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Le sommet des chefs d'Etat tranchera en 2022
«Israël membre observateur de l'Union africaine»
Publié dans L'Expression le 17 - 10 - 2021

«Le débat de plusieurs heures que les ministres africains des Affaires étrangères viennent d'avoir sur la question controversée du statut d'observateur accordé à Israël par Moussa Faki a mis en évidence une profonde division des Etats membres de l'Union africaine», a révélé le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger Ramtane Lamamra, à l'issue de l'examen de cette question par les MAE présents à la 39e session du Conseil exécutif de l'UA qui s'est déroulée les 14 et 15 octobre, à Addis-Abeba. Ce n'est pas une surprise dans la mesure où une trentaine d'Etats africains, emmenés par le Royaume marocain, servait de justificatif à la décision, prise sans consultations préalables, du président de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki.
Statutairement investi par le sommet des chefs d'Etat, Faki était «en droit» de prendre une telle décision mais il savait que, moralement, c'est une flèche empoisonnée dans le coeur de l'instance panafricaine. Reconduit à la tête de la Commission par le 34e sommet de l'UA en février 2021, à Addis-Abeba, au cours duquel le chef de l'Etat de la RDC, Félix Tshisekedi a hérité du poste de président, Moussa Faki pouvait manoeuvrer à loisir et donner satisfaction aux partisans de l'Etat hébreu, sachant que le Conseil exécutif ne dispose pas, faute d'une unanimité absolue sur la question, d'un pouvoir exécutoire à son encontre. La RDC fait partie de ces partisans et a pesé en faveur de la décision, en tant qu'allié du Royaume marocain. Raison pour laquelle il a été décidé de soumettre le différend au prochain sommet des chefs d'Etat qui se tiendra vraisemblablement à Dakar (Sénégal), le président Macky Sall devant succéder au Congolais, en février 2022.
La question controversée de l'octroi du statut d'observateur à Israël sera donc examinée par le prochain sommet des chefs d'Etat de l'organisation
panafricaine, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger espérant que ce «sommet marquera un sursaut salutaire d'une Afrique digne de son histoire». Lamamra a souligné que «les ministres du courant majoritaire qui ont conscience que la crise institutionnelle engendrée par la décision irresponsable de Moussa Faki tend à rendre irréversible la division du continent, ont accepté de soumettre la question au sommet des chefs d'Etat de l'Union africaine prévu au mois de février prochain...Il faut donc espérer que le sommet ne cautionnera pas une cassure irrattrapable»,
a-t-il prévenu, non sans raison. Une cassure dont les ennemis du continent et des peuples africains, dans leur ensemble, comptent bien tirer un profit conséquent, pour peu qu'ils parviennent à l'imposer.
Et Lamamra a raison de juger «regrettable que la proposition du Nigeria, élaborée avec l'Algérie, tendant à restaurer immédiatement le statu quo ante n'ait pas été acceptée par une minorité activiste, représentée par le Maroc et quelques-uns de ses proches alliés dont la République Démocratique du Congo (RDC) qui a assuré une présidence particulièrement partiale de la séance». L'histoire retiendra que l'Algérie, l'Afrique du Sud et le Nigeria, entre autres pays, ont assumé leur mission qui consiste à «défendre l'intérêt suprême de l'Afrique qui s'incarne dans son unité et celle de ses peuples». Comme elle retiendra également que les «plaidoiries de l'Afrique du Sud et de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en faveur de la juste cause du peuple palestinien ont mis opportunément en perspective l'atteinte grave portée par la décision de Moussa Faki au patrimoine historique de lutte de l'Afrique contre le colonialisme et l'apartheid».


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