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Trois ans pour le faussaire
Publié dans L'Expression le 21 - 05 - 2019

Un vieux bonhomme a écopé d'une peine d'emprisonnement ferme de trois années, pour avoir gauchement trafiqué...
Le tribunal criminel de Bouira a condamné dernièrement, Mabrouk. A. cinquante-six ans, pour trafic de faux billets de banque, à trois années d'emprisonnement ferme et à une amende de cinquante millions de centimes.
Les faits remontent au 31 octobre 2017 et furent d'une simplicité déconcertante car la malchance joua le plus mauvais tour au faussaire le jour où il se rendit à El Adjiba (wilaya de Bouira) pour faire des achats. Il remit la somme au commerçant. Manque de pot, le «flair» et l'expérience du méfiant commerçant, malgré l'allure normale du client, firent le reste.
En effet, pour une raison inexpliquée, le brave commerçant sentit l'entourloupe.
Le futur accusé était loin de s'imaginer que c'était là le dernier voyage dans cette contrée de Bouira. Vérification faite, l'épicier s'aperçut de la malfaçon des cinq billets de mille dinars. Il alerta les gendarmes qui ne perdent jamais de temps. Deux «verderons» seront désignés pour se rendre là où le monsieur avait un local commercial car, le comble, c'est qu'il laissa toutes ses cordonnées au malin commerçant, qu'il filera aux enquêteurs. Sur place, les gendarmes procéderont à une fouille corporelle réglementaire qui permit de trouver une somme et d'autres faux billets de mille dinars. Au cours de la fouille du local, une cartouche d'encre en couleurs, servant probablement à la confection de faux billets, a aussi été découverte. Devant tant d'évidence, il ne restait plus à M.A. que de se mettre à table et raconter le méfait dans le détail. C'est la crim'.
A l'audience, ce bonhomme qui paraissait avoir soixante-cinq ans et non cinquante-six piges se morfondait et regrettait fortement d'avoir mis les pieds à El Adjiba, nom qui signifie en langue française: (la curiosité) car elle en est devenue, une.
Les membres du tribunal criminel le dévisageaient sans s'attirer son regard puisque lui, regardait la salle, comme si une réponse favorable allait lui parvenir de sitôt du tribunal.
Le son du coup de poing du juge le réveilla de son «songe» qui n'aura duré que quelques secondes et qui lui paraissaient être une éternité. Il devra faire avec les terribles termes de l'article 197 (loi n°06-23 du 20 décembre 2006) du Code pénal, termes terribles certes, mais justes car un faussaire pris la main sur les billets doit impérativement... payer et cash, SVP! «Tu commets une bêtise, tu paies souvent en espèces», dirait le procureur.
En effet, l'article en question évoque pas mal de bêtises et trace au juge la ligne à conduire devant pareilles situations. Debout,leparquetier toise longuement l'accusé plié en deux et pour cause, avant de s'exclamer devant une attentive assistance moyenne, durant cette première clémente et douce semaine de Ramadhan 1440, car, le comble, le procès s'est tenu, au mois de mai 2019 et en pleine période de Ramadhan: une affaire de faux durant le mois sacré, il fallait y penser et la programmer. «Il voulait en profiter pour les rouler dans la farine.
Résultat des courses: il a été roulé dans le «son» du blé dur. Evidemment, rendre des comptes à la société, ne suffit pas. Vous devriez en ce moment nager dans les parages pollués de la présence de Satan, supplier Allah de vous pardonner pour votre fâcheux geste, car tout compte fait, le commerçant en question était conscient et bien conscient, malgré la fatigue. Tant qu'il y aura des hommes et des femmes éveillés, toute tentative de prendre ce peuple pour ce qu'il n'est pas, est vouée à l'échec! C'est pourquoi, je réclame une peine d'emprisonnement ferme, de sept années et une amende de deux millions de dinars, pour émission et trafic de faux billets!» souffle tranquillement le procureur général, satisfait du boulot bien amené, et bien suivi par le tribunal criminel qui ne le suivra cependant pas en entier, au cours de longues délibérations.


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