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Hygiène dans les hôpitaux français, 4000 morts
Publié dans L'Expression le 14 - 02 - 2019

La Cour des comptes en France vient de dresser un rapport accablant sur les maladies nosocomiales. Chaque année, 470 000 malades hospitalisés en sont victimes. En quoi cela peut-il intéresser les Algériens? Suivez-nous...
Réputation surfaite. Cette semaine, notre attention a été attirée par la publication du rapport de la Cour des comptes françaises sur les maladies nosocomiales. C'est-à-dire des infections contractées dans les hôpitaux de France par les malades. On parle alors d'infections associées aux soins. Elles sont dues à des bactéries multi résistantes dont l'origine est directement liée à des problèmes d'hygiène. Plus clairement, un malade hospitalisé pour une maladie quelconque est exposé en plus à cette infection mortelle. Le rapport fait état de 470.000 patients atteints chaque année dont 4200 décèdent. Ce qui est alarmant. Commençons par expliquer ces maladies nosocomiales. «Les infections nosocomiales sont les infections contractées au cours d'un séjour dans un établissement de santé (hôpital, clinique...). Elles sont aussi appelées infections associées aux soins. Ceci veut dire que ces infections sont absentes au moment de l'admission du patient dans l'établissement», c'est la définition qu'en donne le ministère français de la Santé. Leurs modes de transmission: «Les infections peuvent être directement liées aux soins dispensés au patient (par exemple l'infection sur cathéter) ou simplement survenir lors de l'hospitalisation, indépendamment de tout acte médical (par exemple une épidémie de grippe)» précise la même source. Une sonde, un cathéter, une ventilation artificielle ou une opération chirurgicale peuvent favoriser la transmission. Une bactérie multirésistante, c'est quoi?
Il s'agit de bactéries qui résistent aux antibiotiques. C'est l'usage intensif de ces antibiotiques qui développent la résistance bactérienne. Il devient donc très difficile de trouver l'antibiotique qui viendra à bout de l'infection. Comment se propagent ces infections. Nous avons vu plus haut les sources, mais quel que soit l'objet responsable, c'est, de manière plus générale, le manque d'hygiène qui est en cause. Le rapport de la Cour des comptes accuse «le relâchement du personnel soignant en termes de respect strict des mesures d'hygiène». Plus précis, le rapport pointe «la formation à l'hygiène jugée insuffisante, le port de bijoux du personnel soignant malgré les alertes ou encore les personnels soignants qui sillonnent à l'extérieur des services avec leur blouse de travail pour déjeuner ou pour fumer». Plus grave encore, la Cour des comptes révèle que près de 2000 établissements sur 2700 ne signalent pas les cas d'infections nosocomiales qui ont lieu chez eux. Certainement pour une affaire d'image, de marketing. Il est vrai qu'il est difficile pour un hôpital d'avouer un manque d'hygiène de son personnel. Alors on cache, on met la «poussière sous le tapis». Les malades qui ne décèdent pas, s'en sortent avec de graves séquelles. Le rapport cite le cas d'une dame opérée du dos et qui a contractée l'infection nosocomiale. «Elle a dû subir trois opérations dans la foulée pour avoir toujours des douleurs quotidiennes et une difficulté à se mouvoir comme avant». Faire de l'humour serait ici déplacé mais c'est tout de même mieux que la mort. Maintenant on vous doit l'explication du choix de ce sujet qui se passe ailleurs. En pensant que vous l'aurez deviné. Les Algériens ont une tendance à croire qu'en France, les hôpitaux font des miracles. Beaucoup de nos malades font des pieds et des mains pour s'y faire soigner. Leurs proches se font un devoir d'exaucer ce voeu, sous peine de se culpabiliser de n'avoir pas tout fait pour la guérison de leur malade. Ce qui apparaît au premier plan de ces hôpitaux français, c'est incontestablement la partie hôtellerie. Service dans les chambres impeccable. Ambiance feutrée. Sourire à l'accueil. Tendresse même du personnel soignant. Mais au-delà, la partie devient moins visible. Les proches sont tenus à distance des blocs opératoires. C'est normal. Pourtant, c'est là que l'infection est la plus menaçante. On intube, on sonde, bistouri et autres instruments qui portent les dures bactéries en question. Même quand l'intervention chirurgicale est réussie, le risque de passer de vie à trépas n'est pas écarté. Vous auriez raison de dire que ce risque est couru dans tous les hôpitaux du monde, y compris chez nous, même si c'est à des degrés divers. Oui, mais, alors dans ce cas pourquoi ne pas rester se faire soigner dans son pays? Nos hôpitaux disposent d'équipements ultramodernes, de dernière génération. La compétence de nos médecins est incontestable. Du côté des paramédicaux, un peu plus de formation ne ferait de mal à personne. Un peu plus d'efforts aussi sur la partie hôtelière. Une plus grande discipline à imposer aux visiteurs. En un mot, c'est la logistique qui est à parfaire. C'est tout. Avec un peu de bonne volonté de tous les acteurs de notre système de santé, on peut y arriver. Tout le monde y gagnera. Le personnel soignant en respect et le malade en bien-être. Au lieu d'aller choper des infections chez les autres!
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