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L'Algérie de 1988 à 1998
Livres : « Bientôt les vivants » de Amina Damerdji
Publié dans L'Expression le 09 - 01 - 2024

Avec «Bientôt les vivants», Amina Damerdji signe un roman «chaleureux et humain», mais surtout reflétant son talent littéraire indéniable. Le récit de l'auteure revient sur les années de la tragédie nationale. Mais pas que. Il s'agit de parler certes, de choses douloureuses, mais également d'en montrer de belles, celles qui résistent à toute sorte de barbarie. La trame démarre avec les événements d'octobre 1988 qui allaient signer le début d'une nouvelle ère que tout le monde, ou presque, croyait être pavées d'espoir et d'euphorie. Mais tout s'arrêta subitement. La montée en flèche de l'extrémisme islamiste allait prendre de court même les visionnaires les plus éclairés. De prime abord, le lecteur pourrait penser à un essai historique et politique plutôt qu'un roman. Mais jusque-là, il ne s'agit que du décor où se déroulera l'essentiel de la trame du roman d'Amina Damerdji. Au beau milieu de cette ambiance très violente, il y a la passion, l'espoir, la vie, tout simplement. Cette dernière est incarnée parfaitement par le personnage de Selma.
Selma ou la passion de la vie
Celle-ci vit dans la proche banlieue d'Alger. Elle n'a qu'une passion, l'équitation. Elle pratique cette activité dans un centre situé près du village de Sidi Youcef. Ce dernier fut le théâtre d'un drame des plus atroces. Nous sommes en 1997 et les mémoires gardent encore les stigmates indélébiles du massacre en question. Certes, très touchée et profondément affectée par cette tragédie, mais Selma continue de consacrer tout son temps libre au dressage d'un cheval que tout le monde craint, «tandis que les déchirements de l'histoire traversent sa famille comme toute la société algérienne». L'écrivaine réussit à restituer avec son propre style et à sa manière le contexte de l'époque et décrit minutieusement les différentes factions de cette tragédie. La romancière fait une immersion dans les milieux des camps qui s'opposaient farouchement aux islamistes. Elle parle de ceux qui en avaient un penchant. Et même de ceux qui profitaient de cette situation confuse et chaotique pour se remplir les poches. C'est dans ce contexte tragique que Selma, tout comme tous les jeunes de sa génération à l'époque, apprend à grandir. Toutefois, Selma eut la «chance» de trouver dans la relation avec son cheval et avec la nature un antidote à la violence des hommes.
«Bien que le martyre du village de Sidi Youcef éclaire d'une lumière terrible les trajectoires des divers personnages, ce roman reste constamment chaleureux et humain», résume l'éditeur.
Une imagination foisonnante
L'une des facultés littéraires d'Amina Damerdji est celle de décrire magistralement des scènes dramatiques, auxquelles elle n'a pas assisté directement. Son imagination foisonnante, conjuguée à son style d'écriture très imagé, offre une oeuvre de haute facture littéraire. Dans l'un des passages de son roman, l'auteure dépeint la trouille d'un de ses personnages au moment d'une attaque terroriste: «Aïcha courut à travers le village. Ses jambes tremblaient et son coeur battait si fort qu'il semblait vouloir sortir de sa poitrine. Elle connaissait le mot, dhabahine, (les égorgeurs)). Dhabahine, dhabahine!».
L'écrivain Amina Damerdji est ancienne membre de l'Ecole des hautes études hispaniques et ibériques de la Casa de Velazguez. Elle est chargée de recherche au Fonds de la recherche scientifique Fnrs. Son premier roman, intitulé «Laissez-moi vous rejoindre» a été publié en 2021 chez «Gallimard également.


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