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Le gouvernement pris en étau
SITUATION ECONOMIQUE DIFFICILE ET HIRAK DROIT DANS SES BOTTES
Publié dans L'Expression le 23 - 05 - 2019


Une bouffée d'oxygène pour Tidjelabine
Le retour à l'importation des véhicules de moins de 3 ans, une des rares décisions à caractère populaire qui a été prise, n'a pas réussi à sortir l'Exécutif de sa torpeur.
Chômage technique! La nomination d'un gouvernement qualifié de technocrate, ô quand bien même décrié, ne ferait sans doute pas date dans cette étape historique que traverse le pays. Constitué au forceps après la démission de l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia avec pour mission d'expédier les affaires courantes jusqu'à la tenue de l'élection présidentielle fixée le 4 juillet, fortement compromise au demeurant, il n'aura même pas réussi à tenir sa promesse phare: éviter la flambée des prix qui caractérise le mois du Ramadhan. Les mesures annoncées en grande pompe par le nouveau ministre de l'Agriculture pour éviter une flambée des prix ont incontestablement fait chou blanc. Le secteur de l'informel et son bras armé -les spéculateurs- ont mis en déroute toute la stratégie et le dispositif concoctés par les ministres de l'Agriculture et du Commerce pour les neutraliser. Un échec sur toute la ligne, retentissant. Le succès potentiel de cette opération claironnée à la cantonade aurait pu probablement réduire le déficit du capital sympathie qui fait tant défaut à cette équipe gouvernementale «Newlook» qui jusqu'à présent n'a pas fait preuve de créativité il faut le reconnaître. Le retour à l'importation des véhicules de moins de 3 ans, une des rares décisions à caractère populaire qui a été prise, avec comme objectif de faire pression sur les prix des voitures fabriquées localement n'a pas réussi à sortir l'Exécutif de sa torpeur. L'annonce de cette décision n'a pas fait long feu et semble être tombée aux oubliettes après avoir été abondamment commentée par la presse. Même le mois du Patrimoine, 18 avril 18 mai, qui représente une opportunité pour mettre en valeur les richesses culturelles, les biens matériels et immatériels du pays. Célébré à travers tout le territoire national il était par le passé accompagné de manifestations qui ont fait de lui un des événements phares de la scène culturelle. Un rendez-vous manqué, raté qui ne restera pas dans les annales d'un secteur momifié qui regorge de potentialités qui ne demandent qu'à éclater que cela soit dans le domaine du cinéma, du théâtre ou des arts plastiques...En ce qui concerne le domaine économique, le temps semble s'être figé depuis que le pays est entré dans cette impasse politique que lui a réservée l'application stricto sensu de l'article 102 de la Constitution. La crise financière que nous traversons suite à la dégringolade des prix du pétrole qui constitue la source essentielle des revenus du pays, n'a pas trouvé d'autre remède que le recours au financement non conventionnel, la réduction des importations dont les mesures prises à cet effet n'ont pas produit l'effet escompté. L'enveloppe financière qui leur est consacrée est supérieure à 40 milliards de dollars. Les réserves de changes qui sont tombées autour des 70 milliards de dollars seront à sec d'ici 2021 selon les estimations. Alors que le nouveau modèle de croissance économique annoncé avec fracas, qui doit réduire la dépendance aux exportations d'hydrocarbures joue à l'Arlésienne. Tétanisé, sans doute par les marches populaires exceptionnelles dont la principale revendication est le départ de tout le système, le gouvernement n'a pas évoqué, même du bout des lèvres, ces défis majeurs que doit relever l'Algérie. Cette Algérie de demain que ses enfants ont pris le pari de construire.


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