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Le poète d'azeffoun publie son second roman
Yvan Tetelbom
Publié dans L'Expression le 31 - 08 - 2021

Peut-on vraiment oublier sa terre natale, celle où on est né et où on a fait ses tout premiers pas, celle où on a acquis ses tout premiers réflexes dans la vie? Cette question a bien évidemment une seule et évidente réponse: non. Mais c'est la façon dont s'exprime ce nom qui est différente d'un artiste à un autre, d'un poète à un autre et d'un romancier à un autre. Dans le cas de l'écrivain-poète Yvan Tetelbom, cet attachement viscéral à l'Algérie, à la Kabylie et à Azeffoun se dit avec des mots et des expressions puissantes, prégnantes et très poétiques. Yvan Tetelbom vient de publier son deuxième roman intitulé «Une douce sensation d'étrangeté au monde». Dans ce livre, qui vient de paraître en France, l'auteur reste profondément enraciné dans la terre algérienne et extrêmement attaché à sa terre nourricière. Yvan Tetelbom révèle que ce récit, se déclinant sous forme de roman, arpente les territoires de la philosophie, de la politique, de la guerre d'Algérie et ses conséquences, de l'intégrisme religieux, de la violence en prison, révélateur de l'effondrement de la société, de la trahison, de la conspiration, de la spiritualité, des liens indestructibles qui nous lient à notre enfance, du destin, de la liberté, de l'amour et du désir.
La mort est omniprésente
Dans ce roman, ou plutôt dans ce destin, la mort est omniprésente. Le lecteur est entraîné et bercé entre vie réelle et vies supposées où se glissent des personnages ubuesques, shakespeariens, désincarnés.
«Tous sont habités par la poésie et portés par un vent sec qui pousse l'horizon et produit des étés chauds, des hivers doux ou pluvieux lesquels remontent depuis des millénaires vers la Kabylie, à partir d'Alger, pour atteindre les cimes du Djurdjura», ajoute Yvan Tetelbom. Toujours au sujet de cette nouveauté littéraire, où la sincérité et la poésie s'entremêlent merveilleusement et harmonieusement, Yvan Tetelbom souligne qu'Albert Camus dans son essai intitulé «Le Mythe de Sisyphe», résume bien la philosophie de ce livre: «Entre la certitude que j'ai de mon existence et le contenu que j'essaie de donner à cette assurance, le fossé ne sera jamais comblé; pour toujours, je serai étranger à moi-même.».
De la poésie à la prose
Après s'être investi, durant des décennies, dans la poésie, Yvan Tetelbom est passé à la prose. Le poète-écrivain Yvan Tetelbom a vu le jour en 1947 dans la ville balnéaire d'Azeffoun, région qui a aussi donné naissance à Tahar Djaout, El Anka et El Ankis, Rouiched, Mohamed Fellag, Mohamed Hilmi et tant d'autres artistes dont la célébrité n'a d'égale que le talent.
Yvan Tetelbom est auteur à la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), compositeur mélodiste à la Société des auteurs compositeurs dramatiques (Sacd). Depuis 1985, il exerce la profession de comédien - poète «disant à voix nue sur toutes scènes de France et à l'étranger, mes propres textes». Il précise qu'il représente l'Algérie dans des
festivals de poésie à Sète, Istanbul, Ramallah. Créateur culturel en arts vivants, il organise dès 1985 des manifestations en France et à l'étranger créant au passage une maison du poème à Vallauris, Nice. C'est à l'âge de 15 ans que Yvan Tetelbom quitta la Kabylie et l'Algérie et s'exila (c'est lui-même qui parle d'exil) en France avec sa famille, au lendemain de la guerre d'indépendance, dans le dénuement le plus total. Qu'en est-il du déclic qui l'a emmené très loin dans l'univers infini de la poésie? Yvan Tetelbom raconte: «Un récital donné au théâtre d'Orléans, auquel j'ai assisté grâce à mon professeur de français lorsque j'avais 15 ans. Sur scène, il y avait un grand comédien Jean Marc Tenneberg (une sorte de Fabrice Lucchini). J'ai alors compris que j'étais fait pour ça. Après, bien sûr, il a fallu franchir le pas pour en vivre. Ça a pris du temps car on n'accède pas si facilement à un rêve. Sur le tard, j'ai décidé d'en faire un métier».
Quant à son passage de la poésie au roman, il répond: « Toute ma vie, j'ai souffert d'un mal être que je ne savais définir.
La poésie m'a permis de survivre
L'explication m'est apparue un demi-siècle plus tard. J'ai alors publié «Le prédateur» aux éditions Libre2lire, qui raconte l'histoire d'un traumatisme, suite à une agression sexuelle subie dans mon
enfance». Enfin, et concernant la rédaction de ce second roman, l'auteur souligne que l'idée est née quand il se trouvait à Paris, place Colette,sur le parvis du Théâtre de la Comédie française.
«J'attendais Maria et nos enfants, pour assister à la première de «La Tempête» de William Shakespeare. Ils n'arrivaient pas. Les portes de la salle Richelieu allaient fermer. Je me revois encore courir vers une jeune fille, les billets à la main, comme un jeune adolescent stupide. Elle s'appelait Ludmilla, et elle était russe. Qu'est-ce qui m'avait pris? Comment avais-je pu effacer si brutalement ma vie d'avant?». La suite et les détails sont ce second roman de Yvan Tetelbom dont la lecture est à la fois un régal et une thérapie, mais aussi une plongée dans une vie,qui, même tourmentée, est pleine d'espoir. L'espoir que nourrit la littérature.


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