L'Union européenne se dit "préoccupée"    La direction du RCD chez Tabbou    Un Etat à décongestionner    L'AIE pessimiste pour 2020 et 2021    Ouverture de parcs d'attractions... inexistants    La Palestine accuse Abu Dhabi de trahison    FLN: L'accord de "normalisation" entre les EAU et Israël, un coup dans le dos de la cause palestinienne    14 morts et 5 blessés dans une attaque dans le Centre    L'indépendance de l'enquête remise en cause    Attia confirme sa candidature    Abeid testé positif à la Covid-19    Le recrutement de Guendouz "en bonne voie"    Cures thermales, cure corona    15 hectares détruits chaque jour à Tizi Ouzou    Arrestation d'un promoteur immobilier à Oran    Le baiser de Mahrez et le séisme de Mila et de Tipasa    DimaJazz présent malgré les obstacles    Une Algérienne met dehors ses parents au Canada    Rififi chez le Doyen    Tlemcen : Coupures répétées de courant    Cour de Tiaret : Le président et le procureur général installés    Industrie : L'Eniem augmentera le taux d'intégration d'une gamme de ses produits à 70%    E-learning... l'inévitable saut vers l'école du futur    On vous le dit    Attar l'estime nécessaire pour combler les besoins intérieurs : Le débat sur l'exploitation du gaz de schiste relancé    JSM Béjaïa : Bouledjloud convoque une AG des actionnaires    NC Magra : Le président Bennacer réclame une société nationale    La casbah au-delà du Mythe, la vie : Dar Soltane en travaux, suivez le guide    Mustapha Hadni. petit-neveu de Lechani Mohand Saïd : «Lechani était de tous les combats d'émancipation des Algériens»    UNE DIVISION CERTIFIEE    Bouira: Le procureur général et la présidente de la Cour installés    Entré en service: La wilaya attend beaucoup du 5e boulevard périphérique    Deux blessés dans un accident de la route    Agressions, trafic de drogue et le reste    Football amateur: Quelle issue pour les groupes DNA ?    CA Bordj Bou-Arréridj: Les supporters montent au créneau    Être «Président» !    Signaux d'alarme    80 logements LPA de Bir El-Djir: Le bout du tunnel !    El-Bayadh: Le doyen des facteurs n'est plus    Sahara occidental: le PAM anéantit à son tour" les illusions" du Maroc    Les donneurs de leçons s'en mêlent !    PROCHAINE BASE MILITAIRE ISRAELIENNE AUX EMIRATS : L'énième trahison    L'Autorité palestinienne annonce le rappel "immédiat" de son ambassadeur à Abou Dhabi    Le FLN et le RND ont boycotté Bengrina    TIARET : Installation des nouveaux président et procureur général de la Cour de justice    CHANGER L'ASPECT DES ZONES D'OMBRE : Djerad donne un ultimatum de 4 mois    Le premier cancer détecté chez un dinosaure soulève de nouvelles hypothèses    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ils avaient tout prévu dans leur lettre de 2017
Publié dans L'Expression le 19 - 05 - 2019

Au crépuscule de leur vie, Ali Yahia Abdennour, Ahmed Taleb Ibrahimi et Rachid Benyelles n'ont qu'un seul but: construire la nouvelle Algérie.
Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. L'Algérie de 2017 n'est pas celle de l'après-22 février. La donne a changé. Bouteflika n'est plus président, mais l'objectif n'est toujours pas atteint.
Les Algériens qui manifestent chaque vendredi par millions pour l'avènement d'une nouvelle République n'arrivent toujours pas à trouver un terrain d'entente avec le chef d'état-major, Ahmed Gaïd Salah, qui, depuis l'entame de la crise dans le pays, est le maître des horloges politiques.
Le général de corps d'armée tient au strict respect de la Constitution alors que le peuple exige le départ de tout le système, même si pour cela il doit mettre la Loi fondamentale entre parenthèse et vivre une période de transition. Hier et face à ce blocage qui n'a que trop duré, un nouvel appel au dialogue est lancé. C'est celui de trois personnalités qui, comme en 2017, ont décidé de prendre leurs responsabilités politiques et de participer au débat.
Ali Yahia Abdennour, Ahmed Taleb Ibrahimi et le général à la retraite Rachid Benyelles ont donc appelé l'ANP à l'ouverture du dialogue. En 2017, ils avaient également lancé un appel à tout le peuple, pour faire barrage au 5ème mandat de Abdelaziz Bouteflika. Dans leur lettre intitulée «Trop, c'est trop», qui avait d'ailleurs déclenché une véritable levée de boucliers, les deux anciens ministres et le général à la retraite Benyellès avaient eu le courage de dire tout haut ce que tout le monde répétait tout bas. Ils avaient alors affirmé que l'ex- président était dans l'incapacité de gouverner et que le pouvoir était donc entre les mains de sa famille et d'une oligarchie qui le détenait en otage et refusait l'application de l'article 102. «(...) le chef de l'Etat actuel, très lourdement handicapé, n'est manifestement plus en mesure de continuer à diriger le pays», avaient écrit les trois personnalités politiques.
Taleb, Ali Yahia Abdennour et Benyelles avaient choisi de dire crûment les vérités assurant que l'état d'empêchement de Bouteflika ne pouvait être déclaré en raison «des institutions qui sont aux ordres de ceux qui détiennent véritablement le pouvoir, à savoir l'entourage familial du Président et un groupe de puissants oligarques disposant des richesses du peuple selon leur bon vouloir».
L'ancien ministre des Affaires étrangères, le défenseur des droits de l'homme et le général avaient, en 2017 déjà, accusé cette oligarchie d'avoir volé l'argent du peuple et d'avoir dilapidé ses biens. «Ils ont détourné et dilapidé la manne pétrolière sans se soucier de l'avenir du pays» avertissaient ces trois personnalités politiques non sans appeler à l'unisson du peuple et au soutien de «l'Armée qui demeure encore l'institution la moins dépréciée du pays (...) d'accompagner le changement qui s'impose et de participer à l'édification d'une République véritablement démocratique».
Au crépuscule de leur vie, Ali Yahia Abdennour, Taleb Ibrahimi et Benyelles n'avaient et n'ont aucune ambition politique ou un quelconque désir d'occuper l'espace médiatique pour faire parler d'eux.
Leur but hier et aujourd'hui est d'attirer l'attention de l'opinion publique sur la situation extrêmement préoccupante que traverse le pays, et de contribuer modestement au rassemblement des forces patriotiques afin d'imposer pacifiquement l'instauration d'un régime démocratique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.