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Le cartel du commerce extérieur
Surfacturations, faux importateurs et sous- facturations
Publié dans L'Expression le 27 - 10 - 2021

D'un fléau à l'autre, d'une mafia à l'autre, l'économie nationale semble demeurer toujours la proie pour les appétits voraces des barons des conteneurs et des lobbies qui ont régné en maîtres sur le commerce extérieur. Ils menacent même l'essor naissant des exportations hors hydrocarbures. Si le secteur de l'import a longtemps souffert d'une gestion mafieuse, il faut dire que celui de l'export semble faire l'objet de convoitises d'une nouvelle faune d'affairistes qui ambitionne de dupliquer et de recréer le même environnement et, le même mode de gestion qui a mené le pays au bord du précipice. Autrement dit, d'une mafia de l'import qui était constituée de faux importateurs et d'un volume de surfacturations qui a mis à genoux l'économie nationale, le secteur verra la naissance de la mafia de l'export, avec des pratiques aussi assassines, que la sous- facturation.
Un phénomène qui peut engendrer de graves et coûteuses conséquences pour le pays, dans la mesure où, en plus des pertes énormes d'entrée de devises, ces pratiques mafieuses donneront naissance à une catégorie d'exportateurs qui reproduiront les mêmes conditions et causes qui ont fait du secteur du commerce extérieur, une source intarissable pour l'oligarchie. Des retards et des obstacles pour l'économie nationale, qui fonctionnait sous le diktat d'une oligarchie devenue outrageusement puissante, grâce à l'argent sale, la corruption et la bureaucratie.
Cela étant, la lutte impitoyable contre les ramifications de la «issaba», à travers de nouvelles dispositions de lois et une stratégie de gestion essentiellement basée sur la transparence, la compétence et l'assainissement des institutions, est en besoin d'un renfoncement juridique à même de permettre la mise en place d'outils répressifs, sur le terrain. Cependant, il est clair que cette situation ne met pas en cause tous les opérateurs de l'import-export, mais il est difficile de séparer le bon grain de l'ivraie, dans la mesure où la dénonciation et les constats faits par les institutions et les départements concernés, ne suffiront pas à endiguer ces obstacles.
Il est indispensable, aux yeux des observateurs, que des décisions fortes et radicales soient prises pour permettre aux outils de contrôle de mener des actions décisives, comme cela a été le cas pour la spéculation, qui passe aujourd'hui pour un crime passible de 30 ans de prison. C'est sur ce volet, celui de la justice et de son application, que devrait s'intensifier la lutte contre ces fléaux qui entravent la mise en place d'une réelle relance économique. Celle-ci ne peut se remettre debout que sur le socle d'une législation forte, sciemment dirigée dans le sens de la destruction des passerelles et des ponts établis par les lobbys de l'import-export, au niveau des institutions et des administrations entrant dans le processus de leurs opérations. Cependant, si la lutte contre ces prénommés, doit s'intensifier, pour les éradiquer, les pouvoirs publics se trouvent devant l'impératif de trouver un équilibre entre la répression de ces actes et le maintien de l'attractivité et l'essor du secteur des exportations. Un juste milieu entre l'application des dispositions de facilitation, inhérentes à la nouvelle stratégie économique, basée sur la promotion de l'investissement, la lutte et la vigilance contre les sphères de l'argent sale.


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