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Quelles incidences régionales?
Convergence politique, entente diplomatique et rapprochement économique algéro-turc
Publié dans L'Expression le 16 - 05 - 2022


Le président de la République est arrivé, hier, à Ankara dans le cadre d'une visite d'Etat de trois jours. Le président Tebboune effectue là son 7e voyage à l'étranger depuis son élection à la tête de l'Etat. Ce déplacement, très attendu par les opérateurs économiques des deux pays, mais également par nombre d'observateurs de la scène régionale et internationale, ouvre des perspectives intéressantes sur le plan du partenariat algéro-turc, mais inscrit également Alger dans une trajectoire géopolitique certaine, au regard des défis régionaux et internationaux qui l'interpellent directement. C'est dire que le séjour ankariote de Tebboune s'insère dans une dynamique qui déborde le strict aspect bilatéral algéro-turc. Si l'objectif économique peut sauter aux yeux, sachant le poids de la Turquie au Moyen- Orient et celui de l'Algérie en Afrique, les aspects diplomatiques pèsent également dans les discussions qu'auront les deux chefs d'Etat, algérien et turc. Incontournable au Maghreb et au Sahel, Alger est un partenaire essentiel pour Ankara, qui ne cache pas son ambition diplomatique, à travers notamment son engagement en Libye et son désir de confirmer son soft power dans la région. Il reste que l'Algérie n'est pas un relais pour les Turcs, mais bel et bien un partenaire solide, puisque sa voix est très écoutée sur les questions sahraouie, palestinienne et syrienne. Le prochain Sommet de la Ligue arabe qui se tiendra à Alger, le 1er novembre prochain, avec la Palestine et la Syrie à son ordre du jour, illustre, si besoin, le rôle central que joue Alger sur des questions qui impliquent quasi directement la Turquie. Et plus que cela, l'importance que prend l'Algérie dans les retombées géopolitiques du conflit en Ukraine grâce à sa position géostratégique et ses réserves de gaz apporte la conviction, auprès de tous les diplomates de la planète, d'une influence certaine sur de nom-breux dossiers. Ce qui en fait un partenaire de taille pour la Turquie. Cela pour le fond de déplacement présidentiel. Sur le plan pratique, le programme de la visite présidentielle communiqué par la Présidence turque évoque la première réunion du Conseil de coopération de haut niveau entre les deux pays. Annoncé pour aujourd'hui, ce Conseil se tiendra sous la coprésidence du président Tebboune et le vice-président turc. Une rencontre qui place d'entrée les relations au plus haut niveau et confirme l'excellence d'un partenariat appelé à s'intensifier. Regroupant plusieurs départements ministériels, la réunion devra «faire le point sur les relations turco-algériennes», rapporte le communiqué de la Présidence turque qui note, dans la foulée, une volonté d'Alger et d'Ankara à «développer la coopération bilatérale entre les deux pays». Il sera donc question, lors du Conseil de voir comment aboutir à cet objectif. Cela pour la formalisation des liens profonds qui rapprochent les deux pays. Plus concrètement, le programme de la visite comprend une activité ministérielle assez dense. Ainsi, «des accords et protocoles d'accord seront signés», souligne le même communiqué, sans autres détails. En tout état de cause, le but d'Ankara consiste à marquer sa volonté d'édifier un partenariat économique, diplomatique et politique fructueux et solide avec Alger, à quelques mois de la célébration du 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. Partant des multiples convictions exprimées à Alger et à Ankara, le partenariat entre les deux pays est appelé à connaître un avenir radieux. Et pour cause, le concept du gagnant-gagnant trouve toute sa signification dans des projets économiques extrêmement bénéfiques pour les deux parties. Les investissements opérés en Algérie comme en Turquie démontrent le souci de l'équilibre. La même logique imprègne les relations politiques, avec un respect de part et d'autre de la zone d'influence de chaque nation. Des échanges sur des dizaines de milliards de dollars dans les deux sens conforteront à tous les niveaux un partenariat que les deux Présidents pressentent comme historique. Et ils ont raison.

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