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L'impératif d'une solution négociée
LA CRISE SE CORSE, LES APPELS POUR UNE SOLUTION POLITIQUE SE MULTIPLIENT
Publié dans L'Expression le 29 - 04 - 2019


Les manifestants toujours fidèles aux marches
La transition démocratique présidée et gérée par une structure collégiale soutenue par la majorité est une piste qui pourrait paver la voie vers un début de sortie de crise.
Le processus politique en cours ne semble pas en train de prendre une direction qui indique que la dynamique secrétée par le mouvement populaire du 22 février sera consacrée comme option en termes d'issue salutaire à la crise qui affecte le pays à travers les institutions de l'Etat.
Les atermoiements et les tergiversations prennent de plus en plus un sens récurrent dans les agissements et les réactions des tenants du statu quo. Depuis la mise en oeuvre de l'article 102 de la Constitution qui stipule la démission du président de la République, la situation politique n'a pas depuis évolué d'un iota dans le sens de répondre aux attentes et aux aspirations de la rue qui clame depuis plus de deux mois l'exigence de changement radical du système et de ses symboles.
L'institution militaire qui a répondu en partie à l'appel de la rue en exigeant l'application de l'article 102 n'a pas été suivie par d'autres articles, à savoir 7 et 8 de la Constitution pour opérer la rupture avec le système tant décrié et pestiféré par la quasi-majorité des Algériens et Algériennes, qui continue à battre le pavé dans toutes les rues de la République.
L'imbroglio et l'opacité ont commencé à se manifester à partir de cet acte adopté par l'institution militaire qui a choisi de jouer la carte de la Constitution en se référant à son texte et son esprit, c'est-à-dire faire doter la présidence de la République d'un intérimaire durant une période courte telle que déterminée par la Constitution dans la perspective de préparer l'élection présidentielle. Cette démarche a été rejetée par le mouvement populaire dans ses marches du vendredi comme cela a été exprimé on ne peut plus clairement lors du 10e vendredi.
L'échec cuisant que vient d'essuyer le chef d'Etat intérimaire à travers son simulacre de dialogue et de consultations, a rendu la feuille de route, qui a été tracée par l'institution militaire, obsolète. L'absence, y compris des partis pro-pouvoir, qui constituaient la trame de fond du système, a fait que la démarche qui se veut comme une solution dans le cadre de la Constitution ne fait plus recette, elle est considérée comme nulle et non avenue. Malgré ce qui s'affiche comme entêtement et fixation des tenants du statu quo quant au maintien de ladite feuille de route, l'institution militaire dont les communiqués frisent parfois l'ambiguïté et l'ambivalence, sort une bribe d'une solution politique négociable comme une espèce de plan de substitution pour parer à toutes les situations qui risquent d'engouffrer le pays dans une spirale d'instabilité institutionnelle majeure.
La variante qui émerge comme piste probable et plausible quant à une issue moins coûteuse et pragmatique à la fois, est la piste d'une transition démocratique concertée qui fait que l'institution militaire doit bénéficier d'un statut prépondérant, voire déterminant dans l'accompagnement de ce processus transitionnel. Le 10e vendredi du mouvement populaire a démontré aux sceptiques que la mobilisation ne faiblit pas et que l'élan est intact, et par ricochet, les mêmes revendications et les mêmes appels se font reproduire clairement et nettement à qui veut entendre. La rue persiste dans sa démarche qui exige une transition démocratique, l'opposition essaye de nuancer la démarche à travers un mécanisme institutionnel qui permettra au pays de dépasser la situation de blocage dans laquelle il se trouve, il s'agit d'un présidium représenté par quelques personnalités nationales connues par leur intégrité et sagesse politique. Il revient à cette structure collégiale en accord avec l'institution militaire de mettre en place un gouvernement de compétences nationales qui sera en mesure d'assurer la gestion des affaires courantes et les situations d'urgence qui ont trait aux préoccupations directes des citoyens.


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