparation pour «faire face à l'éventualité de l'arrivée de l'épidémie de choléra de l'Algérie à la Libye, notamment à travers les zones frontalières», selon un communiqué de l'institution relayé sur la page Facebook officielle du ministère de la Santé du gouvernement d'union nationale, a écrit sur son site le quotidien électronique TSA. «L'administration demande aux membres du programme de veille et d'alerte précoce et aux équipes d'intervention rapide et surveillants des hôpitaux d'être prudents avec les individus provenant d'Algérie et de s'enquérir de leur état de santé s'ils présentent un quelconque symptôme de la maladie», a également annoncé l'autorité de santé libyenne qui a également appelé les citoyens à signaler tout cas suspect a ajouté la même source. La «chasse» à l'Algérien a commencé en Libye. Reste à savoir comment déceler qu'il est atteint du choléra. Les autorités libyennes ne le disent pas. Quant à Paris il est incontestable qu'elle a contribué à élever le niveau de panique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.