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L'Algérie suffoque
L'oxygène manque dans des hôpitaux complètement saturés
Publié dans L'Expression le 28 - 07 - 2021


Pitié, de l'oxygène! C'est le cri de détresse que sont en train de lancer des milliers de citoyens pour qu'ils puissent survivre à cette troisième vague de l'épidémie de la Covid-19. Car, malgré les «assurances» officielles, la disponibilité de l'oxygène médical se fait de plus en plus rare. Le personnel de la santé a tiré la sonnette d'alarme: les resserves s'épuisent alors que la demande augmente. Sur les réseaux sociaux, certains médecins racontent leur cauchemardesque garde. Ils ont dû combattre toute la nuit pour ne pas voir leurs patients suffoquer. Ils racontent des scènes horribles avec des malades qui patientent dans les couloirs dans l'espoir de voir un lit se libérer. «Les cris des familles qui perdent un proche sont, malheureusement, devenus un moment de soulagement pour d'autres. Car, ils pourront enfin être pris en charge», témoigne avec beaucoup d'émotion un praticien de la santé. L'attente de l'arrivée des ravitaillements en oxygène est, elle, décrite comme celle du jugement dernier. Epuisés, les yeux rougis, personnel médical et familles des patients scrutent nerveusement l'approche d'un camion synonyme d'espoir de survie! La terrible scène qui s'est déroulée, dimanche dernier à l'hôpital de Aïn Taya dans la banlieue, Est d'Alger, résume bien cette situation. Les images qui ont fait le tour du monde montrent des citoyens qui s'acharnent sur des bouteilles d'oxygène. Un instinct de survie! Leurs proches sont en train de s'étouffer de l'autre côté. Un tableau apocalyptique qui n'est pas unique à cet établissement hospitalier. Beaucoup d'autres, notamment ceux du Centre, sont dans la même situation. On y voit des personnes à bout de souffle dans leurs voitures en espérant qu'elles tiennent jusqu'à ce qu'elles puissent être prises en charge. Les cas les plus graves font le tour des hôpitaux de la ville dans une ambulance à la recherche de cette fameuse place. «Certains finissent par rendre l'âme sur le chemin», se désole une blouse blanche. «Même pour moi ou un membre de ma famille, il me serait quasi impossible de trouver un lit ou même une chaise dans un couloir», nous avoue avec beaucoup d'amertume un professeur en médecine d'un grand hôpital d'Alger. Il révèle qu'il a dû batailler pendant deux jours pour faire hospitaliser l'un de ses collaborateurs atteint par le coronavirus dans l'exercice de ses fonctions. Les choses sont tellement graves que beaucoup n'ont pas eu le choix que de se prendre en charge par eux-mêmes. Ils sont hospitalisés à domicile en achetant à prix fort des concentrateurs ou des bouteilles d'oxygène. 300 dinars le concentrateur, 100.000 dinars la bouteille. Les prix ne cessent de flamber alors que ces produits se font de plus en plus rares! Nous avons contacté, hier, pendant des heures les associations ou les entreprises qui prêtent, louent ou vendent ces appareilles d'oxygénothérapie. En vain! C'est la même réponse: elles ne sont plus disponibles depuis plusieurs jours. Elles soutiennent qu'une liste d'attente de plusieurs pages a été créée dans l'hypothèse d'une hypothétique arrivée de nouveaux stocks. Ce qui a provoqué d'énormes files d'attente devant les usines d'oxygène, en espérant acheter ou remplir des bouteilles. La plupart y restent des heures, voire des dizaines d'heures. Leurs téléphones ne cessent de sonner. Le reste des membres de la «smala» demandent des nouvelles. À chaque appel, c'est la même angoisse. Ils craignent la fatidique annonce: c'est bon, il est mort! Quand c'est le cas, ils fondent en larmes avant de rebrousser chemin. C'est le deuil général. Ils sont consolés par leurs amis d'infortune qui leur présentent leurs condoléances en se gardant de ne pas perdre leur place dans la queue pour laquelle ils se sont fermement bagarrés. Une situation complètement dramatique en contraste avec les déclarations des responsables des services sanitaires. Ne vivons-nous pas dans le même pays? Les professionnels de la santé s'insurgent contre le discours «faussement rassurant» de leurs responsables. Ils dénoncent, notamment, les constats positifs faits par certains directeurs de la santé publique alors que leur région est au bord du chaos. À qui veut-on cacher la réalité? Au président de la République, au ministre de la Santé, aux Algériens? On peut comprendre que l'on ne veuille pas provoquer de panique chez les citoyens. Mais dans pareil cas, ce type d' «omission» provoque l'exaspération générale. Chacun doit prendre ses responsabilités, l'Algérie est au bord de l'asphyxie...

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